ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
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Janvier revient avec son lot de rêves et, comme chaque année, il semble que la troupe des « barbus » entre à nouveau dans la capitale d'un pays ébranlé par l'espoir.

L'histoire vibre à chaque évocation de cette caravane de l’Armée rebelle qui traversa l’Île du 2 au 8 janvier 1959 pour entrer triomphalement à La Havane après la chute de la dictature de Batista, le 1er janvier 1959. Elle ne promettait pas de privilèges, mais la dignité pour tous et préférait, plutôt que d'annoncer des victoires définitives et illusoires, avertir qu'à l'avenir tout serait plus difficile, mais que cela en vaudrait la peine, parce que les temps seraient plus beaux.

Cuba se lança alors le défi de se laisser prendre par le mythe, d'effacer l’opprobre, la honte, et de crier dans ce paysage de rêves jamais réalisés : « Et c'est alors que Fidel est arrivé ! »

Bien qu'il fût déjà considéré comme un géant dans les sentiments de l'île, l'aube de ce 1959 plein d’espérance, sema pour toujours dans le cœur de la Patrie cet homme rebelle, adepte de José Marti, et les pigeons sur son épaule évoquèrent depuis les racines mêmes de la tradition cubaine « l'élu », le destin et, surtout, l'avenir.

Le temps implacable et encore moins l'irréalité de la mort physique n’ont rien pu faire contre cette conviction du peuple. Fidel reste entouré de colombes, et nous annonce des horizons inéluctables et réels, et nous invite à croire en eux. Multiplié dans les millions de visages d'une nation qui ne renonce pas aux particularités de son choix de société qu’elle est prête à défendre.

Chaque nouvelle Caravane de la jeunesse et l'hommage à cet événement est l’occasion de passer en revue le chemin parcouru et l’œuvre construite durant ses six décennies, et de penser à tout ce qu’il nous reste à faire.

Grâce à la force que nous offre un héritage de 150 ans de sang versé pour l'indépendance, et à la clarté d'un présent plein de défis, il ne saurait y avoir de point final, il y a des milliers de manières de faire toutes les petites révolutions quotidiennes qui constituent la Révolution.