Nos rêves sont en plein essor › Cuba › Granma - Official voice of the PCC
ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Photo: Estudio Revolución

(Traduction de la version sténographique du Conseil d'État)

CHER camarade Miguel Diaz-Canel, président du Conseil d'État et du Conseil des ministres de la République de Cuba,

Camarade ministre des Relations extérieures, Bruno Rodriguez,

Camarade, épouse de Diaz-Canel,

Vice-ministres, Ministres,

Ambassadeur Rogelio Polanco,

Camarade vice-président exécutif, Tareck,

Camarade Cilia Flores, Première combattante,

Vice-présidents de gouvernement présents : Castro Soteldo ;Vladimir Padrino, dont c’est l’anniversaire, mes félicitations à Vladimir Padrino Lopez (Applaudissements), il m'a rejoint à l'âge de 55 ans, mes félicitations à toi et à ta famille, ferme soldat, courageux, patriote, révolutionnaire, loyal, combattant de toutes les batailles depuis longtemps ;

Camarade Pr. Aristobolo,

Ministres, ministre des Relations extérieures,

Aujourd'hui, notre journée a été très bonne, très prometteuse. Une journée de ratification de la voie de l'union entre Cuba et le Venezuela. La ratification d'un chemin historique, le chemin de Bolivar et de ses rêves d'indépendance et de liberté pour Cuba, pour Porto Rico ; le chemin de Marti, le plus grand bolivarien du 19e siècle et de longtemps encore, celui qui sut comprendre et interpréter le projet de Bolivar – ses rêves – et qui sut l'incarner durant la période vitale de lutte qu’il lui a été donnée de vivre – un temps très bref – au grand Apôtre de Cuba et de l'Amérique, José Marti.

C'est le chemin historique que Fidel a repris depuis la Sierra Maestra et qui est devenu plus tard une réalité avec son fils Hugo Chavez. Père et fils, en effet, comme se considéraient ces deux géants. Deux géants que la vie nous a donné le privilège de connaître et de vivre auprès d’eux, de partager leurs rêves, leur grandeur et aussi leur humilité en tant que véritables leaders révolutionnaires.

C'est Fidel et Chavez qui ont fait en sorte que le chemin de l'Histoire se concrétise en un projet commun, l'ALBA, l'Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique, et c'est dans le cadre de l’ALBA que la Révolution cubaine et la Révolution bolivarienne se sont unies pour dire que l'Amérique vit, que l'Amérique se bat, l'Amérique rêve, l'Amérique a droit à l'avenir ! Oui, nous sommes ici pour ratifier ce chemin, un chemin fait de sacrifices, de travail, de martyrs, de grande Histoire, de sentiments immenses, de grande Patrie. Ce sont les sentiments qui nous animent. Nous sommes ici, enfants de Bolivar et de Marti, oui, et enfants de Fidel et de Chavez, comme nous l’avons toujours ratifié, et nous le voyons dans le général d’armée, notre frère aîné, Raul Castro Ruz. D’ici, nous adressons un salut révolutionnaire d'affection et d'admiration à Raul (Applaudissements), ainsi qu'à tout le peuple vénézuélien.

En vérité, cette visite d'État, qui est la première visite d'État que je reçois après la réélection exemplaire par notre peuple le 20 mai. Des élections exemplaires, une réélection qui a été le fruit d'un travail et d'un combat ; une victoire historique, héroïque et unique qui appartient au peuple vénézuélien.

Aussitôt après, le 20 mai, j'ai reçu un appel du camarade Diaz-Canel et le jour-même, nous avons planifié cette rencontre, la visite d'État qui a lieu aujourd’hui.

Je tiens à exprimer ma solidarité avec le peuple cubain qui a fait face aux tempêtes et aux pluies en cette saison. Nous confirmons notre solidarité, je ratifie notre solidarité active et vivante. Vice-président exécutif, veuillez prendre les dispositions pour assurer tout notre soutien et notre solidarité au peuple cubain, à notre peuple frère de Cuba qui, à cette époque de l’année, doit régulièrement faire face aux ouragans et aux tempêtes, mais toujours présent, au cœur-même de la dignité de la mer des Caraïbes.

Nous avons eu une bonne journée – je dois le dire – pour revoir toute la coopération entre Cuba et le Venezuela, toute la coopération dans le cadre de l’ALBA, toute la coopération dans le cadre de Petrocaribe. Nous avons privilégié deux principaux axes de travail : le premier, la consolidation et le renouvellement de tous les projets, missions et grandes missions, où Cuba et le Venezuela interviennent ensemble, depuis l'Accord énergétique, l'Accord intégral Marti-Bolivar, signé par le commandant Chavez et le commandant Fidel Castro en octobre, si je me souviens bien, de l'an 2000, ici même dans ce palais présidentiel, dans la salle Ayacucho.

Aujourd'hui nous sommes dans le salon Sol del Peru, le Soleil de l'Amérique, de la liberté, de Bolivar, de Sucre.

Ce jour-là, en octobre 2000, un chemin historique a été signé. À l'époque, beaucoup prétendaient qu'il était impossible de rêver d'apporter l'éducation, la culture, la santé, le sport, la dignité et la vie à notre peuple et que c'était un document plein d'utopies qui resteraient lettre morte. C’était en 2000.

Près de 18 ans plus tard, camarade président Diaz-Canel, nous pouvons affirmer que le document intégral portant la signature du commandant Fidel Castro et du commandant Chavez a donné à nos peuples de Cuba, du Venezuela et de l’Amérique la dignité, l’éducation, la culture, la santé et la vie (Applaudissements). Ce fut une grande réussite.

