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ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Photo: Periódico Sierra Maestra

Camarade Général d’armée Raul Castro Ruz, Premier Secrétaire du Comité central du Parti et Président du Conseil d'État et du Conseil des ministres.

Membres des familles des combattants du Deuxième Front Oriental Frank Pais, dont les restes reposent aujourd'hui sur ce site historique,

Camarades,

Une fois de plus, l'engagement éternel envers les combattants tombés nous réunit, au pied de la montagne de Micara, pour déposer dans ce Mausolée, qui conserve les restes de tant de précieux compagnons, ceux de 104 autres membres du Deuxième Front oriental Frank Pais, tombés pendant la Guerre de libération ou décédés après le triomphe.

Cette cérémonie solennelle a lieu un an après la disparition physique du leader historique de la Révolution cubaine, notre Commandant en chef Fidel Castro Ruz, qui avait conçu, dans le cadre de la stratégie d'extension des actions de l'Armée rebelle à d'autres régions du pays, la création d'un nouveau front de guérilla dans ce territoire, théâtre tout au long de l'histoire d'innombrables exploits de compatriotes qui ont combattu pour la justice et la pleine liberté des Cubains.

La décision de concrétiser ce rêve caressé par plusieurs générations de révolutionnaires attira dans ces montagnes plus d'une centaine de camarades, dont les cendres, selon leur volonté, reposeront à l'endroit où ils ont passé des moments marquants de leur vie.

Il est impossible de mentionner dans ces brèves paroles la contribution personnelle de chacun d'entre eux à l'œuvre de la Révolution, mais il ne fait aucun doute que cette contribution est désormais une partie indélébile de la glorieuse histoire de notre peuple.

Pendant la guerre de libération, ils arrivèrent nombreux dans ces contrées en tant que fondateurs du nouveau Front, en tant que combattants chevronnés de la Sierra Maestra.

D'autres se battaient déjà non loin d’ici ou se joignirent plus tard à la lutte.

Chacun d'entre eux se consacra corps et âme à la mission qui lui avait été confiée, soit en tant que simple combattant, soit dans l'exercice de hautes responsabilités à la tête d'une colonne, d'une unité ou en intégrant l’une des sections du Poste de commandement.

Six d’entre eux firent le sacrifice suprême d'offrir leur vie dans des actions ou des combats qui, comme l'a souligné le chef et fondateur de ce Front, le général d’armée Raul Castro Ruz, s’engagèrent (je cite) : « davantage avec du courage qu’avec des armes », (fin de citation) jusqu'à battre l’armée de la tyrannie, beaucoup plus nombreuse et mieux équipée que nos modestes forces de guérilla.

Les 98 autres camarades eurent le privilège de jouir de la joie de la victoire, le 1er janvier 1959, qui, comme le camarade Fidel nous en avait avertis à l'époque, n'était pas le point culminant mais le début d'une nouvelle étape de la lutte, encore plus longue, sanglante et difficile.

Ils se joignirent aussitôt à cette nouvelle bataille, désormais avec tout le peuple, car l'empire ne nous accorda pas la moindre trêve dans sa tentative de détruire le plus tôt possible cet exemple brillant de dignité et de justice, si dangereux pour leurs intérêts.

Ces camarades représentent le large éventail de compatriotes qui ont commencé et poursuivent aujourd'hui la Révolution.

Parmi eux, il y avait des professionnels d’une certaine expérience –les moins nombreux -, et une majorité de Cubains très humbles : des paysans, des ouvriers et autres travailleurs de la campagne et de la ville, dont un nombre considérable étaient totalement ou partiellement analphabètes qui, après le triomphe, et même durant cette guerre, firent un effort extraordinaire pour parfaire leur formation et être à même d’apporter une plus grande contribution à la patrie.

Nombre de ces camarades atteignirent des grades élevés dans les Forces armées révolutionnaire ou le ministère de l’Intérieur ou occupèrent des postes à responsabilité élevée au sein du Parti, du gouvernement ou de l'administration.

Et le plus important : tous, sans exception, ont été toujours là où le devoir les appelait : à Playa Giron, lors de la Crise d'Octobre, dans la lutte contre les bandits, dans les missions internationalistes et sur les nombreux autres fronts engagés durant toutes ces années.

Ils ont également apporté leur sueur, leur savoir et leur expérience à la tâche ardue et colossale de la construction du socialisme dans un petit pays, dépourvu de grandes ressources naturelles, et attaqué en permanence par la plus grande puissance militaire et économique de la planète.

Tant d’efforts et de sacrifices n'ont pas été vains. Il suffit de visiter cette municipalité, comme n'importe quelle autre dans le pays, pour constater tout ce que la Révolution a fait pour le peuple. À travers Cuba aujourd'hui, les rêves de justice pour lesquels des milliers de Cubains ont donné leur vie sont des réalités palpables, surtout dans les zones rurales, où pratiquement toutes les œuvres sociales sont nées après le triomphe du 1er janvier.

La contribution de nos frères morts au combat est présente dans chaque école, hôpital, champ cultivé et industrie construits au cours de ces 59 années.

Par ailleurs, chacune de ces réalisations est un monument à leur sacrifice, qui nous rappelle aussi l'engagement permanent de préserver ce que nous avons construit au prix de tant d'efforts.

L'exemple de leur vie est l'héritage le plus précieux pour les nouvelles générations.

Il est la preuve que les dangers et les difficultés peuvent être surmontés lorsque le défi est relevé avec courage, intelligence et détermination; lorsque le travail créatif ne laisse aucune place à l'indolence, à la lamentation et à la justification.

Ceux d'entre nous qui avons eu le privilège d'occuper un poste modeste dans la tranchée pendant de nombreuses années, nous ressentons la satisfaction de voir les Cubains d'aujourd'hui, surtout nos jeunes, tout aussi désireux de surmonter les difficultés et les dangers pour continuer à aller de l’avant.

Ils sont les protagonistes actifs et conscients des défis d'aujourd'hui, non moins difficiles que ceux des époques précédentes, alors que la Révolution continue d'avancer dans un contexte international défavorable, au milieu d'une crise économique mondiale qui s'aggrave et de la course effrénée de l'empire pour s'emparer de toutes les ressources de la planète.

Aujourd'hui, alors que la guerre économique et les campagnes mensongères et calomnieuses grossières s'intensifient contre Cuba, nous réitérons, en déposant les restes de 104 frères dans ce site si symbolique, notre engagement à rester fidèles à leur exemple, et à ne ménager aucun effort ni aucun sacrifice pour rendre notre pays de plus en plus libre, prospère et souverain.

Vive la Révolution!

Gloire éternelle à nos héros et martyrs !

Hasta la victoria siempre

Venceremos ! -