
• Au cours de son intervention, lors de la séance de clôture du 4e Plénum du Comité central du Parti communiste, qui s’est tenue le 27 avril, le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste et président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a évoqué les nombreuses certitudes, mais aussi les questions qui nous invitent à parfaire notre travail à la poursuite d'un pays qui s'émancipe.
Depuis la salle plénière du Palais de la Révolution, le chef de l'État a consacré ses premiers mots à transmettre aux délégués un message du général d'armée Raul Castro Ruz, qui a souhaité que les participants à cette importante réunion sachent qu'il s’était tenu au courant, et qu’il avait suivi tout le déroulement du Plenum qui, a-t-il dit, s'est très bien passé.
Le Général d'armée a adressé ses salutations à tous les membres du Comité central, et leur a demandé de confirmer qu’il serait présent sur la Place ce 1er Mai.
À propos du mouvement des cadres, qui était le premier point à l'ordre du jour du 4e Plenum, Diaz-Canel Bermudez a adressé ses félicitations aux camarades promus, en reconnaissance de leurs contributions à la défense de la Révolution et du socialisme. Puis, il a donné aux délégués des explications détaillées sur le contexte complexe dans lequel est plongée Cuba.
Le président a fait référence au monde, caractérisé par un scénario dans lequel le gouvernement des États-Unis construit une hégémonie, qui « est basée sur toute une symbolique du pouvoir » : il s’agit d’une « guerre culturelle et communicationnelle que l'empire impose de manière perverse », et à travers laquelle, a dénoncé le chef de l'État, « plusieurs sociétés ont été frappées ».
Selon le président, « les facteurs de crise présents ces dernières années, accélérés par la pandémie, ont augmenté l'aliénation sociale des individus, les égoïsmes », ce qui a « provoqué une dépolitisation des sociétés, et c'est ce qui explique », a-t-il dit, les projets « désormais non seulement de la droite » mais d'une « droite ultraconservatrice dans laquelle prolifèrent aussi aujourd'hui des éléments de la pensée fasciste ».
La façon d’agir des gendarmes impériaux a un impact sur la planète, et avec une force particulière contre l'Île. Concernant la réalité qui nous préoccupe, le président a offert son évaluation, tout d'abord, du blocus. Il s'agit d'une politique, a-t-il dénoncé, qui « figure dans les documents officiels du gouvernement des États-Unis, dans le fameux mémorandum Mallory, et souvenons-nous d’une partie de ce texte en le projetant dans la situation actuelle pour constater qu'il a existé toute une continuité dans la réflexion de la politique étasunienne ».
Faisant référence à une partie du mémorandum, le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste a repris les mots suivants : « La majorité des Cubains appuie Castro. […] Le seul moyen prévisible de lui faire perdre son assise interne est par le désenchantement et la désaffection basés sur l’insatisfaction et les difficultés économiques. […] Il faut mettre en pratique au plus vite tous les moyens possibles pour affaiblir la vie économique de Cuba […] Une ligne d’actions qui, tout en étant aussi ingénieuse et discrète que possible, permette de réaliser les plus grands progrès en privant Cuba d'argent et de fournitures, afin de diminuer ses ressources financières et les salaires réels, pour provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement. »
Diaz-Canel a rappelé que depuis 2019, le blocus a été renforcé, ce qui « a eu un impact sévère sur l'économie et la vie de notre population ». Et parmi les actions qui ont intensifié ce siège, il a mentionné « l'inscription de Cuba sur la liste des pays soutenant le terrorisme durant la dernière étape du mandat de Trump, les mesures visant à nous priver de carburant, la suspension des envois d’argent, l'application du Titre III de la loi Helms-Burton et les 243 mesures de Trump », tout cela, a-t-il dit, a « eu un effet très néfaste » sur le commerce extérieur cubain, sur l'accès au financement, a entraîné une hausse du coût des importations et a entravé la capacité d'attirer des capitaux pour le développement.
