ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Le président nicaraguayen Daniel Ortega Saavedra a condamné les politiques interventionnistes contre son pays. Photo: Juvenal Balán

RENFORCER l'unité, la solidarité et la coopération a été le dénominateur commun des interventions des présidents, chefs de gouvernement et délégations lors de la session inaugurale du 16e Sommet ALBA-TCP, tenu dans le salon du protocole d’El Laguito, à l’occasion du 14e anniversaire de cette structure intégrationniste en Amérique latine et dans les Caraïbes.

La proposition de créer une zone de développement économique pour la région latino-américaine avec une pensée intégrationniste, coopérative et prospère, a marqué le discours de Nicolas Maduro Moros, président de la République bolivarienne du Venezuela.

« Si nous étudions ensemble et assumons la proposition d'introduire la cryptomonnaie ou une autre monnaie, je suis sûr que l’ALBA aura trouvé un merveilleux instrument pour renforcer sa banque, et il en résultera une croissance économique et commerciale de les pays membres de l'organisation », a déclaré le président vénézuélien.

Pour lui, la seule façon de sortir des pénuries, de la pauvreté et du sous-développement est d'avancer vers la construction du socialisme en créant un système économique basé sur une pensée intégrationniste et latino-américaniste. À cette fin, il a proposé la Bolivie comme pays conducteur des stratégies économiques, car elle a su consolider une économie efficace au cours des dernières années.

Il faut reprendre le Conseil économique de l’ALBA et qu'il soit conduit par la patrie d'Evo Morales, un pays qui a obtenu une croissance économique importante, a souligné Maduro. Son discours a eu pour fil conducteur l'appel à l'unité pour concevoir tous les plans sociaux au profit des peuples d'Amérique latine. Il a appelé à la poursuite des programmes entrepris dans les domaines de l'éducation, de la santé, de la culture et des sports.

Il a évoqué la naissance de l'ALABA-TCP, avec l’accolade chaleureuse entre le commandant en chef Fidel Castro et le président vénézuélien Hugo Chavez en 1994, et il a souligné qu'ils ont su transformer un rêve en réalité pour apporter une vision collective et anti-capitaliste aux peuples du Sud.

Il a rappelé que l'Alliance bolivarienne pour les peuple de Notre Amérique a su enterrer la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA, un projet colonialiste visant à accentuer la dépendance des pays du Sud vis-à-vis des États-Unis et qui aurait apporté plus de calamités et de privations aux peuples d'Amérique latine.

Il a rappelé que la ZLEA avait vu le jour lors du 1er Sommet des Amériques en 1994, dans la ville de Miami, en Floride, auquel tous les pays du continent américain avaient participé, sauf Cuba. Ce projet aurait été accompagné d’une ouverture des frontières, de la suppression des tarifs douaniers, d’une augmentation des privatisations, et les peuples auraient été privés de leurs garanties sociales pour une vie pleine.

« Lorsque nous nous retrouvons aux réunions de l’ALBA, nous nous sentons entre frères. Nous ressentons que Fidel est vivant et présent, nous sentons la force de la Révolution sandiniste et ses années de résistance. Nous ressentons les 500 ans et plus de la lutte des frères boliviens dans le sud, de la force rebelle caribéenne de dignité et de courage. Cette force est devenue l’œuvre concrète et d’action dans les politiques de nos gouvernements », a déclaré le chef d’État.

POUR LE RESPECT DU DROIT DES PEUPLES

Le Premier ministre de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Ralph Gonsalves, a soutenu la proposition du Venezuela concernant la promotion de nouvelles formes de commerce entre les pays membres de l'Alliance, soutenues par un système de paiement différent. Il a affirmé que lorsque les États-Unis imposent des sanctions économiques à la patrie de Bolivar, elles nuisent à presque tous les pays des Caraïbes qui ont des accords actifs pour l'approvisionnement en pétrole et d’autres ressources naturelles.

Il a également proposé la création d'une organisation qui inclurait les pays africains et d’autres d'Amérique latine, pour faire avancer des démarches progressistes et conclure des accords commerciaux fructueux pour tous les pays. Ceci permettrait de constituer un front d'opposition au capitalisme monopoliste d'État des pays développés.

