
PINAR DEL RIO. — Favorisée par sa position géographique, l'état de conservation de ses écosystèmes et le travail exhaustif des scientifiques, la péninsule de Guanahacabibes, située dans la partie la plus occidentale de Cuba, s’est imposée comme une destination idéale pour l’observation des oiseaux.
Au cours des cinq dernières années, on a enregistré une hausse importante du nombre de visiteurs intéressés par cette option de tourisme de nature, attirés par les 221 espèces recensées sur le territoire, y compris 16 des 26 oiseaux endémiques de Cuba.
Osmani Borrego, spécialiste principal du Parc national, explique que tout au long de la péninsule, il existe quatre sites (Los Ingleses, Caleta del piojo, La Bajada et La vereda de Hoyo del Palmar), consacrés à l'observation des oiseaux, du fait du grand nombre d'espèces qu’ils recèlent.
Certaines de ces espèces sont endémiques qui constituent des raretés écologiques, comme le colibri-abeille (zunzuncito), la colombe à tête bleue, le togon, connu sous le nom de tocororo et le todier de Cuba.
En outre, un grand nombre d’espèces d'oiseaux migrateurs (environ 50) voyagent depuis l’Amérique du Nord dans le corridor du Mississippi et stationner temporairement dans la péninsule pendant les mois d'hiver (octobre à mars) ou viennent y reprendre des forces pour poursuivre leur route vers l'Amérique centrale ou l’Amérique du Sud.
Le spécialiste souligne que l'intérêt croissant pour l'observation des oiseaux dans cette région est le résultat de recherches menées pendant des années par plusieurs institutions appartenant au ministère de la Science, de la Technologie et de l'Environnement (CITMA), grâce auxquelles il a été possible de déterminer le nombre d'espèces, leurs populations, leurs habitudes, et les sites de plus grande présence.

La surveillance a également permis de connaître des espèces de rapaces migrateurs comme le naucer à queue fourchue (sorte d’épervier), le milan du Mississipi, le faucon pèlerin, qui survolent le Cap de San Antonio, que l’on ne peut capturer, à différence des autres oiseaux, a-t-il ajouté.
Pour conclure, il a signalé que depuis 2012, un festival des oiseaux migrateurs se tient chaque année à Guanahacabibes, visant à l'éducation environnementale des communautés sur la péninsule, avec des visites de zones naturelles, des expositions photographiques, des concours et des conférences, ce qui a contribué à compenser les prédations de manière significative.








