ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN

EN cette nuit du 28 janvier, le grand escalier de l'Université s’est rempli de lumière en l'honneur de José Marti. 166 ans après sa naissance, des milliers de jeunes ont parcouru les rues de La Havane jusqu'à la Fragua Martiana, pour lui rendre hommage de la manière la plus noble : avec des torches faites de leurs propres mains, des drapeaux et la volonté de ne pas oublier son nom et son exemple, y compris au moment où le pays devait se lever de nouveau.

Vingt-quatre heures après le passage d'une tornade dans la capitale, qui a laissé dans son sillage désolation et destruction, les rues se sont illuminées à nouveau, comme chaque année à cette date depuis 66 ans. « Que la tristesse se transforme en amour ! », « que cette marche soit aussi un moyen de redonner des forces aux familles touchées par le passage de la tornade ! », étaient des phrases qui se répétaient dans la foule.

Une fillette sur les épaules de son père, un drapeau cubain dessiné sur le visage, lance des baisers en l'air ; une jeune fille fait un selfie avec son groupe d'amis ; un jeune homme en aide un autre à rallumer la flamme de sa torche, presque éteinte par le vent... Ce sont là les traces d'une tradition que Cuba ne laissera pas mourir.

La marche aux flambeaux, en hommage à l'homme qui écrivit l'Âge d'Or, qui a toujours voulu que la Loi première de la République soit la dignité pleine de l'Homme, fut aussi l’occasion d’appeler à réaffirmer la nouvelle Constitution, qui défend ce principe à la lettre. La lumière de José Marti ne s'éteint pas.