ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Photo: Jose M. Correa

« Rongés par la colère face à la décision souveraine de ce peuple de choisir son propre modèle politique », après avoir menacé récemment d’« envahir et de détruire » Cuba, le locataire du Bureau ovale et son escorte de la mort ont lancé, le 11 janvier, une sorte d'ultimatum dominical contre la Grande Île des Antilles.
Cuba, en tant que « nation libre, indépendante et souveraine », qui « n'agresse pas, mais est agressée par les États-Unis depuis 66 ans, ne menace pas ; elle se prépare, prête à défendre la Patrie jusqu'à la dernière goutte de sang ; personne ne nous dicte ce que nous devons faire ». 
Telles ont été les déclarations du Premier secrétaire du Comité central du Parti et président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, après les menaces du président étasunien Donald Trump, à travers lesquelles il prétendait intimider le peuple en affirmant : « il n'y aura plus ni pétrole ni argent pour Cuba. Zéro ! Je vous recommande vivement de parvenir à un accord avant qu'il ne soit trop tard. »
Rejetant le discours anticubain, le président de l’Île a souligné : « Ceux qui font de tout un commerce, y compris les vies humaines, n'ont aucune autorité morale pour critiquer Cuba en quoi que ce soit. (...) Ceux qui accusent la Révolution d'être responsable des graves pénuries économiques dont nous souffrons devraient avoir la décence de se taire. Car ils le savent et reconnaissent que ces difficultés sont le résultat des mesures draconiennes d'étranglement extrême que les États-Unis nous imposent depuis six décennies et qu’ils menacent aujourd'hui de renforcer. »
Le peuple cubain, « digne, courageux et héroïque », a affirmé Esteban Lazo Hernandez, membre du Bureau politique et président de l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire et du Conseil d'État, « ne cédera ni aux menaces ni au chantage. Nous défendrons la Patrie jusqu'à la victoire, toujours ».
Face à cette nouvelle agression, qui bafoue la souveraineté et l'autodétermination du peuple cubain, Manuel Marrero Cruz, membre du Bureau politique du Parti et Premier ministre, a réitéré sur le même réseau social « la conviction profonde d'être un éternel Baragua » et a exhorté à répondre comme Maceo : « Quiconque tentera de s'emparer de Cuba ne récoltera que la poussière de son sol imprégné de sang, s'il ne périt pas dans la lutte ».
Quant à Roberto Morales Ojeda, membre du Bureau politique et secrétaire à l'Organisation du Comité central, il a rappelé au gouvernement de Washington, qui se présente comme pacifiste tout en soutenant le génocide à Gaza et au Liban, qui fournit des armes pour la poursuite des conflits armés, qui est responsable d'assassinats extrajudiciaires dans les Caraïbes et le Pacifique, qui a kidnappé le président d'un pays souverain et qui répand son venin impérial sur tous les continents, que « Cuba se dresse avec fermeté. La Révolution ne connaît pas la défaite ».
 « Ceux qui lancent aujourd'hui des attaques furieuses contre la nation n'ont aucune autorité morale pour nous critiquer ». Au sujet des « graves pénuries économiques dont nous souffrons », il a souligné qu'elles font partie d'une « guerre économique qui cherche à briser ce qu'ils n'ont pas pu vaincre ».
Trump a oublié, semble-t-il, que de l'Afrique, de l'Amérique latine et d'autres latitudes où Cuba a été internationaliste dans les luttes de libération, elle n'a ramené que des martyrs et des héros.
 À cet égard, Bruno Rodriguez Parrilla, membre du Bureau politique et ministre des Relations extérieures, a affirmé : « Cuba ne reçoit et n'a jamais reçu de compensation financière ou matérielle pour les services de sécurité qu'elle a rendus à un pays. Contrairement aux États-Unis, nous n'avons pas de gouvernement qui se prête au mercenariat, au chantage ou à la coercition militaire contre d'autres États ».
Il a insisté sur le droit absolu de Cuba d'importer du carburant depuis les marchés disposés à l'exporter et qui exercent leur propre droit de développer leurs relations commerciales sans ingérence ni subordination aux mesures coercitives unilatérales des États-Unis.
Il a affirmé : « Le droit et la justice sont du côté de Cuba. Les États-Unis se comportent comme une puissance hégémonique criminelle et incontrôlée qui menace la paix et la sécurité » du monde entier.
Pour sa part, le gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela a réaffirmé, dans un communiqué, sa position historique dans le cadre des relations avec l'Île, conformément à la Charte des Nations unies et au Droit international.
Concernant le lien binational, il a insistait qu'il était fondé « sur la fraternité, la solidarité, la coopération et la complémentarité ». Et d’ajouter que les relations internationales devaient être régies par les principes du Droit international, de la non-ingérence, de l'égalité souveraine des États et de l'autodétermination des peuples.
Le dialogue politique et diplomatique est la seule voie pour régler pacifiquement les différends de toute nature, a-t-il conclu.