ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Première Une du quotidien Granma, paru le 4 octobre 1965 ; la veille, le commandant en chef Fidel Castro avait présenté les membres du Comité central du Parti communiste de Cuba, lu la lettre d'adieu du Che, et annoncé la création de ce journal. Photo: Granma

« La question du rôle dirigeant du Parti communiste dans notre société, auquel nous ne renonçons pas, et qui est soutenu par la majorité de la population, est liée à des raisons historiques, et parfois cette réalité cubaine n'est pas comprise, car il s'agit toujours de pointer du doigt la position du Parti, ou de considérer le rôle du Parti communiste de Cuba au sein de notre société comme un parti électoral, alors que dans les conditions à Cuba, le Parti n’est pas un parti électoral, il est ancré dans des racines historiques. »

 « José Marti fonda le Parti révolutionnaire cubain, qui est à la base de ce qui est aujourd'hui le Parti communiste de Cuba d'un point de vue historique, et non en cherchant un parti pour les élections. Marti fonda un parti pour lutter et mener la révolution qui donnerait l'indépendance et la souveraineté au pays sur la base de l'unité, un parti totalement ouvert et démocratique au service des intérêts de la majorité en fonction de l'indépendance et de la souveraineté et qui n’offrirait pas de possibilités de rupture, de désunion. »

« Dans notre histoire, la question de l'unité, de l'unité nécessaire, est très marquée et sensible. Si l’on passe en revue notre histoire, on peut constater que lorsque nous avons eu des ruptures dans l'unité, lorsque l'unité a été brisée, nous avons essuyé des revers et des échecs. »

« La Révolution triomphe grâce à la convergence de différentes forces, Fidel unit ces forces, les amène dans un long processus, dans les premières années de la Révolution, à l'unité au sein du Parti Communiste de Cuba, si bien que le Parti Communiste de Cuba n'est pas un parti électoral, c'est un parti de révolution, c'est un parti du peuple, c'est un parti pour réaliser l'unité. »

« Je suis convaincu que l'ennemi de la Révolution cubaine sait que son principal objectif pour vaincre la Révolution doit être de fragmenter notre unité et c'est dans cette direction que sont dirigées ses principales propositions de subversion. »

Fragments de l’interview accordée par le président cubain Miguel Diaz-Canel Bermudez à la journaliste Patricia Villegas, présidente de TeleSur.