Le blocus, a souligné le président cubain, a eu des répercussions sur la disponibilité de l'énergie, l'approvisionnement en nourriture, les médicaments, les transports, les intrants ainsi que sur le pouvoir d'achat et les revenus de la population. Il a provoqué l'inflation, les prix élevés et les files d'attente interminables. « Et à cela, il faut ajouter les effets de la sécheresse et les problèmes d'approvisionnement en eau dans un certain nombre de communautés », a-t-il dit.
Compte tenu de tout ce qui précède, lutter contre l'épidémie de covid-19 est devenu très difficile. Le président s’est penché sur cette réalité, en soulignant la nécessité de mettre un visage sur cette souffrance et de parler du blocus qui signifie des familles, des enfants, des processus productifs qui sont affectés par ces mesures, ce qui entraîne « des problèmes sociaux qui augmentent en raison de la perversité de ce blocus ».
Diaz-Canel Bermudez a également évoqué l'agressivité dont les États-Unis ont fait preuve à l’encontre de Cuba, en utilisant les techniques de la guerre non conventionnelle, les laboratoires d'intoxication médiatique, toute la campagne de désinformation, de mensonges, de double standard et d'hypocrisie. Puis il a évoqué la façon dont le conflit entre la Russie et l'Ukraine est un exemple vivant de la manipulation médiatique du « gouvernement des États-Unis, qui n’a de cesse de chercher à étendre sa domination militaire et hégémonique ».
Cuba en tant que cible de cette agressivité impériale, et plus particulièrement la question de la migration, a été l’un des points évoqués par le président, qui est revenu sur le contexte historique, sur le fait qu'avant le triomphe révolutionnaire de 1959, « l'ambassade des États-Unis accordait très peu de visas aux citoyens cubains pour émigrer vers ce pays, ce qui constituait à l'époque une aspiration économique pour des centaines de millions de personnes dans le monde ».
Les formalités, a-t-il rappelé, étaient longues et absolument rigoureuses, et quiconque entrait illégalement, en violant les lois de ce pays, risquait la prison ou l'expulsion du territoire. Avec le triomphe de la Révolution, les premiers à commencer à sortir illégalement de Cuba ont été les assassins, les hommes de main, les tortionnaires, les détourneurs de fonds et les voleurs de la tyrannie renversée qui y ont trouvé refuge : « L'entrée pour eux était sans aucun obstacle, et quiconque quittait Cuba illégalement sous n'importe quel prétexte est devenu une norme. »
En 1962, le gouvernement des États-Unis, selon le chef de l'État, a brusquement supprimé les vols normaux et les départs légaux du pays. Des centaines de milliers de personnes, a-t-il dit, ont perdu tout lien avec des parents vivant dans ce pays du Nord, parmi eux se trouvaient des parents qui avaient envoyé leurs enfants aux États-Unis, à la suite de la fausse campagne sur l'autorité parentale [Opération Peter Pan].
La politique de l'époque, qui s'est répétée au fil des années, a donné lieu à des crises migratoires successives, a déclaré le président, qui n'a pas oublié de mentionner que chaque fois que les États-Unis ne respectent pas les accords migratoires, ils ferment les voies légales d'émigration et intensifient ainsi le blocus économique contre Cuba.
Depuis 2017, a-t-il dénoncé, le gouvernement des États-Unis ne respecte pas, de manière unilatérale et injustifiée, l'obligation signée en 1994 d'assurer la migration légale vers ce pays d'un minimum de 20 000 Cubains par an. Plus loin, le président a souligné que « Cuba a respecté scrupuleusement les engagements pris dans le cadre des accords migratoires et, avec l'aide de la population, nous continuerons à les respecter afin d’éviter autant que possible l'émigration illégale, dangereuse et désordonnée ».
Il est positif, a-t-il déclaré, que les cycles de négociations sur les migrations aient repris, mais cela ne suffit pas. « Les États-Unis doivent respecter leurs engagements envers les accords migratoires en vigueur ».
