ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Le président de la République de Cuba et Premier secrétaire du Comité central du Parti, Miguel Diaz Canel a participé à la journée de travail bénévole. Photo: Ismael Batista

« Quelle fierté d'avoir l'opportunité de travailler, coude à coude, à l’occasion d’un travail bénévole avec le Premier secrétaire du Parti et président de la République ! » a écrit Natalia sur Twitter. « Ce n'est pas une pose, c'est une attitude. C'est le même Diaz-Canel que l’on voyait, lorsqu’il était membre du Comité national de l'Union des jeunes communistes (UJC), dimanche après dimanche, des jours comme celui-ci, se rendre à vélo vers des centres de travail, que ce soit dans les municipalités du Cotorro ou de Marianao », a posté Iroel Sanchez.

Mais ce n’était pas le chef de l'État. Là-bas, dans le quartier de Juan de Dios Fraga, dans la municipalité de La Lisa, c’était un Cubain de plus de ce peuple endurci et noble. Il est allé travailler, pour faire la Révolution, ce qui, selon les mots de Fidel, est « le devoir de tout révolutionnaire ».

Tout Cuba a répondu. Ses jeunes et ses travailleurs, ses intellectuels et ses scientifiques, ses sportifs et ses artistes, ses ouvriers, ses militaires, ses enseignants, bref, ses femmes et ses hommes qui, à l'appel de la Centrale des travailleurs de Cuba, ont participé ce 9 octobre à l'effort de redressement après les dégâts causés par l'ouragan Ian dans l'ouest du pays. Ceux qui n'ont pas été touchés ont également répondu à l'appel, pour aider à la production pour les plus démunis. La Patrie a lancé un appel, et ses patriotes se sont lancés dans l'effort de reconstruction.

Il est clair qu’il s'agit d'une œuvre d'amour, parce qu'elle est, précisément, inspirée par l'exemple du Che, l'exemple de Cuba, l'exemple de l'Amérique, l'invincible, l'homme qu'ils ont voulu tuer, mais qu’ils ont multiplié, et c’est pour cette raison que l'impérialisme a tellement peur de lui. C'est le Che qui a promu ces gestes de solidarité avec la Patrie dans les moments les plus difficiles, car c'est aussi lui qui a dit qu' « un véritable révolutionnaire est guidé par de grands sentiments d'amour ».

Là, à La Lisa et dans la Cuba qui l'accueillit comme un fils, se trouvait le Guérillero héroïque, 55 ans après sa chute au combat, dans les mots du Premier secrétaire, lorsqu'il affirma que des jours comme celui-ci renforcent « la conviction que le Che est présent, et que nous n'avons pas renoncé à construire l'homme nouveau ».

C'est pourquoi, à Juan de Dios Fraga, le chef et le subordonné ne faisaient qu'un dans la même tâche de débarrasser les décombres pour embellir le quartier. Pendant ce temps, à Pinar del Rio et Artemisa, les électriciens héroïques, comme les a définis le président, tout en qualifiant d'exploit le travail réalisé par le peuple, grimpent aux poteaux électriques pour rendre de la lumière aux planteurs de tabac, puis à La Havane en un temps record et, partent immédiatement après à Vueltabajo et Artemisa.

Après les efforts de tous, Diaz-Canel a écouté les préoccupations et les inquiétudes concernant la situation de la nation ; il a fait remarquer que ce qu'un cyclone endommage en six heures ne peut être reconstruit dans le même laps de temps. Il est compréhensible, a-t-il dit, que les gens, face au manque d'électricité et d'eau, se sentent désespérés, mais il faut aussi comprendre que d'autres personnes travaillent 24 heures sur 24 pour rétablir ces mêmes services.

Il a remercié les scientifiques vivant dans la communauté de La Lisa pour la lutte qu’ils mènent contre la COVID-19, et a également parlé des dommages sur l'agriculture et le logement, qui nécessitent du temps, mais « nous recherchons des alternatives au plus tôt », a-t-il dit.

« Je dirais que tout Cuba a les yeux rivés sur Pinar del Rio et Artemisa, mais surtout sur Pinar del Rio, qui est le lieu le plus compliqué », a-t-il souligné, en qualifiant de consternant ce qui s'est passé là-bas, où, néanmoins, le fait que les monteurs de lignes aient déjà réparé plus de 30% du service électrique est un autre acte héroïque.

« Nous sommes une famille de Cubains, nous pouvons partager ici sans aucune frontière de positions, d'origines, de situations, de couleur de peau, de sexe ; simplement comme des Cubains libres, dans la Cuba socialiste », a-t-il déclaré avec émotion.

Ce dimanche 9 octobre donne de la force, car pour le Che, pour Cuba et pour sa Révolution, son concept de résistance créative et sa phrase : « Nous allons unir nos bras et nos efforts ! » sont devenus une réalité.

Photo: Ismael Batista
Photo: Ismael Batista