Aujourd'hui, nous avons confirmé une ligne de travail, camarades ministres, coopérants cubains et vénézuéliens dans les missions et les grandes missions : consolider et renouveler afin d’améliorer la mission Barrio Adentro, d’améliorer les soins de santé, ministre de la Santé, et l'apporter à notre peuple dans le quartier et dans la communauté, dans tout le territoire. Renforcer ces prestations. Renforcer la mission Cultura Corazon Adentro (La culture au cœur du quartier) et la promouvoir en tant qu’intégration de l'identité culturelle de notre peuple. Renforcer les missions sportives, en vue de la massification du sport et de la prise en charge des athlètes de haut niveau. Renforcer et relancer la Mission Miracle, en direction de l'Amérique latine et des Caraïbes, des pauvres de la Terre, comme l’affirmait José Marti. Consolider, renouveler, améliorer la coopération énergétique dans tous ses aspects, la coopération économique, commerciale, financière et touristique. Consolider, renouveler, améliorer et élargir : c’est la première ligne de travail.

Une deuxième ligne d'action, camarade Président, concerne les nouveaux projets industriels, agricoles, miniers et touristiques : la nouveauté. Dès maintenant, avec une projection d’une dizaine d’année, au moins, un plan d’une grande capacité d'action, visant à développer une base économique solide Cuba-Venezuela et l'ALBA, solide, très solide.

Nous savons que la question en suspens, la tâche en suspens de nos révolutions d'indépendance de ce siècle, c'est la tâche économique, c'est le développement économique et productif, la croissance, la création de richesses, la satisfaction des besoins matériels de notre peuple.

Nous sommes champions du monde dans la répartition des richesses et dans le domaine social, personne ne peut nous égaler. Le socialisme a démontré sa supériorité dans la sphère sociale, sa supériorité dans la sphère politique, mais le grand défi du développement intégral dans la sphère économique est toujours en suspens. Or, nous avons la connaissance, la capacité, la volonté d'avancer ensemble, dans le cadre de l'ALBA, d’avancer dans de nouveaux projets de création de richesse, de satisfaction des besoins, de développement intégral des forces productives, comme d'autres frères en Asie y sont déjà parvenus : la Chine, le Vietnam.

J'ai la conviction, camarade Président, j'ai la conviction, camarades, qu'avec la même force avec laquelle nous avons réussi à progresser dans tous les autres domaines de la vie sociale, politique et culturelle de nos peuples, nous allons aller de l’avant avec intensité dans le développement économique partagé entre Cuba, le Venezuela, l’ALBA et Notre Amérique. J’en ai la pleine confiance. Nous avons parlé en détail des erreurs commises, des insuffisances, des potentialités dans le développement de la production alimentaire, dans le développement minier partagé, dans le développement pétrolier intégral, dans le développement financier de deux pays dotés d’un potentiel gigantesque. Nous avons les bases éducatives, professionnelles, culturelles, organisationnelles pour voir une révolution économique et voir les résultats d'un miracle économique de l'épanouissement partagé, du développement de la production de la richesse et de la satisfaction des besoins matériels. Ce fut le centre de nos conversations lors de ma visite officielle au camarade président Miguel Diaz-Canel en avril et de la visite d'État qui est en cours, comme l'a dit Walter Martínez, le meilleur programme de la télévision au monde, Dossier, vous le voyez, n'est-ce pas ? Nous apprécions tous Dossier, une grande émission à la vision géopolitique et informative. Comme l'a dit Walter Martinez, nos rêves sont en plein essor, le rêve d'une Grande Amérique unie, indépendante, souveraine, digne et pacifique ; les rêves de l’ALBA renforcée et ravivée ; les rêves de Petrocaribe, relancés ; les rêves de Cuba, du Venezuela, de Bolivar et de Marti ; les rêves de Fidel, le géant, de Chavez, le géant. Comme la vie est belle ! Nous devons dire comme, le dit la poétesse : « Merci à la vie pour nous avoir tant donné », et c’est avec tout cela et avec toute cette force, c'est pour nous maintenant le temps de marcher ensemble.

Je suis très heureux, vraiment, de cette visite, de cette journée de travail.

Nous avons décerné l'Ordre des libérateurs qui reluit maintenant et brille sur la poitrine de ce jeune révolutionnaire qui a assumé la présidence du Conseil d'État et du Conseil des ministres de Cuba, lors d’un processus électoral exemplaire que seule la Révolution cubaine pouvait réaliser comme elle l'a fait : la sagesse de Fidel, de Raul, la sagesse de la direction révolutionnaire de Cuba, du peuple cubain (Applaudissements).

Et je disais au Président Miguel Diaz-Canel, camarade et frère, que cet Ordre des Libérateurs est une reconnaissance de la lutte, mais surtout c'est un engagement envers l'avenir, c'est un engagement des nouvelles générations, à qui il a été donné très tôt la responsabilité et la conduite de nos Patries (Applaudissements).

Nous nous y engageons avec l'esprit de Fidel, avec l'esprit de Bolivar, de Marti et de Chavez. Nous allons vers notre seul destin : la victoire, la victoire et la victoire (Applaudissements).

Vive Cuba ! (Exclamations Vive !)

Vive Fidel ! (Exclamations Vive !)

Vive le Venezuela ! (Exclamations Vive !)

Vive Chavez ! (Exclamations Vive !)

Et disons comme le Che depuis notre cœur : Cuba, Venezuela, Hasta la victoria siempre !

Venceremos !

Merci Venezuela !

Merci camarades !

(Applaudissements)