Le traitement hypocrite et à double sens de la question des droits humains par le gouvernement étasunien vis-à-vis de l'Île a également été abordé par le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste. Devant les délégués du 4e Plénum, il a rappelé que le gendarme impérial « déclare quotidiennement que les droits humains de notre peuple sont la priorité de sa politique à l'égard de Cuba, et cherche en même temps délibérément à provoquer l'effondrement de l'économie de tout un pays, en mettant en danger la subsistance quotidienne de sa population. Il est difficile de ne pas remarquer l'incohérence et l’hypocrisie entre ses déclarations et sas agissements ».
Et d'ajouter : « Il s’agit d’une politique qui a échoué et qui échouera encore dans sa volonté de renverser la Révolution », dans sa tentative de « forcer une fois de plus notre peuple et notre gouvernement à renoncer à leurs efforts pour construire un projet de justice et de bien-être pour tous ».
« Le dessein des États-Unis reste d'exercer une pression maximale, afin de générer une déstabilisation et, avec le soutien de leurs opérations de désinformation, de rendre notre gouvernement responsable de l'impact des mesures inhumaines de siège économique et financier sur notre pays », a affirmé le Premier secrétaire du Parti.
Après avoir décrit en détail la réalité d'une Cuba qui a su construire une société où la dignité de l'être humain compte réellement, le chef de l'État a déclaré que « conformément au respect des droits humains, la Constitution cubaine considère toutes les personnes égales devant la Loi, sans aucune discrimination ».
Le président a fait valoir : « Nous promouvons une gestion axée sur la garantie d'un ordre international fondé sur l'inclusion, la coopération, la justice sociale, la dignité humaine et le respect de la diversité. En outre, nous mettons en œuvre d'importants Programmes de gouvernement, tels que le Programme de lutte contre la discrimination, le Programme de promotion de la femme, le Programme de prise en charge des enfants et des jeunes, et les Programmes sociaux de prise en charge des personnes en situation de vulnérabilité et de handicap.
« Où les droits humains sont-ils les mieux protégés, à Cuba ou aux États-Unis ? Assez de mensonges ! Nous allons également faire référence aux manipulations du gouvernement étasunien concernant le Sommet des Amériques, qui devrait d'ailleurs être un Sommet des Amériques, et non un Sommet des États-Unis avec ses invités », s'est exclamé le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste, qui a ajouté que « ces jours-ci, le gouvernement étasunien prend des mesures, comme l'a dénoncé notre ministre des Relations extérieures, pour exclure Cuba du 9e Sommet des Amériques, qui se tiendra dans la ville de Los Angeles en juin prochain ».
Concernant le fait que l'Île ait été exclue de la participation à l’élaboration du Plan d'action sur la santé et la résilience dans les Amériques jusqu'en 2030 – qui est élaboré par l'un des groupes de travail de préparation du Sommet –, Diaz-Canel Bermudez a déclaré qu'il s'agit d'un « véritable affront », sachant que les résultats de Cuba en matière de santé sont incontestables.
« En période de pandémie, il est encore plus scandaleux de ne pas tenir compte de la contribution de Cuba, de ses avancées scientifiques notables et de sa coopération solidaire dans la lutte contre la covid-19 », a souligné le président, pour qui « il n'existe pas une seule raison qui justifie l'exclusion de Cuba, ou de tout autre pays de Notre Amérique, de cet événement. Personne ne peut nier que la tenue d'une autre tenue de ce Sommet sans la présence de Cuba constituerait un recul historique dans les relations hémisphériques ».
« Les États-Unis ne comprennent pas que la région de l'Amérique latine et des Caraïbes a changé à jamais et qu'il n'y a pas de place pour le rétablissement de la Doctrine Monroe et de la vision panaméricaniste, avec laquelle ils prétendent imposer leur domination hégémonique dans l'hémisphère occidental », a-t-il affirmé.