« J’ai observé la situation actuelle du monde, l'hégémonie du capitalisme monopoliste et son cortège de contradictions. Les peuples de ces pays développés se sont révoltés et ne veulent pas d’un gouvernement à l'ancienne. Ces gouvernements ont été confrontés au dilemme de ne pas avoir d'autre façon moderne de gouverner », a signalé le dirigeant caribéen.

Il évoqué, à titre d’exemple, la force acquise par les mouvements sociaux aux États-Unis, en France et au Royaume Uni, qui ont empêché l'avancée du néolibéralisme, porteur de lois qui empirent la vie des peuples des pays développés. Il a reconnu parmi les succès de l’ALBA le fait qu'elle ait aussi empêché une intervention militaire au Venezuela, car le gouvernement de la Maison-Blanche n'a pas atteint le consensus souhaité au Sommet de l'Organisation des États américains qui s’était tenu à Cancun, Mexique, en 2016.

Il a également exprimé sa conviction que le peuple vénézuélien résoudra ses problèmes internes par le biais de ses institutions, sans aucune intervention militaire ou autre. Il a ajouté que le droit des peuples d'élire leurs gouvernements, conformément à leurs propres souhaits et intérêts, doit être respecté, que cela plaise ou pas aux pays impériaux ou hégémoniques.

Dans plusieurs parties de son discours, il a rappelé l'héritage de Fidel Castro et d’Hugo Chavez, qui ont transmis une vision futuriste, générant des initiatives qui ont profité aux démunis du continent. « Il y a des choses simples que nous pouvons mettre en œuvre. Fidel nous l’a appris avec le projet social construit à Cuba, qui a réussi grâce à son esprit visionnaire et pratique », a indiqué Gonsalves.

Evo Morales Ayma a partagé ses réflexions sur l'importance du maintien de la paix. Photo: Juvenal Balán

Il a également proposé de trouver des moyens d'unifier les ressources dont dispose chaque pays et pouvant servir le bien commun, comme c'est le cas du transport maritime et aérien. « Nous ne pouvons pas faire du commerce de biens et de services tant que nous n'aurons pas résolu ce problème », a-t-il ajouté.

« Il est actuellement impossible d’élargir les échanges du fait de l’absence de connexion entre les zones géographiques, ce qui influe sur la séparation entre le politique et l'économique », si bien qu’il a appelé chaque gouvernement de l'organisation à mettre à la disposition des autres les biens susceptibles d’être échangés.

« Nous devons rechercher certains liens substantiels et unir nos esprits. Nous devons informer sur les ressources à utiliser efficacement, notamment les navires et les avions », a ajouté le président de La Grenade, qui s’est félicité de la possibilité d'un consensus pour une éventuelle candidature de ce pays des Caraïbes en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU.

LE CAPITALISME NE CONÇOIT PAS LA SOLIDARITÉ

Pour sa part, l'ambassadeur haïtien Lesly Luis Merino a commencé son intervention en remerciant Cuba et le Venezuela pour l'aide désintéressée apportée à son pays après le séisme de janvier 2010 et dans la lutte contre la grave épidémie de choléra qui a frappé sa population. « En Haïti, nous n'avons jamais vu une coopération aussi merveilleuse pour le peuple. Grâce à elle, nous avons mis en œuvre des programmes qui profitent au peuple haïtien », a souligné le diplomate.

Quant au président du Nicaragua, Daniel Ortega Saavedra, il a évoqué l'histoire des grands conflits de l'Humanité causés par l'égoïsme du capitalisme, qui ne conçoit pas la solidarité.

« Cette rencontre, à l'occasion du 14e anniversaire de l’ALBA, nous apporte une valeur qui a été présente dans la lutte des peuples tout au long de l'histoire de l'Humanité, la lutte pour la liberté et la justice, qui est finalement une lutte pour la paix », a affirmé le président nicaraguayen.

Il a rappelé que le principe de solidarité est présent dans toutes les étapes héroïques de l'Humanité, même dans les batailles des gladiateurs de la Rome antique, avant de signaler qu'en ces temps où l'esclavage n'a pas disparu et où la tyrannie du capitalisme mondial est imposée, les pratiques des peuples pour étendre et recevoir des aides continueront à augmenter.

