ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Le blocus constitue une violation massive, flagrante et systématique des droits humains de tout le peuple cubain, et un acte de génocide au sens de la Convention de 1948 pour la Prévention et la Répression du crime de génocide. Photo: Juvenal Balán

Lorsque le bulletin météorologique annonce qu’un ouragan se profile à l’horizon comme une menace pour l'Île, tous les Cubains commencent à s'inquiéter. Même si les mesures adoptées par la Défense civile garantissent la préservation de la vie humaine et des ressources matérielles, chacun sait que les forces des vents et l'intensité des pluies sont impitoyables.

Chaque phénomène naturel qui nous frappe laisse derrière lui une traînée de dégâts qui doivent être réparés le plus rapidement possible. De ce fait, certains plans sont interrompus pour laisser la place aux travaux de redressement du pays. Cependant, l'État ne peut pas avancer aussi vite qu'il le souhaiterait.

Pour ne citer qu'un exemple, les dégâts causés par l’ouragan Irma ont dépassé 13 milliards de pesos, concentrés notamment dans le secteur du logement, les centres de santé, l'éducation, l'agriculture, l'infrastructure hôtelière et les routes.

Et pourtant, – et paradoxalement – le principal obstacle au développement de toutes les potentialités de l'économie cubaine n'est pas lié aux phénomènes naturels, mais à une façon immorale de faire de la politique : le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en près de 60 ans, le système de sanctions unilatérales le plus injuste, le plus sévère et le plus long qui ait été appliqué contre un pays a causé à l'Île des dommages s'élevant à 933, 678 milliards de dollars. Du mois d’avril 2017 au mois de mars 2018, le préjudice financier a été de 4, 321 milliards de dollars

Loin de renoncer à son application, l'administration des États-Unis renforce cette politique immorale.

LE BLOCUS

  • Constitue un frein à la mise en œuvre aussi bien du Plan national de développement économique et social du pays que du Programme de développement durable à l’horizon 2030.
  • C'est le principal obstacle au développement des relations économiques, commerciales et financières de Cuba avec les États-Unis et, en raison de son caractère extraterritorial, avec le reste du monde.
  • Le gouvernement des États-Unis a imposé un recul sérieux aux relations bilatérales avec Cuba, à la suite de la signature par le président Donald Trump du «  Mémorandum présidentiel de Sécurité nationale sur le renforcement de la Politique des États-Unis envers Cuba », le 16 juin 2017, qui approuvait parmi ses objectifs le renforcement du blocus contre l'Île.
  • En novembre de la même année, les Départements du Commerce, du Trésor et d'État ont émis de nouvelles réglementations et des dispositions en vue de la mise en application de ce document.
  • Ces mesures ont restreint davantage le droit des Nord-Américains de se rendre dans notre pays et ont imposé des entraves supplémentaires aux possibilités limitées du secteur des affaires de ce pays à Cuba, en établissant une liste de 179 entités cubaines avec lesquelles les institutions et les personnes physiques ou morales nord-américaines n'ont pas le droit d'effectuer des transactions.
  • Les nouvelles sanctions à l'encontre de Cuba ont entraîné une baisse significative des visites en provenance des États-Unis et ont créé des obstacles plus importants aux relations économiques et commerciales entre les entreprises cubaines et les partenaires potentiels des États-Unis et de pays tiers.
  • Ces mesures touchent non seulement l'économie d'État cubaine, mais aussi celle du secteur non étatique.
  • La traque permanente des transactions financières cubaines et des opérations bancaires et de crédit avec Cuba à l'échelle mondiale s'est intensifiée, ce qui a causé de graves dommages à l'économie du pays, notamment aux activités commerciales des entreprises nationales et aux banques dans leurs relations avec les banques internationales. (Rédaction nationale)

Source : Rapport présenté par Cuba en vertu de la résolution 72/4 de l'Assemblée générale des Nations Unies, intitulé « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d'Amérique ».