
Commune littorale, la ville de Regla possède un charme naturel qui connaît actuellement des modifications, un aspect et un esprit renouvelés, grâce aux travaux qui sont effectués dans ses rues.
Il faut s'y rendre pour constater directement que les transformations ne sont pas négligeables : les changements physiques sont réalisés avec beaucoup de goût et les changements sociaux – les premiers à avoir été mis en œuvre par les autorités du territoire – ont été réalisés en profondeur afin de répondre aux inquiétudes et aux attentes de nombreuses familles.
Ce jeudi en milieu de matinée, le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste et président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, s’est rendu dans la municipalité de Regla, afin de vérifier l'avancement des processus de restauration et l'inauguration des travaux, et voir en détail combien de personnes ont trouvé des solutions à leurs préoccupations en tant qu'êtres sociaux.
Dans le centre historique de la municipalité, le président a visité, tout d'abord, une salle de jeux, où, entre autres détails, il s’est intéressé à la fréquentation de ce lieu par le public. Il s'est ensuite rendu au cinéma-théâtre de Regla, où la Première secrétaire du Parti communiste de ce territoire, Zulia Muñoz Gonzalez, a donné des détails sur les changements qui ont été effectués sur la base d'un diagnostic très précis des caractéristiques de la population. Quelques instants auparavant, au cinéma-théâtre, Karenia Marrero Arrechea, intendante de la commune et enseignante de profession, avait décrit la vingtaine de travaux réalisés dans le centre historique, dont 11 sont encore en cours, avec pour objectif de les inaugurer prochainement.
Selon Karenia Marrero, la salle de jeux, le cinéma-théâtre, un glacier, la cafétéria El Prodal (où sont proposés les produits de cette marque), une pâtisserie, le cabinet médical – qui était une demande de longue date de la population –, la maternité, trois épiceries, deux boucheries, une poissonnerie, la bibliothèque publique, le Parc central, le Parc des martyrs et l'Embarcadère de Regla, l'un des principaux travaux, sont déjà achevés ou restaurés.

Lorsque le président Diaz-Canel a fait une pause au cinéma-théâtre, Zulia Muñoz lui a parlé des quatre quartiers en cours de transformation, en plus de ce que l'on peut déjà apprécier dans le centre historique. Elle a rappelé avec fierté que c’est Fidel qui donna à la ville de Regla le nom de « Sierra Chiquita », (Petite Sierra) en raison du courage avec lequel ses habitants avaient combattu pour les causes de la Révolution.
Elle a également expliqué au président que la municipalité littorale compte 24 entreprises d'État et d'autres acteurs économiques du secteur non étatique, ainsi que trois conseils populaires, plus de 43 800 habitants, entre autres données, puis elle a évoqué les défis à relever tels que le fonds de logement en mauvais état, les jeunes sans emploi, les mères en situation de vulnérabilité, plus de 1 200 personnes âgées vivant seules, et l'insuffisance d'espaces pour la promotion et la consommation culturelles, entre autres problèmes. Une brève phrase de Zulia au président Diaz-Canel donne une idée de l'état d'esprit qui règne : « Regla a commencé à agir, avec une culture du détail, avec l’envie de faire ». Et avec passion, la dirigeante a parlé de l'Emboque, qui représente pour elle l'un des travaux les plus spirituels qui aient été entrepris.

Le chef de l'État lui a demandé si les habitants ont accepté positivement les travaux effectués à l'Emboque ; ce à quoi elle a répondu affirmativement, précisant que les gens vont désormais s’asseoir avec plaisir sur le mur face à la mer. Diaz-Canel a ensuite souligné que l'essentiel était le changement d'attitude, la participation de la population, la préservation de ce qui est fait et le sentiment d'appartenance.
Plus tard, le président a visité les établissements rénovés. Au milieu de la joie et des slogans révolutionnaires lancés par la population, le président s’est rendu au glacier La Marina, à la cafétéria El Tropical, au restaurant Prodal, à la cafétéria Las tres cruces, au projet Velo-Cuba (location de vélos), au cabinet médical et à l’épicerie. Des travaux de réparation réalisés avec beaucoup de goût. C'est pourquoi, dans l'un des bâtiments, le chef de l'État a déclaré : « Maintenant, il faut prendre soin de ces lieux, rompre avec l'idée du "tout nouveau, tout beau", afin de montrer que nous pouvons faire en sorte que les choses soit durables, et que nous pouvons même les améliorer. »

Le président a poursuivi le long de la rue José Marti, en direction de la mer et au milieu de la clameur de la population, au fur et à mesure qu'il avançait, il a visité le collège Julio Antonio Mella, la boulangerie-pâtisserie, le local aux hauts plafonds et tout en pierre, qui sera bientôt la maison de la Culture, la bibliothèque municipale (où il s’est intéressé au piano, datant du 19e siècle, et à l'encyclopédie cubaine Mille questions, mille réponses).
« C'est formidable, regardez-le marcher dans les rues de Regla ! », s’est exclamée une habitante du quartier ; et au coin d'une rue, une petite femme, qui avait partagé avec le président une mission au Nicaragua, s'est pendue à son cou et l'a serré dans ses bras avec une émotion partagée par le président.

« Diaz-Canel, nous avons confiance en vous ! », a-t-on entendu crier depuis un trottoir. Ce à quoi il a répondu: « Et moi, j’ai confiance en vous ! » Le président a poursuivi son chemin et s'est arrêté devant le monument aux martyrs de Regla, ainsi que devant la plaque sur laquelle on peut lire : « Regla, 1836-1996. Aux Africains qui, en 1836, ont fondé dans cette ville la Société secrète Abacua. »
Le parcours le long d'un chemin baigné par la mer, le soleil et le peuple, s'est achevé au pied d'un énorme fromager, où Omar et sa Rumba Way ont fait danser tout le monde, y compris le président, sur un rythme contagieux qui disait : « Ne te méprends pas, mon frère/ cette solidarité grandit chaque jour », et « nous allons résister, survivre et vaincre. »

Le soleil tapait sur une mer couverte d'offrandes religieuses. Ce fut une belle matinée, comme celle d'une âme qui s’éveille et se purifie, prête à continuer à construire ce passage courageux d'un jour à l'autre, cette chance que nous n'emprunterons à personne, que nous ferons – comme le dit le génial poète – de nos mains et sans autorisation, parce que personne ne viendra nous chercher, ni à Regla ni dans aucun autre recoin de l'Îe, pour faire notre vie à notre place.









