
LA réunion de bilan annuel dans le secteur de l’Industrie, convoquée par le ministre du secteur, Alfredo Lopez Valdés, s’est tenue en présence du président Miguel Diaz-Canel Bermudez. Elle avait pour ordre du jour la discussion des problèmes rencontrés et la recherche des meilleures solutions pour les résoudre.
Pour commencer, le président du Conseil d'État et du Conseil des ministres a qualifié ce secteur de prioritaire pour le développement du pays. « Nous disposons d’un énorme potentiel en ressources humaines, de même qu’en technologie, lequel peut être modernisé pour acquérir la souveraineté technologique dans différentes directions », a-t-il précisé.
« Deux approches intégrales ne peuvent pas manquer dans les activités de production et de services », a-t-il insisté, l'une étant la qualité de tout ce que nous ferons et l'autre celle du développement durable où se combinent trois piliers : l’économique, le social et l’environnemental.
« Si nous abordons tout de cette façon, nous aurons chaque jour plus d’intégralité dans ce que nous faisons », a-t-il déclaré.
Dans un secteur comme celui-ci, a-t-il souligné, où il est très important de développer les forces productives, nous devons réguler le moins possible pour que les processus soient fluides.
Il a reconnu que le ministère encourage aussi bien gouvernement électronique que le commerce électronique, tout en accordant plus d'attention à l'automatisation et à la robotique, deux axes spécifiques visant le développement.
Il est indispensable, compte tenu du fait que la population économiquement active diminuera par rapport à la dynamique démographique actuelle, que nous cherchions tous les moyens possibles pour que les processus aient plus de rendement et soient plus efficients, a-t-il précisé.
Dans ce sens, il a souligné qu'il est nécessaire d'analyser comment moderniser les machines-outils dont nous disposons, qui sont solides et robustes, mais qui ont besoin de plus d'automatisation. « C’est très important pour le pays. Tout ce qu'il sera possible de faire ici pour améliorer un tour, par exemple, il faut l’appliquer dans tous les ateliers où sont fabriquées les pièces de rechange », a-t-il souligné.
Concernant les lignes de travail quotidien, il a également signalé la nécessité de faire appel à ceux ont le plus de connaissances et de penser la gestion des organismes avec des universités et les centres de recherche. « Nous avons des problèmes très complexes à résoudre et pour cela nous avons besoin de la recherche scientifique qui nous permettra d’innover et de résoudre les problèmes ».
Il a insisté sur la nécessité de savoir communiquer, non seulement avec la population et les travailleurs, mais aussi entre entreprises afin qu’elles se connaissent mieux, et défendent nos productions. Nous importons beaucoup de produits parce que nous ignorons quelles sont les productions nationales et leurs potentialités.
En ayant pour principe de promouvoir autant que possible les investissements étrangers, il est essentiel, a-t-il dit, de renforcer les équipes économiques et les négociateurs dans les entreprises afin qu'ils soient en mesure de faire des études de marché efficaces et de promouvoir adéquatement les investissements étrangers sous toutes leurs formes.
Selon le président, les enchaînements productifs avec les différents acteurs de l'économie constituent un autre potentiel de développement, et il a signalé les investissements étrangers, les exportations, le tourisme, le secteur non étatique, la construction de logements et l'industrie nationale.
Dans le cas particulier du transport, l'une des priorités qui doit être résolue d'urgence pour la population et l'économie, il a rappelé que nous disposons d’une entreprise d'assemblage à laquelle nous devons chercher plus de lignes de production, afin de développer d'autres variantes qui apporteront des solutions au pays.
Il a signalé les énormes possibilités de remplacer des importations dans le secteur, dans des lignes telles que les rechapages de pneus, le recyclage des matières premières et les pièces de rechange.
À propos des investissements, il a insisté sur le fait qu'il est essentiel de procéder à leur préparation adéquate, ce qui constitue une garantie pour leur exécution ultérieure.
Une fois de plus, il a mentionné la priorité à accorder aux ressources humaines et, notamment à la main-d'œuvre qualifiée, car sa permanence dans nos centres de travail n’est pas seulement liée au salaire. Parfois, il s'agit de motivations, de conditions de travail et de la façon dont on tient compte des opinions des ouvriers et de l’opportunité pour les jeunes de progresser, a-t-il dit.
Il a également insisté sur tout ce qui doit être fait pour un meilleur contrôle interne et surtout pour mettre fin au vol de carburant, un problème qui cause beaucoup de tort à notre économie.
Sur la base des discussions au niveau national, ainsi que des propositions qui viennent du sein même des entreprises, nous devons promouvoir davantage de productions nationales, que nous avons cessé de fabriquer il y a des années en partant du principe qu'il était plus facile de les importer, a-t-il dit. « Avec le talent dont nous disposons à Cuba, nous pouvons réaliser tout ce que nous nous proposons, mais nous devons libérer un peu la pensée et la manière d'agir, nous fixer des priorités. »
« Et c'est la voie que nous vous proposons de consolider, dans laquelle nous devons continuer à avancer en termes de développement de l'industrie nationale », a-t-il indiqué.
L'INDUSTRIE NATIONALE : FACTEUR DE SOUVERAINETÉ
En présence du commandant de la Révolution Ramiro Valdés Menéndez, vice-président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, les représentants des différents groupes d’entreprises placées sous la juridiction de ce ministère ont évoqué plusieurs lignes d'action qui caractérisent leur travail quotidien et à travers lesquelles se consolide peu à peu le rôle déterminant qui correspond à ce secteur comme l’un des plus importants pour le développement économique du pays.
Le renforcement de l'industrie est l'un des nombreux défis auxquels est confronté le Groupe d’entreprises de l'Industrie sidérurgique et mécanique, appelé à conquérir le marché national avec une qualité de plus en plus élevée de ses produits. L’impact de ces entreprises sur l'économie est primordial, car elles doivent essentiellement répondre aux demandes de pièces de rechange dans les différentes branches industrielles et développer des produits qui répondent à la demande du pays, avec des normes de plus en plus proches de celles du marché international. « Tout ce que l’on pourra faire dans cette industrie est facteur de souveraineté », a-t-il été souligné lors de la réunion.
Au sujet du Groupe de l’Électronique en particulier, le commandant de Révolution Ramiro Valdés a souligné qu’en plus de tout ce qui a été réalisé pour accompagner le programme d'informatisation de la société, il existe une large gamme d'autres produits qui peuvent aussi être conçus pour accompagner ce processus.
De manière générale, les questions concernant le travail des cadres et la formation des réserves ont été examinées dans les cinq groupes d’entreprises sous la tutelle du ministère. « Avec des cadres bien formés, nous pouvons accomplir tout ce que nous nous proposerons », a été l’une des conclusions de la réunion.
Autre point des discussions : l'attention accordée aux jeunes dans les différents centres de travail, où la plupart d'entre eux effectuent des tâches prioritaires. Il a également été question de la relation avec les universités et les centres de recherche, avec lesquels des projets d’intérêt mutuel sont mis en place et qui influencent non seulement le développement de l'industrie, mais aussi la réalisation d'un meilleur processus d'investissement.
Par ailleurs, le débat a inclus l'appel à ne jamais se sentir satisfait de son travail ; à chercher la manière d’automatiser et informatiser tous les processus possibles ; à considérer l’enchaînement productif comme un moyen supplémentaire de développer les potentialités propres de l'industrie et à travailler pour que les importations destinées au secteur soient essentiellement des matières premières permettant à l'industrie nationale de se renforcer.








