ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Les élèves de l'école primaire Alfredo Miguel Aguayo sont scolarisés provisoirement au Palais des Pionniers de Diez de Octubre. Photo: Endrys Correa Vaillant

CIMENT, sable, peinture, menuiserie, plomberie, échafaudage, bruit et ouvriers en pleins travaux de construction. C'est l'atmosphère qui règne dans les écoles de La Havane qui font l’objet d’une réparation totale après les dommages causés par la tornade du 27 janvier.

Dans les municipalités touchées, 78 établissements scolaires ont été plus ou moins détruits. Immédiatement, les directions municipales et provinciales de l'Éducation, avec l'appui des entreprises publiques et des brigades de construction, ont entrepris les travaux.

Des ressources importantes ont été allouées par l'État pour que ces écoles soient dans de meilleures conditions constructives qu'avant l'événement météorologique. Certains de ces travaux, comme à l’École polytechnique d’Économie « Andrés Lujan Vazquez », à San Miguel del Padron, sont complètement achevés.

« L'école a été pratiquement dévastée par la tornade, mais notre école, qui a été réparée en moins d'un mois, est plus belle. Aujourd'hui, nous reprenons les cours avec 15 groupes de première année, 8 de deuxième année et 10 de troisième année », explique Alién Carvajal García, directeur de l’établissement.

Pendant la réparation de cet institut, ses 1 324 élèves ont été répartis dans d'autres écoles de la province. À leur retour le 18 mars, ils ont immédiatement remarqué le changement.

L’Institut polytechnique d’Économie « Andrés Lujan Vazquez », à San Miguel del Padron, après les réparations. Photo: Endrys Correa Vaillant

« Nous avons un nouveau mobilier, des toilettes, les sols ont été polis. Des journées de travail bénévole ont été organisées, auxquelles élèves et enseignants ont participé pour que les travaux de réparation avancent plus rapidement », explique Jennifer de la Caridad Matos, étudiante en 3e année de comptabilité.

LA CITÉ DES ENSEIGNANTS

La résidence La Asuncion, où sont logés les enseignants venus d’autres provinces pour travailler dans la municipalité Diez de Octubre, a perdu toute sa toiture et plusieurs parties ont été endommagées. Pendant la réparation du bâtiment, les enseignants seront hébergés dans d'autres municipalités.

« Nous avons un effectif de 312 enseignants, qui sont réinstallés dans les résidences des municipalités de El Cotorro et de San Miguel del Padron. Les autres sont hébergés chez des parents ou des voisins jusqu'à ce que la résidence soit réparée », dit Eliecer Vuelta Rojas, directeur de la résidence.

Comme ce professeur, les enseignants qui sont restés dans la cité trouvent toujours un moment pour participer aux travaux de construction.

« Durant les fins de semaine, nous faisons du travail volontaire pour aider à garder les lieux aussi propres que possible et que les ouvriers ne soient pas gênés pendant leur travail. »

Quelque 140 travailleurs du contingent « Julio Antonio Mella » participent à la reconstruction de la cité.

« Le plus difficile a été la toiture », souligne Ibrahim Estiven Ortiz, du contingent. « La tornade l’a pratiquement complètement emportée et cela s’est révélé un peu compliqué, mais elle est déjà terminée. En ce moment, nous travaillons sur les installations sanitaires et de plomberie, qui seront bientôt prêtes. Je pense que nous avons fait du bon travail. »

LE SENTIMENT D'APPARTENANCE

Licherlys Cruz Pérez, le directeur de l’école, a été le premier à arriver peu après les dégâts du 27 janvier. Aujourd'hui, il se fond parmi les ouvriers qui réparent le semi-internat « Alfredo Miguel Aguayo » (Santos Suarez, municipalité Diez de Octubre) afin que les élèves – en ce moment répartis dans les écoles voisines – soient accueillis dans un bâtiment en meilleur état.

« Cela fait six ans maintenant que j’ai été nommé directeur. Nous avons commencé le travail de ramassage des débris dès l'aube de la tornade. Les enseignants sont dans les écoles avec les élèves, mais moi, je suis resté ici. »

« L'école sera dans de meilleures conditions qu'elle ne l'était. Les ouvriers en ont pris l’engagement. L'autre tâche consistera à préserver tout ce qui a été fait. Ici, tous les travailleurs ont un sentiment d'appartenance et aussi une responsabilité envers le matériel qui va leur être remis, parce que tout sera neuf.