ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
« Ni la Révolution cubaine ni les révolutionnaires cubains ne se rendront », a affirmé le président cubain. Photo: Studios Revolution

AU sein de toutes les structures de direction et dans les secteurs les plus divers, la situation complexe que vit actuellement le pays exige de la part des cadres un état d’esprit engagé, et surtout combatif, a souligné le président Miguel Diaz-Canel Bermudez, le 23 avril, lors de la réunion du Conseil des ministres.

Nous continuons à défendre les idées fondamentales exprimées par le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste cubain, le général d'armée Raul Castro Ruz, selon lequel il n’est pas question de laisser place ni à la démotivation ni au pessimisme et que nous ferons face à cette situation avec fermeté, optimisme et surtout avec la conviction de la victoire. « Ni la Révolution cubaine ni les révolutionnaires cubains ne se rendront », a-t-il souligné.

Et de préciser qu'il convenait d'assurer le suivi des questions posées par les députés à l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire, en particulier sur des thèmes tels que le logement et les subventions qui y sont associées, lorsque le contrôle effectué a montré que les personnes ayant besoin d’une aide n’avaient pas reçu l'attention nécessaire, les conseils et le suivi pendant les procédures d'exécution.

Le président a donné des indications précises pour promouvoir la production d’aliments – principalement les cultures à cycle court –, où la stratégie d'auto-approvisionnement municipale doit jouer un rôle déterminant.

Il est revenu une nouvelle fois sur les priorités établies par le général d'armée Raul Castro Ruz, qui sont de même niveau : la défense et l’économie.

Le président cubain a signalé qu’il fallait augmenter les économies et continuer à nous attaquer aux problèmes d'approvisionnement de la population et aux programmes essentiels de l'économie afin de continuer à avancer vers les objectifs que nous nous sommes fixés.

POUR UN PLUS GRAND DÉVELOPPEMENT DE LA COMMUNICATION

Dans le cadre du suivi de l'analyse systématique des exportations, des investissements étrangers et de l'utilisation de crédits dans les organismes, le ministre du Commerce extérieur et des investissements étrangers, Rodrigo Malmierca Diaz, a expliqué le comportement de ces questions au ministère des Communications, au sein duquel s’inscrivent deux activités stratégiques pour le développement et la sécurité du pays : les télécommunications et les technologies de l’information et des communications.

Une politique a été définie selon laquelle l'un des moyens d'accroître les exportations consiste à promouvoir le développement de logiciels, ce qui a amené à prévoir la création de parcs scientifiques et technologiques, de modalités de support et d’assistance technique en ligne et de centres de R&D (Recherche et Développement) de logiciels, entre autres.

Selon le ministre du Commerce extérieur et des Investissements étrangers, l'utilisation de crédits externes est essentiellement destinée à financer des investissements qui soutiennent le développement du programme d'informatisation de la société.

Il a signalé par ailleurs que les services de télécommunication génèrent des recettes d'exportation et que leur projection de croissance est bien conçue et offre des perspectives favorables.

Le Premier vice-ministre des Communications, Wilfredo Gonzalez Vidal, a évoqué les nouvelles opportunités de sociétés à capital étranger auxquelles cet organisme travaille, dont deux concernent l'utilisation des technologies et comment mieux tirer parti des ressources humaines disponibles dans le développement d’applications et de services informatiques, notamment pour l'exportation.

Quant aux crédits, il a confirmé qu'ils sont surtout réservés aux télécommunications, au développement du haut débit et au programme de télévision numérique.

À cet égard, le président Diaz-Canel a souligné que nous devons tirer davantage parti de nos possibilités d'exporter des solutions informatiques à partir du capital humain développé par la Révolution, l'un des concepts que le commandant en chef Fidel Castro Ruz a toujours défendu, qui s'est matérialisé avec la création de l'Université des Sciences informatiques et son développement en tant qu’établissement d'enseignement, de recherche et de production.

L'ÉCONOMIE À LA FIN DU MOIS DE MARS

Alejandro Gil Fernandez, ministre de l'Économie et de la Planification, a donné des détails sur les principaux aspects du comportement de l'économie à la fin mars.

Concernant le plan d’exportation de biens, il a affirmé que le secteur affiche une légère croissance par rapport à 2018 et que certaines prévisions ont été dépassées pour des produits comme le tabac, le rhum et le sucre et leurs dérivés. Il a signalé également une diminution des importations.

Il a insisté sur le fait qu’il fallait mieux contrôler l'exécution du plan dans les investissements dont la date d’achèvement est prévue et qui sont associés à des programmes prioritaires.

Selon Gil Fernandez, l'exécution du plan de l'économie à la fin du premier trimestre se caractérise essentiellement par un non-respect du plan d'exportations, un problème qui est réversible, et nécessite davantage d'exportations à partir des provinces. La priorité continuera d'être accordée aux investissements, aux économies d'énergie et à l'approvisionnement alimentaire de la population.

Le président du Conseil d'État et du Conseil des ministres a insisté sur le fait que nous devons continuer à viser des rendements de plus en plus élevés dans la production alimentaire et en particulier dans les produits qui permettent d'augmenter les offres à la population.

Il est fondamental d’économiser les ressources énergétiques et en même temps de respecter les ajustements prévus afin de gêner le moins possible les activités en direction de la population.

Le plus important dans les provinces, c’est de produire, en particulier des aliments, a-t-il dit, et de contrôler leurs processus de distribution et de commercialisation, ainsi que de persister dans la lutte contre les illégalités, la corruption et le délit.

Le ministre de l'Économie et de la Planification a également présenté le Modèle global et les lignes directrices pour l'élaboration du Plan et du Budget 2020, des facteurs déterminants pour garantir une croissance harmonieuse et proportionnée de l'économie et maintenir les équilibres macroéconomiques à court terme.

