ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN

Bien avant l’aube, l'historique Place de la Révolution José Marti à La Havane et ses rues avoisinantes, témoins d'innombrables batailles, étaient une ruche d'enthousiasme, remplie d’une foule joyeuse et engagée en faveur de la Patrie et de la fête internationale des travailleurs. C'est ainsi que Cuba s'est éveillée en ce dimanche spécial de réaffirmation de notre socialisme.

Les voix de soutien à notre belle Île et à Fidel n'ont pas manqué de la part d'amis d'autres continents, venus de 60 pays et de plus de 200 organisations syndicales, car Cuba n'est pas seule dans sa lutte titanesque pour le développement de notre pays et dans la lutte contre les complots ourdis par l'impérialisme yankee.

À la tribune, au pied du monument dédié au Héros de notre indépendance, José Marti, se trouvaient le général d'armée Raul Castro Ruz, leader de la Révolution cubaine, Miguel Diaz-Canel Bermudez, Premier secrétaire du Parti communiste de Cuba et président de la République, et d'autres dirigeants du Parti, de l'État et des organisations de masse. Il y avait également des assaillants des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes, des membres de l’expédition du yacht Granma et des héros du travail. Nos cinq Héros, qui avaient été condamnés à des peines de prison injustes aux États-Unis étaient présents.

Répondant à l’appel, le peuple s'est rassemblé une fois de plus devant l'autel de la Patrie. Fidel était là aussi dans le cœur de chaque Cubain.

La célébration de cette Journée internationale des travailleurs, sous le slogan Cuba vit et travaille, désormais historique, a ratifié l'engagement de construire un pays souverain, indépendant et socialiste.

C’est ce qu’Ulises Guilarte de Nacimiento, membre du Bureau politique du Parti et Secrétaire général de la Centrale des travailleurs cubains, a rappelé dans son intervention, en soulignant le contexte international complexe et difficile, du fait du durcissement du blocus économique, commercial et financier imposé par le gouvernement des États-Unis à notre pays.

Malgré tout, « Cuba ne s'arrête pas, elle met en œuvre des politiques visant à renforcer ses acteurs économiques et les secteurs primaires de sa base productive, la transformation intégrale de ses quartiers et la réduction des personnes en situation de vulnérabilité », a-t-il déclaré.

Il a insisté sur la mise au point par des scientifiques cubains de cinq candidats vaccins, dont trois sont devenus des vaccins, en pleine pandémie, et sur la certitude que Cuba vit et travaille pour son présent et son avenir. La preuve en est dans ce défilé du 1er Mai, une démonstration d'unité et de soutien au projet social que nous construisons.

Et il en fut ainsi dès l’ouverture de la marche par plus de 50 000 travailleurs du bloc de la Santé. Ce fut notre armée de blouses blanches : médecins, infirmières et personnel paramédical, dont le dévouement a sauvé le pays. Ils ont été l'avant-garde dans ce soutien décisif au socialisme, à la Révolution et à ses dirigeants.

À leurs côtés, les travailleurs de BioCubaFarma, des scientifiques, ceux de nos vaccins Soberana, Abdala, Mambisa. Ils étaient 10 000, portant dans leur cœur la gratitude de millions de Cubains et de tous ceux qui, hors de nos frontières, grâce aux succès de la science cubaine, ont défié la mort et vaincu la COVID-19.

Les enseignants ne pouvaient pas être absents, menés par des étudiants et des travailleurs des écoles pédagogiques de la capitale, par des alphabétiseurs, par des dizaines de milliers de constructeurs, et par des représentants des services communaux, des institutions et des organisations de l'État qui, côte à côte avec les représentants des formes de gestion non étatiques, ont défilé sur une place bondée de travailleurs, d'intellectuels, de combattants des Forces armées révolutionnaires et du ministère de l'Intérieur, par tout le peuple aux côtés de sa Révolution.

Pour clore la marche, brandissant des drapeaux cubains et du 26 juillet, le bloc des jeunes, avec des membres de la Fédération des étudiants universitaires (FEU) et de la Fédération des étudiants de l'enseignement secondaire (FEEM) : la nouvelle génération qui ratifiait l'engagement de poursuivre la lutte contre le blocus et de continuer à construire notre Patrie.

En ce 1er Mai, la Place de la Révolution José Marti fut la tribune d'un peuple qui résiste et surmonte tous les défis.