ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Au siège du Parti provincial, dans une salle comble, le président a partagé des idées à propos des méthodes et des styles de travail.

SANTIAGO DE CUBA. — C’est après deux journées intenses d'échanges avec le peuple de Santiago lors de ses visites dans plusieurs sites d’intérêt économique, social et idéologique que le président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a déclaré le 21 juin à un groupe de dirigeants de cette province héroïque : « Nous partons avec la conviction que (....) Santiago, comme Cuba tout entière, sont promises à la victoire».

Au siège du Parti provincial, dans une salle comble, le président a partagé des idées à propos des méthodes et des styles de travail qui devraient distinguer ceux qui, dans la Cuba d'aujourd'hui, ont la difficile, mais gratifiante responsabilité de diriger le peuple, de prendre des décisions ou de les interpréter. Il était accompagné du Premier vice-président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, Salvador Valdés Mesa, du Premier secrétaire du Parti de la province, Lazaro Exposito Canto, de la vice-présidente du Conseil d'État et présidente de l'Assemblée provinciale du Pouvoir populaire, Beatriz Johnson Urrutia, ainsi que de plusieurs ministres et vice-ministres.

« Nous emportons avec nous beaucoup d'expériences de travail, des choses qui, à mon sens, doivent être socialisées au niveau du pays et qui doivent être mises en œuvre avec un impact élevé sur l'économie locale, avec un impact élevé sur la population », a déclaré le chef de l'État en faisait une évaluation sa visite.

Parlant des directives nécessaires pour le travail, le président a déclaré que l'intervention du général d'armée et Premier secrétaire du Parti communiste, le camarade Raul Castro Ruz, lors de la session constitutive de l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire dans sa 9e Législature, est un discours programmatique : « Il y a beaucoup de questions qui doivent nous conduire à la manière dont nous devons agir dans les conditions actuelles », a-t-il affirmé.

En quittant le bâtiment au terme de la réunion, le Président a été acclamé par le peuple qui l’attendait depuis des heures pour le saluer.

Le président a ensuite rappelé que l'un des sujets largement abordés dans le discours du Premier secrétaire du Parti a été la politique des cadres. Raul a souligné alors la nécessité de la participation des femmes à des postes de direction importants et nous a livré des réflexions précieuses sur l'attitude qui doit caractériser ceux qui assument une responsabilité, quelle qu’elle soit.

Diaz-Canel a souligné que l'une des principales qualités qui doit définir un dirigeant cubain est « la sensibilité face à tous les problèmes que le pays traverse, et surtout la sensibilité et le dévouement pour apporter des solutions aux problèmes des gens ».

« Nous ne pouvons pas tarder à donner des réponses, et nous ne pouvons pas tarder à apporter des solutions. Il faut donner une solution à tout ce qui a une solution, afin de ne pas accumuler les problèmes, de ne pas accumuler les malentendus, pour que les gens ne soient pas désorientés par les choses qu’ils sont en train de vivre et par la manière dont ils sont traités », a ajouté le président.

Il est très important, a-t-il souligné, de s'occuper des réclamations de la population, de ses insatisfactions, et que le lien avec les gens avec la base soit le principe fondamental de travail.

Un autre principe incontournable, selon le président, est le contrôle systématique des programmes essentiels qui décident de la vie économique, sociale et idéologique du pays, et que dans tout ce que nous faisons, ce soit la volonté d'échanger avec la population qui prévale.

Le président du Conseil d'État et du Conseil des ministres a fait référence à environ 18 programmes importants pour Cuba, qui ont été identifiés et définis de telle sorte que le travail de toutes les entités concernées puisse être conjugué. Il a également souligné l'importance d'expliquer avec transparence tout ce qui est réalisé, car il s’avère très positif que la société sache ce que le pays entreprend. « Il s’agit d’un style de travail qui n'est pas nouveau, car il fait partie des enseignements de Fidel et Raul », a-t-il indiqué.

La reddition de comptes, sans complaisance, des organismes et des entités à tous les niveaux, la systématicité, tout faire du mieux possible, pour que les résultats soient durables, ont été d’autres principes expliqués par le chef de l’État qui, évoquant la durabilité, a cité en exemple la façon dont les habitants de Santiago ont fait revivre de nombreux sites sans perdre de vue le fait qu'ils devront perdurer.

« Si nous réhabilitons un centre, il doit être de meilleure qualité que le précédent ; si nous construisons des maisons, ce doit être de meilleures maisons que celles que les gens avaient auparavant », a-t-il dit. Les économies et la conception soignée des investissements ont été d'autres principes mis en exergue par le président.

Au sujet des problèmes existants, il a déclaré qu’il fallait s'habituer au fait qu'aucun n'est simple, de sorte que la solution ne viendra pas d’une seule variante, d’autant plus que personne ne détient la vérité absolue, qui naît de la réflexion et de la pratique de beaucoup de gens.

Les dirigeants doivent chercher des espaces pour communiquer avec la population et le faire honnêtement, avec sincérité en cherchant où sont les problèmes, les obstacles, a signalé le président, qui a également insisté sur la nécessité de créer la culture – pour trouver des solutions – de faire appel à des outils tels que la recherche scientifique et l'innovation.

Le pays est appelé à vivre des moments de la plus haute importance sur le plan idéologique, a déclaré Diaz-Canel, en évoquant le processus de réforme constitutionnelle qui comprendra un débat populaire visant à perfectionner le pré-projet qui sera présenté par la commission actuellement, présidée par le général d’armée. « Nous devons être actifs dans la promotion de ce débat, qui devra décider des perfectionnements à apporter à la proposition », a-t-il dit.

La célébration du 26 juillet, la commémoration du 150e anniversaire du début de nos guerres d'indépendance et l’attente d’un autre anniversaire de la Révolution ont été signalées par le chef de l'État comme des motivations incontestables pour le peuple de Santiago et pour tous les Cubains en général. Ressentir ce que signifient ces dates, a dit Diaz-Canel, sera beaucoup plus que compter les anniversaires : cela devrait nous appeler à réfléchir sur nos racines, sur notre identité et sur les raisons de chaque bataille.

En quittant le bâtiment au terme de la réunion, le président a été acclamé par le peuple qui l’attendait depuis des heures pour le saluer. Avant de partir pour d'autres tâches, il a traversé l'avenue pour saluer la foule de Santiago qui lui a réitéré son engagement et son soutien à la Révolution. « J’ai confiance en vous », lui a lancé quelqu’un. La visite de Diaz-Canel s’est achevée au milieu de la chaleur torride et des vivats, dans l'attente d'autres rencontres à venir.

La journée avait commencé par une visite du président au nouveau terminal portuaire en construction dans la province. Accompagné du ministre de la Construction, René Mesa Villafaña, et d'autres dirigeants, Diaz-Canel a pu constater que 75% des travaux de ce terminal polyvalent étaient achevés.