Il a indiqué que les plus fortes croissances sont attendues dans les secteurs de l'agriculture, de la construction, des télécommunications, du tourisme, des transports, du commerce et des industries sucrière et manufacturière, ce qui coïncide avec celles qui ont été considérées comme prioritaires dans la première phase du Plan national de développement économique et social jusqu'en 2030.

Dans le cas des investissements, ils viseront principalement l'activité productive, l'infrastructure énergétique et l'augmentation des capacités de construction.

Au sujet du budget de l'État, il a été souligné que les analyses montrent que dès le moment de sa planification, il est possible de prévoir de meilleurs résultats budgétaires, de renforcer la réserve de revenus et d’obtenir une plus grande efficience dans l'utilisation et la destination des dépenses publiques.

Dans le cadre des directives conçues, entre autres éléments, les priorités ont été définies comme telles : allouer des ressources financières et matérielles à l'industrie nationale, aux enchaînements de production entre les différentes entreprises, atteindre des niveaux supérieurs d’efficience dans les productions et les services, et garantir les ressources pour les réparations et l’entretien dans le cadre du Plan de l’économie.

Par ailleurs, un soutien est apporté aux productions et aux services visant à satisfaire la production alimentaire, les transports, l'informatisation de la société, le logement et les médicaments.

Le président Diaz-Canel a indiqué que ces directives ne sont pas une camisole de force, mais un guide pour commencer à élaborer le Plan 2020 et sur le Budget avec la participation des provinces, des organismes et autres entités de l'économie.

DE L'EAU POUR TOUS

Bladimir Matos Moya, Premier vice-président de l'Institut national des ressources hydrauliques (INRH), a présenté un résumé de l'étude et des propositions visant à réorganiser les services de distribution de l’eau à la population et de l'assainissement, dont les infrastructures sont insuffisantes, en particulier dans les quartiers les moins urbanisés.

Une population de plus de huit millions d'habitants bénéficie à l’heure actuelle des différents systèmes de distribution sous la responsabilité de l'Institut, le reste de la population étant desservi par d'autres structures, ce qui rend le service plus complexe, notamment dans les zones rurales.

Afin de surmonter ces difficultés qui persistent actuellement, le Conseil des ministres a approuvé la proposition de l'INRH de confier à l'actuel Groupe d’entreprises du réseau de distribution de l'eau et de traitement des eaux usées – actuellement en cours de réorganisation –, et à la société mixte Aguas de La Habana, la responsabilité de garantir les services d'approvisionnement en eau potable, d'assainissement et le drainage pluvial, couvrant toute la population ayant accès à ces services.

Selon Inés Maria Chapman Waugh, vice-présidente du Conseil d'État et du Conseil des ministres, cette décision marque pratiquement la fin du processus de réorganisation de la régie de l'eau à Cuba, conformément à la mise en œuvre des Orientations de la politique économique et sociale du Parti et de la Révolution concernant cette ressource vitale.

L’AFFECTATION DES DIPLÔMÉS

À propos du plan d'affectation des diplômés de l'enseignement supérieur formés dans les centres relevant du ministère de l'Enseignement supérieur pour l'année universitaire en cours, la ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Margarita Gonzalez Fernandez, a déclaré qu'à la fin 2018, les effectifs de personnel étaient couverts à 91%.

À ce jour, a-t-elle assuré, il a été proposé un emploi à 93 % des diplômés. Les contacts avec les différents organismes se poursuivent et avant la fin de l'année scolaire, chaque étudiant aura la garantie d'un emploi.

L'URBANISME À SANTA CLARA ET LA LUTTE CONTRE LES ILLÉGALITÉS

Le président de l'Institut de Planification physique, Samuel Rodiles Planas, a présenté le Plan général d'Urbanisme de la ville de Santa Clara, à partir duquel sont définies 12 zones de régulation qui couvrent toute la ville et où la plus grande surface est occupée par celles où prédomine l'usage résidentiel et productif.

Trois étapes ont été définies, à court, moyen et long terme, avec comme priorités de travail : améliorer l'image de la ville pour accroître ses valeurs urbaines et historiques ; consolider une ville industrielle et de services, efficiente et compétitive, qui encourage la production et la commercialisation, ainsi que l'utilisation de ses propres ressources ; préparer le territoire à répondre aux besoins croissants de logement ; promouvoir un développement touristique qui favorise son environnement et des politiques environnementales durables garantissant notamment une meilleure qualité de vie.

Plus loin, le président de l'Institut de Planification physique a également présenté le rapport sur l'exécution des plans intégraux de lutte contre les illégalités par les conseils d'administration provinciaux et municipaux, ainsi que les principaux résultats obtenus par les organismes de l’Administration centrale de l'État et les organisations supérieures de gestion d’entreprises dans l’éradication de ces illégalités.

Il a fait observer qu'entre le second semestre de 2012 jusqu’à la fin 2018, un nombre considérable d'illégalités liées à l'aménagement du territoire et à l'urbanisme avaient été éliminées, dont beaucoup existaient depuis de nombreuses années.

À cet égard, Miguel Diaz-Canel a souligné que ces questions ne sont pas suivies par un contrôle adéquat et avec systématicité, ce qui a une incidence sur les progrès discrets obtenus en matière de lutte contre les illégalités. En ce sens, il a indiqué d'inclure dans les systèmes de travail des gouvernements territoriaux, des organismes et des entités, le contrôle et le suivi des mesures qui ont été présentées, et dont les résultats seront analysés au cours de redditions de compte à différents moments. •

Source : Informations basées sur les travaux publiés sur le site web de la Présidence.