ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN

→ Le 12 janvier 2018 a marqué le 1er anniversaire du dernier accord migratoire entre Cuba et les États-Unis, entériné par une déclaration conjointe.

→ Son entrée en vigueur a constitué une « étape importante dans le progrès des relations bilatérales [...] visant à assurer une migration régulière, sûre et ordonnée ».

→ L'accord a eu un impact immédiat sur la diminution manifeste des flux migratoires irréguliers.

→ Les chiffres du Département d'État indiquent que le flux total d'immigration en provenance de Cuba a été réduit de 64% par rapport à l'exercice fiscal 2016 et que le nombre de migrants irréguliers interceptés en mer a diminué de 71%.

L'adoption et la mise en œuvre de cet accord ont été conformes à la volonté du gouvernement cubain, dans l'exercice de sa souveraineté, de mettre à jour la politique migratoire actuelle et de l'adapter aux conditions du présent et de l'avenir prévisible.

→ Pratiquement cinq ans après l’entrée en vigueur de la mise à jour de la politique migratoire, annoncée le 14 janvier 2013, plus de 2,6 millions de citoyens cubains ont voyagé dans différentes parties du monde, dont plus de 896 000 aux États-Unis.

→ L'utilisation de la politique d'immigration comme une arme contre la Révolution a, par le passé, causé la mort d'innocents et porté préjudice aux peuples étasunien et cubain.

→ Cuba a fait part à Washington de sa profonde préoccupation face aux conséquences négatives des décisions unilatérales, infondées et politiquement motivées, adoptées par le gouvernement des États-Unis en septembre et octobre 2017 sur les relations migratoires entre les deux pays.

→ La politique actuelle de l'administration de Donald Trump pose une série de défis à la mise en œuvre de l'accord migratoire du 12 janvier 2017, qui peuvent avoir des implications pour la sécurité des deux pays, une situation sur laquelle les autorités nord-américaines ont été alertées.

→ Le gouvernement des États-Unis a été instamment invité à se conformer à l'obligation qui lui incombe de délivrer pas moins de 20 000 visas à des citoyens cubains souhaitant émigrer légalement vers ce pays.

→ Le maintien de la loi d'ajustement demeure un obstacle à la normalisation des relations migratoires. Le commandant en chef Fidel Castro l’a qualifiée à maintes reprises de loi « meurtrière » et « sélective », qui ne s'appliquait pas de la même manière à tous les pays du monde.

« Les décisions adoptées par le gouvernement des États-Unis au cours des derniers mois ont non seulement interrompu le processus amorcé par la décision souveraine des deux pays d'évoluer vers un nouveau type de relations, pour la première fois de leur histoire, fondées sur le respect et la coexistence civilisée, mais ont ouvert de nouveaux fronts de tension », a déclaré le président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, le général d'armée Raul Castro Ruz, lors de la dernière session de l'Assemblée nationale.