« Le capitalisme n’a que faire de la solidarité, il est par nature égoïste. Dans cette attitude égoïste, il fait tout son possible pour amasser, dominer et se développer. Les capitalistes vont jusqu’à s’entretuer », a souligné le président Ortega, qui a ajouté que face à cette attitude mondialisée, la seule alternative est la cohésion militante des organisations, partis et gouvernements.

Ortega Saavedra a qualifié les politiques interventionnistes contre le Venezuela, la Bolivie et Cuba d’actes criminels contre l'Humanité, et il a notamment mentionné le durcissement du blocus économique, commercial et financier des États-Unis contre Cuba, malgré les résolutions adoptées par la grande majorité des membres de l'Assemblée générale des Nations Unies, exigeant la cessation de cette politique unilatérale.

Il a ajouté que la tenue de ce sommet confirme les valeurs solidaires émanant du continent tout au long des années de lutte des peuples pour la justice et la paix. En ce sens, il a décrit Fidel Castro et Hugo Chavez comme les Spartacus de notre temps face à l'esclavage imposé par le capitalisme mondial moderne.

Après avoir souligné l’importance de la souveraineté et du respect du Droit international, il a affirmé que les actions et les attaques lancées dans le monde par les États-Unis et leurs alliés ne reposent sur aucune base juridique et constituent des crimes de guerre qui menaçant la stabilité et la sécurité pour la construction d’un monde de paix.

« Et lorsqu'ils se lancent par ces temps qui courent dans une politique d'ingérence et d'intervention ouverte contre, par exemple, le Venezuela, nous assistons à un acte d'arrogance et de mépris du Droit international de la part d'une puissance qui ne peut coexister, cohabiter avec le Droit international, et qui passe même outre aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies », a averti le président nicaraguayen.

Il a fait référence à l'utilisation par Washington de la fameuse Organisation des États américains (OEA) pour justifier les interventions militaires dans la région, comme ce fut le cas en République dominicaine, rappelant que les troupes nord-américaines étaient accompagnées par des soldats du régime dictatorial d'Anastasio Somoza.

Il a également parlé du coup d'État perpétré au Honduras contre Manuel Zelaya : « Les États-Unis ne veulent pas comprendre que le monde est entré dans une phase de changement multipolaire et ils veulent imposer un monde unipolaire, en allant même jusqu’à accentuer leurs contradictions avec leurs propres alliés. »

À un autre moment, il a rappelé que l'ALBA-TCP est née avec l'objectif de lutter pour la vie, et que malgré les attaques lancées contre cette organisation, elle ne s'est pas désintégrée, elle n’a pas abdiquée, elle ne s’est pas vendue, « au grand désespoir de l'empire nord-américain », a dit Daniel Ortega.

« Là où Cuba et le Venezuela ont été présents, ils ont offert leur solidarité, ils n'ont pas été là pour usurper, annexer ou occuper », a-t-il ajouté, concluant son discours en affirmant : « Nous rendons hommage à ces deux grands gladiateurs de la paix et de la justice : Fidel et Chavez. Et aussi à Raul et au courageux et glorieux peuple cubain. »

LES RÉALISATIONS DE L'ALBA

Roossevelt Skerrit, Premier ministre de la Communauté de la Dominique, a souligné dans son intervention les réalisations de ce mécanisme d'intégration régionale au cours de ses 14 années de constitution, et il a appelé à redoubler « les engagements à continuer à travailler ensemble afin que lorsque le relais sera passé aux générations futures, nous laissions une organisation solide. Nous le devons à Fidel et Chavez, à nos peuples, nous ne pouvons pas laisser perdre l'héritage de ces deux grands hommes à l'Humanité ».

Il s'est déclaré d'accord avec les présidents Nicolas Maduro et Miguel Diaz-Canel pour renforcer l’ALBA, la coopération et la solidarité, « autrement nous courons le risque d'échouer dans nos objectifs ».

