ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN

À l'issue de la visite gouvernementale à Granma, le président et le Premier vice-président du Conseil d'État et du Conseil des ministres ont conduit, le 28 juin, une réunion de bilan, d’information et de réflexion avec les principaux dirigeants politiques, gouvernementaux et administratifs de cette province de l’est du pays.

Lors de l'examen des résultats des principaux indicateurs socioéconomiques du territoire, des stratégies ont été convenues pour corriger et favoriser la mise en œuvre de divers programmes prioritaires, tels que la production locale de matériaux de construction, la collecte de recettes supplémentaires pour ramener le déficit budgétaire à zéro, la revitalisation des industries, l'élimination des chaînes d’impayés et la relance de l'investissement constructif, du logement, ainsi que l’amélioration de l'approvisionnement en eau.

Après avoir fait part de la situation commerciale et financière complexe que connaît le pays en raison de facteurs externes, Diaz-Canel a insisté sur la nécessité d’axer les efforts sur la correction des défaillances internes et d'exploiter toutes les réserves productives aussi efficacement que possible.

Il a critiqué les faiblesses qui subsistent dans la planification des entreprises, qui conduisent souvent à l'adoption de plans trop conservateurs, qui génèrent alors des profits excessifs et trompeurs ; un aspect qui pourrait être corrigé dans la seconde moitié de l'année. Il a appelé à concevoir des plans pour 2019 permettant d’utiliser au maximum le potentiel local.

« Nous devons également veiller à ce que le plan territorial prenne en compte les intérêts du pays, sans pour autant négliger le développement territorial », a-t-il souligné, avant de citer les exemples de l'inclusion nécessaire exigée par le début de la construction de la Polyclinique 1, à Manzanillo, ou les travaux de l'hôpital pédiatrique de Bayamo.

Le président a souligné l'urgence d'appliquer le raisonnement macroéconomique du pays à l'analyse dans chaque entreprise, et dans cette relation briser certains mythes tels que la préférence à l'importation parce qu'il est plus coûteux de produire dans l'industrie nationale.

« Si nous ne commençons pas à le faire, nous ne trouverons jamais un moyen efficace de produire chez nous », a souligné Diaz-Canel, en citant le cas de l'usine d'accumulateurs de Manzanillo comme un exemple clair d'une industrie nationale qui a besoin d'une réanimation urgente.

Les exposés de plusieurs ministres et vice-ministres ont fait état des principales actions menées par secteur dans la province de Granma, principalement dans les domaines de la construction, des ressources hydrauliques, des communications et de la gestion économique dans le commerce.

Diaz-Canel a souligné trois éléments qui constitueront des lignes directrices dans les méthodes de travail destinées à renforcer les relations entre le gouvernement central et les gouvernements provinciaux : une meilleure articulation des cadres avec la base, la systématisation des contrôles périodiques et la création de plus d'espaces de débat, ainsi que la responsabilisation des cadres et des institutions à tous les niveaux, du niveau municipal au niveau national.

Le Président cubain a passé en revue les différentes motivations historiques (26 juillet, 10 octobre, 60e anniversaire de la Révolution) qui encouragent Granma à mieux travailler pour son progrès et son bien-être, et il a remercié les innombrables expressions de loyauté à l'héritage du commandant en chef, les salutations affectueuses envoyées au général d’armée Raul Castro, et la possibilité chaleureuse qui lui a été donnée d'établir un dialogue direct avec le peuple pendant ces deux jours de visites dans la province, au cours desquels il a été accompagné en permanence par Federico Hernandez, Premier secrétaire du Parti à Granma, et Manuel Sobrino, président de l'Assemblée provinciale du Pouvoir populaire.

« L'engagement de ces peuples est profondément ancré dans sa tradition de lutte, de l’assumer comme une conviction, avec responsabilité et engagement, parce qu'il est le berceau de la Révolution. La victoire de Granma, c’est celle de Cuba », a-t-il conclu.