« Nous dénonçons et rejetons fermement la manipulation politique du Sommet des Amériques par les États-Unis, et nous remercions les peuples et les gouvernements qui ont maintenu une position courageuse de solidarité avec Cuba. »
Sur la façon dont l'empire tente de dénigrer les actions de notre pays et de notre peuple à la suite des événements du 11 juillet (dernier), et en particulier sur le suivi pervers donné aux procès et aux condamnations des personnes ayant participé à ces événements, Diaz-Canel a dénoncé le fait que « le gouvernement des États-Unis et son réseau subversif, en insistant sur le rôle de son ambassade à La Havane, maintiennent une attitude d'ingérence et de provocation afin de détruire l'unité de la Révolution, en essayant de créer des brèches dans des questions aussi sensibles et prioritaires pour la nation que la famille et les droits humains ».
Le chef de l'État a souligné comment la guerre médiatique impériale tente de « générer des campagnes contre notre système judiciaire et de manipuler la question des personnes jugées pour leur participation aux émeutes des 11 et 12 juillet 2021 ». Notre système judiciaire, a-t-il souligné, est axé sur la rééducation et la réinsertion dans la société des personnes qui commettent des délits, car il est fondé sur l'humanisme et le respect de l'être humain.
« Les personnes impliquées dans les événements de juillet 2021 ont été poursuivies conformément aux dispositions du Droit pénal en vigueur, avec un traitement différencié pour chaque cas, en fonction de leur participation et du délit commis, et en garantissant un procès équitable. »
Les procès, a signalé le président Diaz-Canel, « ont été menés dans le plein respect de la Loi, avec toutes les garanties et dans la plus grande régularité et transparence, comme l'ont systématiquement rapporté nos organes judiciaires ».
« Il faudrait se demander pourquoi ces procès à Cuba sont si importants et non la condamnation des disparus, des dirigeants sociaux et des journalistes assassinés quotidiennement, les abus policiers, les centres de torture clandestins, les forces paramilitaires qui sont reconnues par d'autres gouvernements dans le monde ; pourquoi doivent-ils avoir recours aux fausses nouvelles, aux pressions pour faire écrire des lettres ou manifester publiquement contre ces procès, pourquoi l'encouragement de messages vulgaires et haineux sur les réseaux numériques », a signalé Diaz-Canel.
Faisant référence à un monde injuste raconté à l'envers, où l’on ne respecte pas les droits de l'Homme, le chef de l'État a soulevé les questions suivantes : Qui sont les promoteurs de la guerre dans le monde, qui déstabilisent les gouvernements, qui plongent les pays dans lesquels ils interviennent dans la crise et le chaos, qui planifient des assassinats et des attentats contre les dirigeants d'autres pays et qui manipulent l'opinion publique mondiale ? Qui sont vraiment les plus grands transgresseurs des droits humains, ceux qui imposent des mesures unilatérales et les internationalisent ?
Le président a ensuite retracé l'histoire du gendarme impérial, qui a été l'histoire de la souffrance humaine, des guerres et des massacres ; qui a été la saga de l'opportunisme dans les conflagrations mondiales, et des interventions dans de nombreux pays. « Cuba a une mémoire historique et, comme José Marti, nous connaissons les entrailles du monstre impérialiste et nous faisons nôtre la fronde de David », a souligné Diaz-Canel.
Au sujet de Cuba pendant les durs moments de la COVID-19, le chef de l'État a rappelé que l'empire « a maintenu le blocus à des niveaux extrêmes pendant la pandémie et a parié que, face à cette situation, la Révolution s’écroulerait ». Le gouvernement des États-Unis, a-t-il ajouté, « a interdit l'arrivée à Cuba et l'acquisition de ventilateurs pulmonaires aux moments où la demande était la plus forte ; il a entravé l'acquisition de matériaux et de fournitures indispensables à la production industrielle des vaccins cubains contre la COVID-19 ; et pendant les jours de crise de fourniture d’oxygène dans notre pays, au plus fort de la pandémie, il a été impossible d'importer de l'oxygène des États-Unis parce qu'il fallait une licence spécifique et satisfaire aux exceptions du blocus ».
