
Il y a plus de 50 ans, le gouvernement des États-Unis a imposé à Cuba le système de sanctions unilatérales le plus injuste, le plus sévère et le plus long ayant été appliqué contre un pays. Au cours de la dernière année, le président Donald Trump a encore durci cette politique.
Les progrès dans les relations bilatérales réalisés sous l'administration de Barack Obama, ont connu leur premier revers lorsque le président actuel de ce pays a signé, le 16 juin 2017, le « Mémorandum présidentiel de sécurité nationale sur le renforcement de la politique des États-Unis envers Cuba ». Le texte entérine, parmi ses objectifs, l’intensification du blocus économique contre l'Île.
Dans cette même perspective, en novembre de la même année, les Départements du Commerce, du Trésor et d'État de ce pays ont publié de nouvelles règles et dispositions pour la mise en application du Mémorandum. Ces mesures ont limité encore davantage le droit des citoyens nord-américains de se rendre à Cuba et les possibilités pour le secteur des affaires de ce pays de faire des affaires sur l'Île.
À cette fin, ils ont établi une liste de 179 entités cubaines avec lesquelles il est interdit aux institutions et aux personnes physiques ou morales étasuniennes d'effectuer des transactions.
Les conséquences de ces mesures ont entraîné, au cours de l'année écoulée, une diminution du nombre de visites en provenance des États-Unis et ont créé de plus grands obstacles aux relations économiques et commerciales des entreprises cubaines avec d'éventuels partenaires nord-américains et de pays tiers.
L'application extraterritoriale de sanctions unilatérales a eu des répercussions sur les relations financières et de crédit internationales de Cuba, ce qui a porté préjudice à l'économie du pays et aux activités commerciales des entreprises et banques nationales dans leurs liens avec le système financier international.
À cela s'ajoute une rhétorique de plus en plus agressive et irrespectueuse, qui suscite la méfiance et l'incertitude au sein des institutions financières, des entreprises et des fournisseurs étasuniens en raison de la crainte réelle d'être pénalisés pour leurs relations avec Cuba.
Le blocus économique, commercial et financier constitue le principal obstacle à l’épanouissement de toutes les potentialités de l'économie cubaine. Il ralentit la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social du pays, ainsi que de l’Agenda 2030 et de ses objectifs de développement durable, approuvés en septembre 2015 par l'Assemblée générale des Nations Unies.
Au cours de l'année écoulée, le blocus a causé à Cuba des pertes de l'ordre de 4 321 200 000 dollars. Ces chiffres, ajoutés aux dommages enregistrés au cours des presque 60 ans d'application de cette politique unilatérale contre l'Île, atteignent le chiffre astronomique de 933,678 milliards de dollars de pertes, compte tenu de la dépréciation du dollar par rapport à la valeur de l'or sur le marché international.
Le blocus constitue une violation massive, flagrante et systématique des droits humains du peuple cubain et un acte de génocide au sens de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1948. Il viole la Charte des Nations Unies et le Droit international, et constitue un obstacle à la coopération internationale.
Comme chaque année, Cuba soumettra le 31 octobre aux Nations Unies son rapport sur ce sujet afin que les États-Unis se conforment aux 26 résolutions adoptées par la communauté internationale dans le cadre de l'Assemblée générale de l’ONU et mettent un terme à cette politique criminelle.





