ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Goria La Riva lors d’une allocution à La Havane à la 2e Conférence internationale « Avec tous et pour le bien de tous ». Photo: Anabel Díaz

LES actions de la militante politique nord-américaine Gloria La Riva visent à tracer de nouvelles voies dans la lutte pour un monde meilleur, en soutenant les processus de changement qui se démarquent du capitalisme pour construire une société plus juste et plus inclusive.

Sa vie a été liée au Parti pour le socialisme et libération, et elle a même présenté sa candidature à la présidence des États-Unis en 2008. Auparavant, en 1994 et 1998, elle avait été nommée gouverneur de la Californie par son organisation.

Gloria La Riva assura la coordination de plusieurs manifestations contre la guerre en Irak et elle fonda, avec d'autres camarades, la coalition ANSWER (dont l'acronyme signifie Act Now to End War and End Racism) pour la défense des causes justes du monde.

« À la suite de la libération de Cinq héros antiterroristes cubains, le 17 décembre 2014, nous avons transformé notre Comité national en une organisation de solidarité pour la défense de la Révolution cubaine et de la Révolution bolivarienne au Venezuela », a déclaré cette militante à Granma International lors d’une interview exclusive à La Havane.

Elle a assuré qu’Answer milite contre la guerre et pour la solution diplomatique des conflits mondiaux, et qu’elle exige la levée du criminel blocus économique, commercial et financier exercé par les États-Unis contre Cuba.

Par ailleurs, elle a précisé qu'après le passage des ouragans Maria et Irma dans les Caraïbes, les membres de son groupe s’étaient réunis pour recueillir des fonds pour les personnes sinistrées de la région et ont mené des activités de solidarité dans des villes comme San Francisco et New York.

« Nous avons envoyé 14 000 dollars à Cuba, et nous savons que cet argent sera utilisé pour réparer les dommages causés par l'ouragan Irma dans plus de 13 provinces cubaines. Je pense que c'est une modeste contribution, mais nous avons dû nous mobiliser pour augmenter ce chiffre. Ceux qui ont contribué étaient des travailleurs, gens humbles et des couches populaires. Nous sommes très fiers d'avoir contribué à cette action de solidarité », a-t-elle souligné.

La Riva a déclaré que dans le cas du Venezuela, ils ont mené diverses activités pour faire connaître au sein du peuple nord-américain les agressions perpétrées par le gouvernement des États-Unis contre la Révolution bolivarienne. Elle a rappelé que les médias de son pays sont particulièrement négatifs à l’égard de ce pays d’Amérique du Sud et n’ont de cesse de débiter des mensonges et des calomnies dans leur campagne de dénigrement contre le Venezuela.

« Ils ont publié des articles selon lesquels les Vénézuéliens meurent de faim dans la rue et même truqué des photos pour faire croire que les malades ne reçoivent pas d'aide », a-t-elle indiqué.

En ce qui concerne la situation dans son pays, Gloria La Riva a déclaré que les États-Unis subissent les conséquences d'un Congrès dominé par les républicains, opposé à des solutions qui pourraient bénéficier aux classes à faible revenu, tandis que les démocrates se laissent distraire par le mythe de la menace de la Russie et de son ingérence présumée dans les dernières élections présidentielles de ce pays.

« Nous sommes confrontés à une offensive néolibérale, qui se traduit par des coupures dans les programmes sociaux, aux vagues de personnes expulsées leurs domiciles, à davantage de décès dus à la faim, aux mauvais services de santé et de mauvais programmes d'éducation », a-t-elle affirmée.

Pour elle, le peuple nord-américain s'éveille chaque jour un peu plus et se mobilise contre les crimes commis par la police contre les Noirs et contre une éventuelle guerre avec la Corée du Nord. « Beaucoup réclament la fin du règne de Donald Trump. Il se peut que ce président soit destitué avant la fin de son mandat, mais nous avons besoin d'un vrai changement dans le système social. Nous devons en finir avec l'impérialisme », a conclu Gloria La Riva.