ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Faire en sorte que l'informatisation de la société cubaine contribue davantage et mieux à la qualité de vie de la population est un défi pour le pays. Photo: José Manuel Correa

L'UN des principaux défis à relever par le ministère des Communications est de faire en sorte que l'informatisation de la société cubaine contribue plus et mieux au développement économique du pays et, de ce fait, à la qualité de la vie des citoyens, est-il ressorti du compte-rendu de la réunion de bilan 2018, qui a été conduite par le président Miguel Diaz-Canel Bermudez.

Le président du Conseil d'État et du Conseil des Conseils des ministres a particulièrement insisté sur la qualité, « règle d'or de tout ce que nous entreprenons dans le processus d'informatisation », avant d’ajouter qu’« il s’agit de l’un des plus grands défis auxquels ce ministère est confronté, afin de parvenir à la durabilité dans les services et aussi dans le développement de projets et de ses propres applications ».

« Les problématiques et les défis sont tout à fait clairs dans ce secteur, et l'analyse objective et autocritique d'une année de travail confirme ce constat », a-t-il signalé.

« Ce fut une période intense, au cours de laquelle plusieurs tâches ont été menées, mais qui s'est achevée avec satisfaction et a montré que nous pouvions progresser beaucoup plus dans le processus d'informatisation de la société et le rendre durable », a-t-il déclaré.

« Le secteur des télécommunications revêt une importance toute particulière pour le pays et, à l'avenir, cette importance sera encore plus grande », a-t-il ajouté.

Comme condition essentielle pour progresser dans le processus d'informatisation, il a insisté sur la promotion d’une plus grande culture sur ces questions aussi bien au sein des institutions que parmi les citoyens.

Pour parvenir à une véritable informatisation de la société, couvrant tous les domaines de la société – a-t-il souligné – une plus grande attention doit être accordée au développement des processus. Et il a donné l'exemple du gouvernement électronique, « où nous ne pouvons pas nous contenter uniquement de l'existence de sites web et de plateformes ; tous les organismes et institutions doivent informatiser leurs processus, tant ceux qui sont liés à leur propre gestion que ceux qui sont orientés vers la population ».

En faisant référence à l’entreprise cubaine de logiciels, il a insisté sur sa capacité à motiver, accélérer et dynamiser le développement d'applications informatiques, tout en constituant le lien le plus direct avec le secteur non étatique, dans lequel il existe un potentiel précieux et complémentaire de notre économie.

Il a souligné le rôle de l'Union des informaticiens de Cuba et la nécessité qu'elle devienne le gestionnaire et le facilitateur du processus d'informatisation dans les différents centres.

D'autre part, il a souligné l’importance d'inclure le Club des jeunes d’informatique et d’électronique dans tout ce qui est réalisé en matière d'informatisation. Ces espaces, a-t-il dit, ont un rôle de plus en plus prépondérant en tant que l'une des institutions étatiques les plus proches de la famille cubaine.

Il a également évoqué le défi de la modernisation du service postal afin que son développement soit conforme aux tendances mondiales.

Par ailleurs, il a réitéré l'importance d'accroître la présence sur les réseaux sociaux de contenus cubains et innovants, de continuer à progresser dans la numérisation de la télévision dans le pays et de développer de plus en plus les applications cubaines dans la téléphonie mobile, ce qui contribue à renforcer la souveraineté technologique de notre pays.

Ces réflexions sont intervenues au cours d'un débat enrichissant où il a été possible de constater la cohérence et l'objectivité avec lesquelles le secteur a mis en œuvre ses projections de travail par rapport aux besoins les plus urgents du développement du pays.

À propos des réalisations et des erreurs, le ministre du secteur, Jorge Luis Perdomo Di-Lella, a reconnu qu'il reste encore beaucoup à faire pour rendre le travail plus souple et moins bureaucratique, plus proche des besoins de la population.

Nous avons le potentiel de diversifier les recettes d'exportation, a-t-il dit. Et grâce aux télécommunications, nous pouvons encore faire davantage pour créer des chaînes de production dans divers secteurs, contribuer à la diminution des importations et attirer davantage d’investissements étrangers afin d'accroître le financement. « L'industrie informatique a un potentiel d'exportation sur lequel nous devons continuer à travailler », a-t-il dit.

