
Aux succès de l’Université des Sciences informatiques (UCI) obtenus en cette année 2015, s’en ajoute un de plus : l’institution a reçu le certificat qui avalise l’activité de production et le développement de logiciels avec le Capability Maturity Model + Integration – connu sous le nom de CMMI pour ses sigles en anglais, de niveau 2.
Cette reconnaissance légitime les pratiques efficaces dans la gestion de logiciels. Il existe d’autres niveaux supérieurs qui accréditent différentes qualités de la production de logiciel, mais le niveau 2 marque une étape où les caractéristiques dans la production commencent à se définir.
Pour obtenir plus de détails sur ce résultat, nous avons interrogé la Dr Miriam Nicado Garcia, rectrice de cette université.
« Quand on obtient le certificat de niveau 2, on met en évidence que la production est bien documentée, bien dirigée et bien organisée. Pour nous, il est très important qu’on s’aperçoive de l’extérieur que nous avons de bonnes pratiques. Cela garantit l’absence d’erreurs lors de l’installation d’un logiciel dans une entreprise.
« Lorsque le logiciel se met en route, il doit le faire avec une marge d’erreur très mince, parce qu’en amont il y a de bonnes pratiques dans son exécution, ce qui nous donne une grande visibilité internationale. Désormais, quand on parlera de l’UCI, on pourra commencer par dire : Université des Sciences informatiques, de processus de production certifiés CMMI et c’est est un label de qualité. »
Quel est l’impact de ce résultat dans le processus d’informatisation de la société cubaine ?
Avoir à Cuba une institution certifiée au niveau international dans ce processus productif donne de la maturité à l’informatisation de la société, car il existe une institution reconnue comme capable de produire un logiciel de qualité pour le pays et pour le monde.
À l’heure actuelle nous travaillons en vue d’une informatisation rapide et sûre de la société. C’est une étape qui permet la sécurité de l’informatisation, car lorsque l’on informatise avec de bonnes pratiques, c’est la garantie que cette informatisation réunit toutes les conditions dans sa gestion. Ces efforts ont permis au pays de gagner en notoriété, pour le grand bien de politique d’informatisation.
Souhaitez-vous obtenir des résultats similaires dans l’enseignement ou arriver à des niveaux plus élevés du CMMI ?
Certainement. Au mois de janvier de cette année, nous avons accrédité le master en gestion de projets de logiciels comme un master d’excellence.
Maintenant nous brevetons au niveau international la production de logiciels et avant la fin de l’année nous espérons accréditer le processus de formation à l’Université.
Si nous parvenons à boucler 2015 avec l’accréditation d’une partie du 3e cycle, ainsi que du processus de production et du processus de formation, 2015 serait une excellente année pour l’UCI et nous nous acquitterions de ce que nous avions prévu pour cette année.
Dans une université cubaine, il n’y a jamais de point final. Nous devons toujours créer, obtenir de meilleurs résultats, innover, agir en fonction de la société, chercher de nouvelles voies de développement. Mais je crois que cette certification a été une bonne étape et est important dans tout ce qui nous reste à faire.
Combien y a-t-il d’étudiants actuellement ?
En ce moment, nous avons beaucoup d’inscrits en première année : 1 056 étudiants et 1 700 pour les autres années, ce qui porte notre effectif à environ 3 000 dans tout le pays.
L’âge moyen des professeurs est relativement jeune. Près de 70 % ont moins de 35 ans, mais c’est une force et un défi d’associer la jeunesse à l’expérience. Beaucoup d’enseignants restent à l’université, alors qu’ils sont masters, docteurs, professeurs titulaires, auxiliaires, et notre politique, c’est de faire en sorte que les plus jeunes souhaitent le moment venu obtenir une maîtrise, un doctorat, un diplôme, qui leur donnent la possibilité de devenir de meilleurs professionnels.








