AFIN de répondre à la nécessité d'accroître les exportations du pays, l'agriculture à Pinar del Rio développe plusieurs cultures qui sont déjà vendues à l'étranger, ou qui pourraient l’être dans un proche avenir.
C’est le cas du « chile habanero », une sorte de piment peu consommé à Cuba, mais qui est très apprécié dans d'autres pays.
Ana Luisa Perez, spécialiste de l'entreprise agricole Cubaquivir, l'une des deux sur le territoire spécialisées dans ce genre de production, a expliqué à Granma International que cette entité a commencé l’ensemencement fin septembre dernier dans cinq maisons de culture, qui sont en récolte depuis décembre.
Ainsi, par l'intermédiaire de l’Entreprise d’exportation Citricos Caribe, le chili habanero de Cubaquivir est expédié deux fois par semaine au Canada et en Europe. Selon cette spécialiste, une équipe d'ingénieurs de son entité a assuré le suivi des plantations depuis le début pour atteindre les rendements et la qualité exigés par les marchés étrangers.
« Jusqu'à présent, nous avons exporté plus de 6,4 tonnes, avec une très bonne acceptation », a-t-elle affirmé. À partir du mois de mai, les pays qui consomment ce piment commencent à récolter leurs propres cultures. « Par conséquent, selon les études, la demande concernant nos produits sur le marché se situerait entre novembre et mai. »
Ce n'est pas la première fois que l'entreprise produit pour l'exportation. Ortelio Rodriguez, sous-délégué de l'Agriculture à Pinar del Rio, affirme qu'à d'autres époques, des produits comme le poivre et la tomate étaient cultivées ici et exportés vers différents pays. Cependant, avec le temps, cette pratique s'est perdue.
Par conséquent, l'une des priorités actuelles du secteur est la sauvegarde de certains produits et l’introduction de nouveaux produits.
Dans le cas de Cubaquivir, par exemple, des conversations ont lieu avec des clients étrangers intéressés par des cultures dans la production desquelles lesquelles cette entité de Pinar del Rio possède déjà une bonne expérience.