Il avait commencé son intervention en exprimant son respect pour la souveraineté du Venezuela et la reconnaissance de la légitimité du gouvernement du président Nicolas Maduro, qui s'apprête à entamer son second mandat en janvier prochain.

Il a rappelé que son pays est membre de l’ALBA-TCP depuis 2006, soulignant qu'il n'y a pas d'autre entité comparable à ce système d'intégration, en grande partie grâce au leadership visionnaire des dirigeants Fidel Castro et Hugo Chavez, qui ont oeuvré non seulement pour le bien des Caraïbes et de l’Amérique latine, mais pour celui de tous les peuples du monde.

Cette institution est contraire à d'autres entités qui consacrent leur temps à inventer des machinations et à vouloir détruire les gouvernements progressistes et révolutionnaires, remettant en question les bienfaits économiques de l’ALBA, qui a su non seulement résister à toutes les attaques, mais aussi concevoir des stratégies en faveur des marginalisés et des opprimés, et unir un groupe de pays d'Amérique latine et des Caraïbes, a-t-il souligné.

Roossevelt s’est félicité du travail de ce système intégrationniste et de Petrocaribe, qui est non seulement un mécanisme économique, mais aussi de fraternité et de solidarité.

Il a souligné que ces objectifs contrastent avec ceux de l'Organisation des États américains, qui parlent de promouvoir la paix et le respect de la souveraineté des pays, alors que ses actions sont totalement contraires à ses déclarations. Il a ensuite condamné les actions de l’OEA contre le gouvernement et le peuple vénézuéliens et d'autres pays comme la Dominique, Antigua-et-Barbuda, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, qui ont défendu la souveraineté du pays de Hugo Chavez « non seulement par amitié, mais pour des raisons morales et juridiques, car demain il pourrait nous arriver la même chose. C'est une position de principes et je pense que nous devons faire très attention de ne pas trembler quand quelqu'un parle, de ne pas changer nos positions parce que quelqu'un crie ou nous menace », a-t-il affirmé.

Nos prédécesseurs, a-t-il dit, se sont battus pour l'indépendance et nous ne pouvons pas y renoncer parce que quelqu'un ne s'intéresse pas à notre bien-être ou parce qu’on veut nous faire suivre une voie précise.

LA PAIX EST NOTRE PATRIMOINE LE PLUS PRÉCIEUX.

Fort de la sagesse de ses ancêtres et de son expérience à la tête de l'État plurinational de Bolivie, Evo Morales Ayma est intervenu pour souligner l'importance du maintien de la paix ou d'agir pour la garantir sur la base de la justice sociale, ce qui n’existe pas dans le système capitaliste.

Il a signalé qu'aujourd'hui les coups d'État ne sont pas comme il y a un demi-siècle. À présent il y a de nouvelles formes d'interventionnisme, et il a mis en garde contre le rôle dissuasif et déstabilisateur joué par les grands médias et ce qu'il a appelé la guerre numérique.

L'ALBA-TCP est synonyme d'intégration et de libération, et notre patrimoine est la paix. Nous avons suffisamment de force morale pour défendre une paix assortie de justice sociale et sans justice sociale, sans équité, il n'y a pas de paix, a-t-il souligné.

Il a également fait référence à la résistance des mouvements sociaux et du peuple organisé aux attaques de l'impérialisme. « Ils résistent avec une grande clarté idéologique et programmatique, basée sur la souveraineté économique, politique, sociale et culturelle », a-t-il ajouté.

Il a insisté sur l'obligation de continuer à avancer dans la libération des peuples, héritage légué par Fidel et Hugo à l’ALBA, avant de souligner le principe de solidarité promulgué par le leader historique de la Révolution cubaine, « qui nous a appris à être solidaires et m'a dit une fois : " Evo, nous devons partager ce que nous avons, pas ce que nous avons en trop" ».

À cet égard, il a mentionné des programmes tels que la Mission Miracle, grâce à laquelle 700 000 personnes ont opérées gratuitement de la vue en Bolivie. « Ce sont les politiques sociales que les gens n'oublient pas. »

Un autre représentant qui a exprimé son soutien au gouvernement et au peuple vénézuéliens est Peter Davis, ministre des Affaires étrangères de La Grenade, qui a reconnu l'importance des organisations intégrationnistes telles que la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes (Celac) et l'LBA, avant d’annoncer que son pays allait bientôt rejoindre la banque de cette dernière institution.

