ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Le commandant en chef Fidel Castro à la clôture du 7e Congrès du PCC, aux côtés du général d’armée Raul Castro, de José Ramon Machado Ventura et de Miguel Diaz-Canel Bermudez. Photo: Estudio Revolución

IL y a exactement un an, le commandant en chef de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, déclarait lors d’une brève intervention : « Les idées des communistes cubains resteront, comme preuve que, si on travaille avec dignité et application, il est possible de produire les biens matériels et culturels dont l'humanité a besoin, mais qu'il faudra toujours se battre pour les obtenir ».

Plus loin, il interpellait les peuples sur l’importance que notre Héros national José Marti accordait à l’indépendance de Cuba, avant de souligner : « À nos frères d'Amérique latine et du monde, nous devons dire que le peuple cubain vaincra ».

Un jour comme aujourd’hui, il y a 56 ans, cette certitude dans la victoire se confirma sur les plages de Playa Giron face à l’agression impérialiste et pour la défense de la Révolution socialiste, avec Fidel au commandement sur le théâtre des opérations.

Ce même jour, il y a un an, le général d’armée Raul Castro Ruz présidait la clôture du 7e Congrès du Parti. « Il me semble convenable de rappeler que le processus de mise à jour du modèle économique que nous avons amorcé depuis le 6e Congrès n’est pas une tâche d’un quinquennat ou deux. Le cap est déjà fixé ». Et de souligner que « les cinq prochaines années seront décisives pour assurer le transfert graduel et ordonné des principales responsabilités du pays aux nouvelles générations, un processus d’une importance spéciale que nous espérons exécuter et conclure avec la tenue du 8e Congrès en 2021 ».

Sur ces cinq années, ces douze premiers mois ont confirmé les raisons sur lesquelles s’appuie la défense de notre socialisme.

À la fin de 2015, les restrictions financières découlant de la baisse des prix de nos principales exportations, ainsi que les perturbations dans les relations de coopération avec d’autres pays laissaient présager, comme on s’y attendait, une situation complexe pour l’économie. Au mois de juillet dernier, Raul attirait l’attention sur la réduction des fournitures de combustibles et l’aggravation des tensions financières, qui ont provoqué une réduction du Produit intérieur brut de jusqu’à 0,9%.

Cependant, nous, les Cubains, sous la direction de notre Parti et dans le cadre de notre socialisme, nous continuons de bénéficier de services gratuits – éducation et santé pour toute la population –, il n’y a pas eu de retour aux coupures d’électricité des années 90, et le processus de mise à jour de notre modèle économique et social a continué. Le tout en dépit du cruel et obsolète blocus économique, commercial et financier des États-Unis, qui n’a pas cédé en intensité et nous empêche toujours de réaliser des transactions en dollars, nous privant ainsi de nombreuses et d’importantes affaires en vue.

Et comme si cela ne suffisait pas, en 2016, quelques jours après la tenue du 7e Congrès, les 4 et 5 octobre, l’ouragan dévastateur Matthew a frappé l’est du pays, causant d’importants dégâts matériels. Mais ce même socialisme, irréversible dans notre Constitution et entériné dans chaque document et discours du 7e Congrès, nous a évité de déplorer la perte ne serait-ce que d’une vie humaine, et l’État socialiste – il est bon de le rappeler – a pris en charge 50% des prix des matériaux nécessaires à la reconstruction des logements des personnes sinistrées, accordant des facilités de crédit à de faibles taux d’intérêts et des délais plus longs, assumant le paiement des intérêts dans les cas de destruction totale des logements et des toitures.

Les échos du 7e Congrès ont également débouché sur des mesures, le 3, le 17 et le 27 mai 2016, visant à augmenter progressivement le pouvoir d’achat du peso cubain. Il s’’est ensuivi la mise à jour de 17 activités du travail indépendant, qui sont passées au régime d’imposition simplifié. Peu avant le Congrès est entrée en vigueur la Résolution No 6 d’encouragement salarial ajustant le paiement des salaires aux résultats productifs, et l’application de la mesure autorisant la vente en gros de gaz industriels aux modalités de travail indépendant telles que les ateliers de carrosserie, de soudage et d’oxycoupage, directement dans les unités territoriales de l’Entreprise des gaz industriels.

Comme chacun sait, à la demande du 7e Congrès, les documents historiques présentés à cette réunion, concernant notamment la Conceptualisation du modèle économique et social et les bases du Plan de développement économique et social à l’horizon 2030, ont été précédés d’un débat démocratique en profondeur au sein des organisations du Parti, de la Jeunesse, des représentants des organisations de masse et de larges secteurs de la société.

À cet égard, le 26 juillet dernier, dans son discours de clôture de cette Journée de la rébellion nationale, le deuxième secrétaire du Parti, José Ramon Machado Ventura, annonçait qu’au mois de juin de cette année 704 643 compatriotes avaient pris part aux débats, qui avaient été marqués par 359 648 interventions, dont 95 482 propositions visant, quasiment sans exception, à enrichir et préciser ces documents.

Même si tout le monde a hâte de connaître les résultats, le processus avance conformément au calendrier prévu par le Congrès. Rappelons que le mardi 27 décembre 2016, lors de la clôture de la 8e période ordinaire de sessions de la 8e législature de l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire, au Palais des Congrès de La Havane, Raul avait souligné : « Nous prévoyons de poursuivre ce débat dans les prochains mois, afin que le plenum du Comité central du Parti, conformément à la faculté que lui a octroyée le 7e Congrès, approuve définitivement les deux documents programmatiques, y compris les modifications qui résulteront de ce processus ».

Autrement dit, le 7e Congrès poursuit sa marche en avant.