ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
La formation des futurs professionnels accorde une grande importance à la maîtrise de l’anglais langue étrangère. Photo: Alberto Borrego

DANS le cadre de la politique de perfectionnement de l’enseignement supérieur, la maîtrise de l’anglais occupe une place prépondérante, à tel point que montrer de solides connaissances dans cette langue est devenu une condition obligatoire d’entrée à l’université.

Avec pour perspective la formation intégrale de l’étudiant, depuis 2009 le ministère de l’Enseignement supérieur (MES) a mis sur pied, conjointement avec le Conseil britannique, un programme visant le perfectionnement des professeurs de langue anglaise.

Les résultats de cette formation sont déjà palpables : cette année, pour la première fois, l’entraînement à la pratique de la langue a été dirigé par des professeures cubaines, qui avaient été préalablement formées et certifiées comme conseillères confirmées.

Environ 3 000 enseignants d’anglais ont été évalués à travers les examens du TKT (système de certification international des compétences d’enseignement et de communication).

Par ailleurs, un millier de professeurs universitaires cubains de tout le pays ont participé aux conférences sur l’enseignement de la langue anglaise et aux ateliers organisés au niveau régional.

Et pour finir, ce qui n’est pas moins important, 96 professeures cubaines ont participé au Professional Award in Teacher Development et ont été formées en tant que formatrices de professeurs dans nos universités.

À propos de ce travail réalisé avec le Conseil britannique, Santiago Jorge Rivera Pérez, conseiller national pour les langues étrangères à la direction de la Formation professionnelle du Ministère de l’Enseignement supérieur, a signalé : « L’objectif de ces relations réside essentiellement dans la nécessité de préparer des professionnels dotés d’une formation intégrale leur permettant d’exercer leurs fonctions et d’avoir un impact dans les processus de développement de la société et de l’économie nationale.

« Ces relations ont eu une influence sur le perfectionnement en anglais langue étrangère dans le cadre du processus de formation de nos étudiants, ce qui aujourd’hui revêt une importance singulière, à partir de la conception des nouveaux programmes d’étude que nous envisageons de mettre en œuvre. »

Le ministère de l’Enseignement supérieur est profondément convaincu que la formation du professeur cubain se doit d’intégrer la connaissance de l’anglais, du fait que c’est la langue à la plus vaste diffusion internationale, non seulement pour faciliter les échanges universitaires avec d’autres institutions, mais aussi pour doter l’étudiant d’une formation intégrale.

L’entraînement reçu par ces enseignants se traduit en actions concrètes, tel « l’ensemble de ressources d’apprentissage qui sont disponibles dans nos universités et qui ont un rapport direct avec les tendances internationales en matière d’enseignement de l’anglais ».

Pour conclure, Rivera Pérez a signalé : « Ces considérations nous permettent d’affirmer que les relations avec le Conseil britannique peuvent apporter des éléments d’une grande utilité dans le cadre de la politique de perfectionnement de l’enseignement supérieur à Cuba, de manière générale, et à la maîtrise de l’anglais langue étrangère, en particulier. »

Le Conseil britannique est l’organisation internationale du Royaume Uni chargée des relations culturelles et des opportunités éducatives. Des professionnels des ministères de l’Éducation, de la Santé, des Relations extérieures, du Commerce extérieur et de la Culture ont participé aux cours de perfectionnement dispensés à Cuba par cet organisme.