Il a appelé à contribuer à faire en sorte que l'ALBA puisse continuer d'améliorer la vie des habitants des Caraïbes.

Everly Paul, ministre des Relations internationales, du Commerce et de l'Intégration d'Antigua-et-Barbuda, a déclaré pour sa part que l'ALBA représente le plus grand espoir pour la paix mondiale, et il a mentionné les interventions reliant la réunion de ce vendredi avec la Déclaration de Managua, lors la Réunion ordinaire des chefs d'État et de gouvernement du Système d'intégration centraméricain, en décembre 2016.

Il a souligné le rôle indispensable de la solidarité pour surmonter les obstacles au développement de ce continent et la nécessité de continuer à progresser en matière d'intégration.

Avant l'ALBA, il n'y avait pratiquement pas de relations entre les pays d'Amérique latine et des Caraïbes, ou bien il y avait eu de tentatives qui n’avaient pas abouti, ce qui n'est pas le cas actuellement, quand on sent l'élargissement du concept de l'idéal latino-américain, sur lequel nous travaillons ensemble pour la première fois, a-t-il affirmé.

Il a reconnu que « même si nous nous sommes renforcés contre les alliés de l'empire, nous sommes aujourd’hui assiégés et menacés par le terrorisme économique, tandis que l’ALBA plaide en faveur d’un ordre mondial juste, avec une reconnaissance de la souveraineté et de l'égalité des États et du respect mutuel ».

Pour sa part, Michael Powell, représentant de Saint-Kitts-et-Nevis, a indiqué que son pays soutient les efforts d'intégration de la région, raison pour laquelle, il a rejoint l’ALBA il y a quatre ans. Il s'est déclaré en faveur de l'unité et de la poursuite d'une coopération active.

Marciano Edgar Armaketo, ambassadeur du Suriname à Cuba, a exprimé ses remerciements pour l'invitation à participer à ce forum d'échange de sujets d'intérêt mutuel, qui permet une meilleure compréhension de la situation politique et des défis dans la région, déclarée Zone de paix en janvier 2014, lors de la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de la Celac.

Il a souligné que des rencontres comme celle de ce vendredi nous permettent d'identifier des solutions concrètes en faveur de nos peuples et de promouvoir la solidarité afin de leur offrir une meilleure qualité de vie.

POUR UNE NOUVELLE ARCHITECTURE FINANCIÈRE

Le Bolivien David Choquehuehuanca, Secrétaire général de l'ALBA-TCP, a livré une réflexion sur la nécessité de la paix, l'intégration et la souveraineté, ainsi que la dignité de nos identités.

Il a évoqué Fidel et Chavez qui, a-t-il dit, nous ont montré la voie à suivre. C'est pourquoi « le défi que nous avons devant nous aujourd'hui est grand : consolider les principes contenus dans les documents de l'ALBA-TCP », une organisation qui, a-t-il assuré, devient progressivement l'âme et l'esprit de l'intégration, de l'harmonie, dans l'âme de l'unité.

Il a exhorté à œuvrer en faveur de la mise en place d’une nouvelle architecture financière, pour le fonctionnement du Conseil des mouvements sociaux et pour la consolidation du Conseil économique de l'ALBA, pour le renforcement de programmes tels que la Mission Miracle, les programmes d’alphabétisation, les actions de solidarité, la création d'une vraie stratégie de communication, afin de que les intellectuels de l'ALBA et les ministres des Communications se réunissent pour discuter des stratégies pour combattre les mensonge avec la vérité.

Il a également appelé à la création de mécanismes de coopération avec d'autres pays tels que la Russie, la Chine et l'Iran, précisant que la Turquie a officiellement accrédité son ambassadeur au Venezuela comme son représentant auprès de l’ALBA et que d'autres gouvernements, ainsi que d'autres mouvements sociaux en Suisse et en Allemagne ont également manifesté leur intérêt.