« Cuba n'a jamais reçu d'offre du gouvernement des États-Unis concernant la pandémie, et malgré cela, il a lancé et encouragé de manière hypocrite, brutale et abusive une campagne de SOS sur les médias sociaux contre notre pays. »
Face à une telle réalité, le président s’est exclamé : « Que devons-nous faire ? », et il a poursuivi en signalant : « Tout d'abord, ne jamais plier ou nous rendre. Nous réaffirmons la reconnaissance et la défense de nos essences : l'indépendance, la souveraineté, la démocratie socialiste, la paix, l'efficience économique, la sécurité et les conquêtes de la justice sociale, autrement dit, le socialisme.
« À cela s'ajoute la lutte pour la prospérité, depuis l'alimentation jusqu'aux loisirs, en passant par le développement scientifique, la richesse spirituelle accrue, le bien-être, qui favorise la conception du fonctionnel et du beau, comme le reconnaissent les lignes directrices adoptées lors de notre Congrès.
« Les objectifs figurent dans notre Constitution. Nous abordons ces objectifs dans l'unité, mais aussi en reconnaissant la diversité et l'hétérogénéité de notre société », où « les préoccupations de nos concitoyens, leurs propositions, celles des voisins du quartier, des travailleurs, des jeunes, des artistes, des créateurs, des journalistes et des professionnels de la science sont prises en compte ».
NOTES SUR LE TRAVAIL DU PARTI
« Le processus de bilan du Parti au niveau provincial s’est achevé avant d'arriver à ce Plénum. Il a été caractérisé par un débat critique, honnête, combatif et engagé, et essentiellement orienté vers le suivi des accords, des lignes directrices et des idées émanant du 8e Congrès du Parti », a rappelé le Premier secrétaire.
Selon Diaz-Canel Bermudez, cette démarche, de l'avis de la direction du Parti, a permis, entre autres réussites, un renouvellement adéquat des postes, un large échange avec les militants et la population : « Les problèmes qui affectent le plus la population et le pays ont été abordés, notamment, le travail politique et idéologique, le fonctionnement interne du Parti, la bataille économique, le travail dans les quartiers et les communautés, le travail avec les jeunes et la politique des cadres », a-t-il déclaré.
« Nous continuerons à donner une continuité au 8e Congrès », a indiqué le Premier secrétaire, qui a reconnu que « nous ne sommes qu'au début, et que le chemin pour rendre effectifs les accords du 8e Congrès nécessite de nombreux éclaircissements et des actions qui impliquent une grande partie de notre société ».
Les responsabilités du Parti sont nombreuses, a-t-il rappelé : « Dans une large mesure, elles se déploient dans deux dimensions : en tant que force dirigeante supérieure de la société, et en tant qu'organisation ayant sa propre structure et ses propres fonctions. »
Et le chef de l'État d’ajouter : « Une grande partie de ce qui sera obtenu dans le travail éducatif qui contribuera au perfectionnement de la démocratie avec une influence sur la reproduction du consensus politique, est directement liée au travail du Parti. Il est donc opportun de réaliser un exercice systématique, dans lequel nous devons répondre aux questions suivantes : Que faisons-nous pour promouvoir l'attention aux militants et la croissance du Parti dans tous les scénarios ? Dans quelle mesure les évaluations périodiques des cadres et des militants ont-elles une incidence effective sur les méthodes utilisées dans le travail politique ? »
D'autres questions posées par le président ont été les suivantes : Que fait-on dans l’environnement du Parti pour garantir l'implication populaire ou du monde du travail, qui assure une participation réelle des masses à la prise de décisions ? Que discute-t-on et comment discute-t-on dans nos cellules du Parti ? Que fait-on pour obtenir une participation populaire ? Que fait-on pour améliorer le travail des organisations de masse ? Quelle est la qualité des accords conclus ?
