ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Un hommage sera rendu au Gala de la boxe cubaine au légendaire Teofilo Stevenson, triple champion olympique dans la catégorie des poids lourds. Photo: Archivo

LE mouvement sportif cubain n’est pas épargné par les entraves découlant du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba depuis plus de 50 ans par le gouvernement des États-Unis.

Jeudi 19 octobre, lors d’une conférence de presse au salon Adolfo Luque du Stade Latinoamericano de La Havane, des fonctionnaires de l’Institut national des sports, de l’éducation physique et des loisirs ont une nouvelle fois fait état des nombreux préjudices causés tout au long de ces années par cette mesure arbitraire et inhumaine dans toutes les disciplines sportives dans l’Île.

L’un des sports les plus durement touchés est le baseball, une bonne partie des équipements et du matériel nécessaires à sa pratique étant fabriqués aux États-Unis. L’impossibilité de les acquérir dans ce pays oblige les autorités sportives cubaines à les importer à travers des pays tiers, ce qui entraîne un renchérissement des coûts et des retards dans l’acheminement.

Par exemple, l’achat de chaussures de baseball à crampons 3n2 et d’autre matériel spécialisé s’est concrétisé ces derniers mois grâce à un contrat signé avec une entreprise mexicaine pour un montant de 114 489 dollars, alors que cette même acquisition aux États-Unis aurait permis d’économiser 22 789 dollars. Chaque année, 14 000 balles de la marque japonaise Mizuno sont importées pour la Série nationale, à un coût de 8 dollars l’unité, faute de pouvoir nous procurer des balles Rawlings nord-américaines à un coût de 5 dollars l’unité sur un marché plus proche.

Selon Manuel Trobajo, directeur de l’approvisionnement de l’INDER, ces dernières années, l’importation de ballons depuis les États-Unis destinés aux aires sportives a été réduite à cinq ballons par installation. « Il est très difficile d’acquérir du matériel sportif aux États-Unis pour développer notre sport à la base, pour les écoles de sport et les équipes nationales », a déclaré Trobajo, avant d’ajouter que les autres marchés sont essentiellement concentrés en Europe et en Chine, où ces articles reviennent plus chers que s’ils étaient achetés aux États-Unis.

Autre spécialité qui endure les conséquences de cette politique absurde : les activités d’échanges et de formation scientifique et sportive entre institutions étasuniennes et cubaines, ainsi que l’organisation de congrès, d’ateliers, de cliniques et autres manifestations.

À cet égard, le Dr Jorge Pavel Pino, directeur de l’Institut de médecine sportive, a signalé que malgré la complexité du nouveau scénario privilégié par l’administration du président Donald Trump, il apparaît que les centres scientifiques et sportifs des États-Unis continuent de manifester leur intérêt à travailler avec le mouvement sportif cubain dans de nombreux domaines, ce qui confirme le rejet du blocus par les citoyens de ce pays.

Au cours de cette rencontre entre la presse sportive et l’INDER, il a été confirmé la réalisation du Gala de la boxe cubaine, qui devait avoir lieu à la mise sous presse de cette édition au ciné-théâtre Astral de la capitale, et dont les moments forts seront les hommages rendus à la mémoire du leader de la Révolution cubaine Fidel Castro, du triple champion olympique Teofilo Stevenson, et au professeur et ancien entraîneur en chef de l’équipe cubaine de boxe Alcides

Sagarra.