Pour ce qui est du gouvernement électronique, le principal impact se fera sentir sur les formalités pour répondre aux besoins de la population. Cela ne peut pas se manifester seulement dans la sphère des entités étatiques du ministère, a-t-il souligné, mais aussi en tant qu'organe directeur, afin que tous ceux qui ont besoin de développer leurs processus puissent trouver de l'aide pour résoudre leurs problèmes.

Parmi les défis quotidiens, il mentionné l'impulsion de la recherche et de l'innovation, en utilisant la communication sociale pour tenir notre population informée de chaque étape, ce qui permettra d’assurer un lien étroit avec les gens. Établir des priorités, travailler intelligemment et tirer parti de toutes les potentialités, consulter ceux qui ont plus d'expérience dans les différents sujets et les écouter tous donnera plus de validité au travail quotidien, a-t-il indiqué.

LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE EST UNE PRIORITÉ

Au cours de la séance de l'après-midi, le président cubain a également discuté avec les participants du rapport annuel du ministère de la Science, de la Technologie et de l'Environnement, où il a souligné que « nombre des problèmes complexes du pays ne pourront être résolus que par la science et l'innovation ».

Lors de la présentation du rapport, la ministre du secteur, Elba Rosa Pérez Montoya, a expliqué qu'il contient un résumé du travail effectué au cours de l’année 2018 par cet organisme, à la fois dans l'accomplissement de ses activités directrices et en interne à l'appui de celles-ci.

Elle a affirmé que les politiques récemment approuvées sur les systèmes scientifiques et environnementaux doivent être mises en œuvre cette année et faire l'objet d'un suivi permanent.

Cet échange exhaustif a mis en évidence, entre autres éléments, l'importance de préserver et de développer le potentiel scientifique du pays, qui est complété par la formation de professionnels des industries, ce qui permet de dynamiser l'introduction des résultats.

Roberto Morales Ojeda, vice-président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, a reconnu l'état d'avancement des travaux de cet organisme au cours de la période d'analyse et il a insisté sur le fait que cette année le ministère devra consolider son rôle moteur dans les activités qui lui ont été confiées.

Diaz-Canel a souligné l'importance du travail accompli pour concrétiser les actions menées dans tout le pays dans le cadre de la Tarea Vida (Tâche vie), le Plan de l'État pour la lutte contre le changement climatique, ainsi que les efforts énormes déployés depuis des années par le ministère pour préserver la mémoire historique, patrimoine de la nation qui est conservé dans les différentes institutions.

Plus loin, il a insisté sur le fait que pour disposer d'un bon système de travail, il est essentiel de maintenir un lien permanent avec la base, d’avoir bien pris connaissance des problèmes existants dans les différents secteurs de l'économie et de parvenir à une véritable intégration qui permette de débloquer les problèmes et avoir un meilleur impact sur l'économie et sur la société.

Il a rappelé que, comme principe de base de leur action quotidienne, les cadres doivent constamment recourir à la recherche scientifique, à l'informatisation et à la communication sociale, de telle sorte qu'ils puissent contribuer au mieux au développement des différents secteurs.

« Chaque fois que nous abordons un sujet, nous devons interpeller et écouter les personnes les mieux informées, celles qui ont le plus de connaissances, ce qui se traduira par des solutions de qualité », a-t-il dit.

C'est pourquoi tous les ministères doivent se tourner vers les universités, y présenter leurs demandes de recherche et, en même temps, s'enquérir des potentialités de ces institutions. L'intégration avec les universités et les centres d'études et de recherche doit constituer une priorité dans le travail quotidien, ce qui permettra un meilleur développement.

En ce qui concerne la formation des docteurs en sciences, il a souligné que parfois de nombreux sujets d’innovation sont développées, qui apportent des solutions importantes et ne font pas l’objet d’une thèse de doctorat. « Nous pouvons encore faire beaucoup plus dans la formation doctorale ; le pays en a besoin », a-t-il souligné.

Il a appelé à travailler à la sélection et à la formation de la réserve scientifique dans les universités et les institutions scientifiques, car ces jeunes sont la relève du potentiel scientifique que nous possédons aujourd'hui.

« Nous devons savoir clairement lesquels sont les plus compétents, comment ils sont pris en charge, comment nous les motivons, comment nous les préparons. »

Finalement, il a fait remarquer que l'approche la plus intégrale à tout problème est celle du développement durable, qui intègre l'économie, la société et l'environnement et englobe toutes les connaissances et technologies.