Autres concepts évoqués par Diaz-Canel Bermudez : Le Parti doit croître dans tous les endroits, dans toutes les sphères, dans tous les scénarios, et la question n'est pas seulement de croître mais aussi d’assurer un suivi adéquat à l’état des militants. La société et ses institutions ont besoin de cadres ayant une profonde préparation éthique et professionnelle, qui se distinguent par des qualités telles que la préoccupation révolutionnaire, la sensibilité aux problèmes du peuple, la volonté de se dévouer et la capacité à faire face à l'adversité avec créativité, afin d’inspirer et motiver l'innovation.
Sur ce dernier point, il a déclaré : « En toutes circonstances, mais essentiellement dans les plus difficiles et les plus exigeantes, nos cadres doivent se distinguer par leur dévouement à leur tâche, leur désir d'exceller, leur modestie et leur sensibilité à se mettre à la place des autres, en faisant passer le "nous" avant le "je". Ils ont la responsabilité de dialoguer sincèrement, avec leur cœur, et de faire preuve d'agilité pour intégrer ces idées dans la prise de décisions. »
À cette fin, a-t-il déclaré, « le rôle joué par nos organisations de base est important, tout comme le rôle que nous jouons également pour renforcer ce mécanisme de reddition de comptes, où trois concepts se rejoignent : reddition de comptes, participation et contrôle populaire ».
« Lorsque nous nous présentons devant le peuple, nous devons avant tout rendre des comptes et laisser les organes collégiaux prendre les décisions finales, en tenant compte avant tout de l'avis du peuple, auquel nous nous devons et que nous représentons », a signalé le Premier secrétaire.
Des questions essentielles comme le programme de transformation du travail idéologique – faire de la politique à partir de la culture, de l'éthique et du Droit – ou comment être « très incisif dans l'analyse des causes des problèmes, pour déceler les contradictions », ou encore comment faire en sorte que les jeunes trouvent leurs propres épopées dans les moments actuels, ont été abordées par le chef de l'État qui, à un autre moment, a fait allusion à la communication sociale en tant que pilier du travail du Parti et du Gouvernement.
« Il incombe au Parti de veiller à ce que le discours politique et les messages idéologiques soient empreints d'éthique et promeuvent des valeurs en faveur du socialisme. Mais il faut comprendre et élever ses ressources esthétiques, afin de toucher la sensibilité des gens et susciter des émotions en faveur de la cause que nous défendons. »
« La préparation des cellules du Parti et de leurs militants sur des questions ayant un impact politique et idéologique a-t-elle été suffisante, dans les moments que nous vivons ? », s’est interrogé Diaz-Canel lors du 4e Plénum, puis face à ce défi, il a évoqué le recours à la science et à l'innovation « pour résoudre et aborder nos principaux problèmes ».
LA FAMILLE, L'ÉCONOMIE, LA VIE
La 4e Plénum du Comité central du Parti communiste a examiné le déroulement du processus de consultation populaire sur le Code des familles. Le président a évoqué le sujet en rappelant que le texte en discussion « reconnaît tous les types de familles ;il renforce la responsabilité de la famille du point de vue affectif, éducatif, formatif et économique, dans la prise en charge de ses membres ; il apporte des solutions juridiques immédiates et spécialisées ; il propose un équilibre entre la société affective et la consanguinité, le respect des droits des personnes ; il défend la solidarité et la dignité ; il est respectueux des droits humains, de l'égalité et des conventions internationales ratifiées par Cuba. »
« Ceux qui nient toutes ces valeurs de notre Code des Familles favorisent les préjugés, la discrimination et la violence contre toute autre forme de relation amoureuse et sexuelle entre les personnes, car notre Code est totalement émancipateur », a souligné le chef de l'État.
Après avoir énuméré les raisons qui expliquent la modernité et l'esprit très humaniste du Code, le président Diaz-Canel a fait allusion, précisément à cause de son essence, à la nécessité qu’il aboutisse, et il a exprimé sa volonté de voter en faveur d'un texte qui nous concerne tous.
