ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Il est important que ceux qui travaillent dans les usines aient du travail une fois le broyage terminé, afin d'éviter les pertes de personnel. Photo: Miguel Febles Hernández

LE bon déroulement de la récolte sucrière et la stratégie à suivre pour que, telle une machine bien huilée, toutes ses activités, sinon la plupart, soient menées à bien dans les délais prévus, figure parmi les sujets traités par les députés de la commission permanente Agroalimentaire de l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire, qui a présenté un rapport approfondi sur les résultats du suivi et du contrôle des mesures adoptées en vue de la saison actuelle.

Nous devons réaliser une récolte efficace afin non seulement d’exécuter le plan mais, si possible, de dépasser les prévisions, a affirmé Salvador Valdés Mesa, membre du Bureau politique du Parti et Premier vice-président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, qui a assisté à cette session, à laquelle était invitée Gladys Bejerano Portela, contrôleuse générale de la République, vice-présidente du Conseil d'État et membre du Comité central du Parti communiste de Cuba.

Les femmes et les hommes engagés dans ce secteur stratégique de l'économie en raison de leurs responsabilités administratives, politiques et gouvernementales, ont fait part de leurs expériences et de leurs évaluations précises, comme celles de José Antonio Pérez Pérez, député de Ciego de Avila, qui a signalé des problèmes qui subsistent et qu’il est urgent d’éradiquer, liés des pratiques qui n’auraient jamais dû être abandonnées, et sur lesquelles Fidel a toujours insisté : « Mettre toutes les forces à contribution, broyer à un niveau haut et stable et ne pas tolérer d’indisciplines. »

Cet objectif doit être poursuivi dès la préparation de la récolte, car comme chacun sait, il est important que ceux qui travaillent dans les usines aient de quoi s’occuper une fois le broyage terminé, afin d'éviter les pertes de personnel.

À cet égard, Valdés Mesa a exhorté à sauvegarder l'identité, la tradition et la culture de travail de ce secteur, auquel ont contribué les processus politiques intervenus préalablement à la récolte. Il faut donner suite, a-t-il signalé, d’où l’importance de l'attention qui doit être portée aux travailleurs, afin de connaître et répondre à leurs préoccupations et apprendre de leurs expériences.

Plusieurs bons exemples ont été cités, comme le travail déployé par la sucrerie Majibacoa, dont les machines sont encore en action après avoir exécuté son plan dans la petite récolte, et les résultats obtenus par l’usine Jesus Rabbi, dans la province de Matanzas.

Plusieurs impératifs ont été soulignés : augmenter les rendements à l'hectare, – la récolte devrait atteindre les 150 jours avec 80% de broyage –, relancer la capacité industrielle pour la production de sucre, de dérivés et la production d'électricité, ainsi que la qualité de la plantation, car 220 196,8 hectares sont encore disponibles pour la production de canne à sucre, ce qui limite l’augmentation de la matière première et par conséquent la durée de la récolte.

Sergio Rodriguez Morales, député de Villa Clara, a averti que la production de canne à sucre ne peut pas être séparée de la production alimentaire — pour la consommation

animale et humaine — dans laquelle le groupe sucrier Azcuba présente un potentiel non négligeable.

Le président d'Azcuba, Julio Garcia Perez, a indiqué que, comme certains députés l’ont demandé, il sera procédé à une révision de l'indicateur de rendement potentiel de la canne à sucre, bien que jusqu'à présent la performance de ce paramètre soit favorable.

Il a également souligné l'importance pour le secteur de renforcer l’enchaînement productif avec d'autres organisations et institutions, ainsi que la participation décisive des innovateurs et des rationalisateurs pour le début de la récolte et la réalisation des objectifs futurs.

Garcia Perez a insisté sur la nécessité d'améliorer la qualité du sucre et de ses dérivés, ce qui se traduira par une augmentation des ventes à l'étranger et l’amélioration de l'économie du pays.

La Contrôleuse générale de la République s'est penchée sur les résultats des audits effectués par l’organisme qu'elle dirige, une évaluation contenue dans le rapport présenté par la commission.

En ce qui concerne le contrôle, elle a fait remarquer que la procédure élémentaire

implique de cerner le problème et d'en chercher les causes, ce qui constitue le meilleur moyen de le résoudre. La prévention est la première tactique. Ainsi lorsqu'une entité accomplit des progrès en matière de discipline, d'ordre et de rigueur dans son travail, toute possibilité de délit est réduite au minimum, a-t-elle souligné.

Parmi ces défaillances mentionnées par la Contrôleuse, 82 % étaient de nature subjective. Elle a appelé à séparer ce qui dépend des ressources du dévouement au travail, et elle a rappelé le cas des coopératives qui disposent des mêmes conditions, uniquement séparées par une barrière, dont l'une figure dans le club des 80 tonnes par hectare tandis que l'autre arrive à peine à 30 tonnes.