ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Photo: Yaimí Ravelo

Allocution d’Homero Acosta Alvarez, Secrétaire du Conseil d’État, à la cérémonie de remise de l’Ordre de José Marti au président équatorien Rafael Correa Delgado, au Palais de la Révolution, le 5 mai 2007, « Année 59 de la Révolution ».

(Traduction de la version sténographique du Conseil d’État)

Camarade Rafael Correa Delgado, président de la République de l’Équateur,

Camarade général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres de la République de Cuba,

Illustres membres de la délégation équatorienne,

Camarades équatoriens et cubains,

Aujourd’hui nous accueillons et décorons le Président de la République sœur de l’Équateur et leader de la Révolution citoyenne, qui s’est placé à la tête de son peuple lorsque celui-ci était en quête de nouvelles voies d’émancipation pour sa patrie, et qui, alors qu’il était ministre et, face au choix éthique de servir le peuple ou le trahir, a renoncé à son poste pour fonder le mouvement Patria Altiva y Soberana (Patrie fière et souveraine), avec lequel il a vaincu les particraties, porté le peuple au pouvoir, introduit des transformations dans l’économie et la société, et modifié les bases politiques et juridiques de l’État, suscitant un énorme soutien populaire.

Avec d’autres leaders régionaux, Correa a contribué à promouvoir des espaces comme l’Unasur et la Celac, pour défendre l’indépendance de nos pays, impulser l’intégration solidaire et le développement économique et social. Par ailleurs, il a rejoint l’ALBA-TCP, un espace de concertation et d’intégration régionale.

Dans ses efforts pour préserver et renforcer les acquis de la Révolution citoyenne, il a dénoncé la voracité des transnationales et l’exploitation financière des centres de pouvoir impérialistes, il a affronté avec courage, intelligence et confiance dans la victoire une tentative de coup d’État et tout type d’actions déstabilisatrices de la part de l’opposition de droite et du capital transnational.

À son arrivée au pouvoir, il existait déjà entre Cuba et l’Équateur des liens nés d’une histoire et de rêves communs, qui trouvèrent dans la relation entre José Marti, Antonio Maceo et Eloy Alfaro leur plus haute expression. Ces liens se sont consolidés dans le sang des Équatoriens qui combattirent et moururent pour l’indépendance de Cuba, dans la profonde amitié qui unissait le commandant en chef Fidel Castro et le peintre Oswaldo Guayasamin, et dans les nombreux gestes de solidarité mutuelle entre nos deux pays, dont les preuves les plus récentes se trouvent à Santiago de Cuba, à Manabi et dans d’autres provinces côtières de l’Équateur.

Correa a transformé l’excellente relation entre l’Équateur et Cuba en un exemple de fraternité et de solidarité entre des nations sœurs qui se respectent. Jamais nous n’oublierons ses condamnations énergiques du blocus exercé contre notre pays. Il est impossible d’omettre sa défense des cinq combattants antiterroristes cubains. Nous nous souviendrons toujours de son attitude digne et courageuse contre l’isolement de Cuba, lorsqu’il refusa d’assister au 6e Sommet des Amérique.

En vertu des mérites de cet ami de Cuba et de la Révolution cubaine, de ses valeurs et de son engagement envers ses idées et envers son peuple, au service duquel nous savons qu’il continuera de lutter dans l’avenir, le Conseil d’État de la République de Cuba, sur proposition de son Président, a décidé de lui octroyer l’Ordre de José Marti, qui récompense ceux qui, comme vous, luttent pour l’indépendance, la liberté et la solidarité anti-impérialiste entre les peuples de Notre Amérique.

Par cette cérémonie, le Gouvernement et le peuple cubains réaffirment leur solidarité inconditionnelle avec le Gouvernement et le peuple équatoriens, aux côtés duquel nous serons toujours, et nous vous prions, Président, de l’accepter comme un geste sincère de respect et d’amitié envers l’Équateur.

Je vous remercie

(Applaudissements)