À propos de la mise en œuvre des Orientations de la politique économique et sociale du Parti et de la Révolution, le chef de l'État a déclaré : « Je pense que nous sommes maintenant à un moment où nous devons appliquer un système de travail pour assurer le suivi, similaire à celui mis en œuvre pour faire face à la COVID-19, et qui parte de la gestion d'un groupe de travail temporaire interdisciplinaire, intersectoriel, avec des spécialistes et des universitaires qui suivront systématiquement, sous la direction du Premier ministre, l'évolution de la mise en œuvre de cette politique économique et sociale du Parti et de la Révolution. »
Diaz-Canel a également évoqué la mise à jour de la stratégie économique et sociale, qui doit être « basée sur le concept de la résistance créative, de la résolution des problèmes par nous-mêmes, avec notre effort et notre talent », tout en étant conscients qu'il ne s'agit pas d'une camisole de force et qu'elle doit être constamment mise à jour. Le chef de l’État a également parlé de la nécessité de travailler pour que tout ce qui a été discuté au 8e Congrès se traduise par des avancées, de démanteler les barrières mentales et faire en sorte que l'entreprise d’État socialiste tire profit de tout ce qui a été conçu pour perfectionner son fonctionnement et de faire en sorte que les acteurs qui composent l'économie travaillent de plus en plus en interaction.
Vers la fin de son intervention, Diaz-Canel a déclaré : « Je pense que si nous assumons comme des convictions toutes ces choses que nous avons partagées, que nous avons discutées, nous articulerons des émotions, de l'intelligence, avec des actions qui révolutionneront nos performances et notre travail. »
Et il a exhorté à mener tout ce travail « sans perdre l'enthousiasme et l'optimisme révolutionnaire ; sans permettre à cet esprit révolutionnaire de s'affaiblir, conscients que nous avons besoin d'efforts et de dévouement dans les conditions actuelles, que nous devons grandir face à l'égoïsme, à l'individualisme et au pessimisme, que nous devons
poursuivre notre marche avec courage, dignité, décorum, avec un moral élevé, avec joie, avec confiance et avec amour pour Cuba, mais aussi avec la force générée par les liens sociaux qui se créent spontanément entre nous, qui élargissent notre concept de famille aux voisins, aux amis, aux compagnons d’étude et de travail, c'est-à-dire en s'appuyant sur la valeur de l'amitié, de la fraternité et de la solidarité révolutionnaire, avec l'utilisation authentique, créative et appropriée de la plaisanterie et du sens de l'humour, même dans les situations les plus difficiles ».
« Ainsi, en donnant notre cœur à Cuba, nous retournerons sur nos places et dans nos rues après deux ans », a-t-il dit, à l'approche des célébrations du 1er Mai. « Il nous reste beaucoup à faire, beaucoup de problèmes à résoudre, beaucoup de choses à transformer, beaucoup de choses à révolutionner et beaucoup de choses à créer, mais il y a aussi beaucoup de choses à célébrer. »
« Ce petit pays, sans grandes ressources, soumis à un blocus génocidaire et à une traque financière brutale, est allé au-delà de ses propres limites, de ses pénuries et de ses incertitudes pour réaliser ce que d'autres pays disposant de plus grandes ressources n'ont pas pu faire.
« L'intelligence, la créativité, le courage, le dévouement, l’abnégation de notre communauté scientifique et de tout notre personnel de santé, et de notre peuple, nous ont permis de surmonter tous les obstacles et de sauver nos vies. »
« C'est la victoire du talent et de l'effort. C'est le résultat d'une œuvre visionnaire qui nous a été léguée par Fidel et à laquelle Raul a donné continuité.
« La Place de la Révolution José Marti peut être et sera le plus beau cadre d'une épopée de 63 ans faite de résistance non passive, sans complaisance et non défaitiste. Alors, nous allons peindre, ensemble, le paysage de l'unité et de la continuité, le paysage d'une Révolution au pouvoir,
« Allons-y à fond, à ce 1er Mai ! », a appelé le Premier secrétaire du comité central du Parti communiste de Cuba.








