ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Photo: Estudios Revolución

Le Premier Secrétaire du Comité central du Parti communiste et président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a souligné lors de la dernière réunion du Conseil des ministres que « le meilleur temps que l’on puisse utiliser dans la programmation des cadres et de nos institutions est le temps que l’on passe à la base ».
Après la présentation des principales lignes d'action destinées à perfectionner le système de travail du gouvernement par le membre du Bureau politique et Premier ministre, Manuel Marrero Cruz, le chef de l'État a insisté sur le fait que « sans lien avec la base, il n'y a pas de suivi des problèmes de la population ».
C'est ce que vise ce perfectionnement : qu’il y ait davantage de temps pour être à la base, car si nous n'allons pas à la base, « nous ne résolvons rien ».
Sur cette voie, et face à une année 2023 extrêmement difficile pour Cuba dans tous les domaines, le Premier ministre a détaillé les principales idées contenues dans le plan de perfectionnement, approuvé par la plus haute instance du gouvernement.
Selon Marrero Cruz, les circonstances actuelles exigent une reformulation du système de travail du gouvernement afin, entre autres, de garantir que l'activité exécutive et administrative favorise la prise en charge des priorités définies par le pays, lesquelles doivent toujours inclure les problèmes qui comptent réellement pour la population ; faciliter l’exécution des activités des organismes de l'administration centrale de l'État, des entités nationales et des administrations locales ; soutenir, renforcer et valoriser le travail du Pouvoir populaire, en particulier des délégués et assurer l'exercice progressif de l'autonomie de la municipalité, en tant qu'unité politique et administrative primaire et fondamentale de l'organisation nationale, afin qu'elle puisse remplir la tâche de satisfaire les besoins de la population.
Selon les explications du Premier ministre, le système de travail du gouvernement, dont les actions doivent viser à répondre aux priorités de travail définies pour l'année en cours, est mis à jour en permanence, afin d'en améliorer l'agilité et la profondeur, et de renforcer le travail du gouvernement à tous les niveaux.
Nous devons veiller à ce que les résultats soient réellement visibles, surtout dans les domaines qui ont un impact direct sur la population, et pour cela nous devons planifier, fixer des objectifs et ensuite des indicateurs concrets, qui nous permettent de vérifier que les actions vont dans le bon sens.
Pour avancer dans cette direction, il est essentiel de changer la mentalité des cadres et leur capacité à tirer parti de l'intelligence collective dans la recherche de solutions aux problèmes auxquels nous sommes confrontés. « La vie nous a montré que, malgré les graves difficultés auxquelles nous sommes confrontés, il est possible de transformer les processus, d'obtenir des résultats et de rechercher des alternatives », a-t-il déclaré.
Le point suivant de l'ordre du jour était consacré à l'analyse des principaux indicateurs de la politique des cadres de l'État et du gouvernement en 2022. Selon Miguel Mario Cabrera Castellano, chef de la direction des cadres de l'État et du gouvernement, leur performance est un facteur déterminant pour l'avancement de nombreuses actions et stratégies conçues dans le pays.
La réalité, a-t-il expliqué, c'est que même lorsque les résultats sont légèrement meilleurs dans certains domaines, il subsiste des difficultés qui empêchent parfois une meilleure formation et une meilleure performance des dirigeants, ainsi que la sélection et la formation de leur relève.
Le Premier ministre a réfléchi à la capacité des cadres à assumer leurs responsabilités. De nombreux exemples à travers le pays, a-t-il dit, démontrent constamment que lorsque les cadres prennent des initiatives, cherchent des solutions et sont à l'écoute de leurs collectifs de travail, ils sont en mesure de mieux surmonter les problèmes.
Nos cadres, a-t-il souligné, ne peuvent pas craindre d'aller à la rencontre de la population, des travailleurs. Nos cadres doivent aller là où se trouvent les préoccupations et les mécontentements des collectifs afin de pouvoir leur apporter des réponses.

NE PAS ARRÊTER LA RECHERCHE DE SOLUTIONS

Nous devons travailler ensemble pour trouver des solutions, alors que parfois nous ne voyons que des problèmes, a déclaré le ministre de l'Économie et de la Planification, Alejandro Gil Fernandez, en expliquant certains des éléments qui ont distingué la performance de l'économie à la fin du mois de janvier, un mois au cours duquel, a-t-il dit, tous les indicateurs n'ont pas évolué favorablement.
Ces derniers temps, d'importantes mesures ont été mises en œuvre pour surmonter le contexte complexe dans lequel évolue l'économie nationale, et « nous devons les mettre à profit judicieusement », a-t-il souligné.
Les chiffres de ce premier mois de l'année indiquent qu'il faut « accélérer le rythme » et ne pas regarder ce qui a été réalisé de manière triomphaliste, car il existe de nombreuses potentialités dans les entreprises, où les plans sont parfois dépassés, et cela ne se traduit pas toujours par des niveaux d'activité plus élevés.
Le vice-Premier ministre a notamment souligné qu'à la fin du mois de janvier, les exportations avaient légèrement augmenté, en particulier celles de produits tels que le nickel, le miel, le charbon de bois et le tabac. Les niveaux atteints, a-t-il dit, sont conformes au plan.
Il a également fait référence à la légère reprise du tourisme, même si les chiffres sont inférieurs aux prévisions. À la fin du premier mois de l'année, a-t-il dit, un peu plus de 248 000 visiteurs étaient arrivés dans le pays.
À propos du commerce de détail, qui a connu une croissance de 9 %, Gil Fernandez a déclaré que cela « n'est pas suffisant pour entamer un processus de maîtrise de l'inflation, qui reste très élevée », et pour satisfaire la demande de biens et de services de la population.
Dans le cadre du débat suscité par ce point parmi les membres du Conseil des ministres, Ulises Guilarte de Nacimiento, membre du Bureau politique du Parti et Secrétaire général de la Centrale des travailleurs cubains, a réfléchi aux défis complexes auxquels est confronté le pays dans le contexte actuel de fonctionnement de l'économie, qui se répercute directement sur le bien-être de la population.
Le dirigeant syndical a évoqué la persistance des prix élevés et la nécessité de produire des denrées alimentaires, rappelant qu'au cours des derniers mois, des discussions ont eu lieu avec les travailleurs lors de la présentation du Plan de l'Économie, sur tout ce qui contribue à améliorer la fourniture de biens et de services à la population.
Il est essentiel, a-t-il dit, d'intégrer tous les efforts visant à assurer des productions à partir d'une gestion d'entreprise, en tenant compte des ressources dont nous disposons, et de continuer à élever la gestion afin de progresser autant que possible dans la production alimentaire, et améliorer  ainsi les conditions de vie de la population.
Commentant ces réalités, le Premier ministre a déclaré qu'elles confirmaient la nécessité de perfectionner le système de travail du gouvernement, de rechercher des solutions alternatives et d'amener les cadres à jouer le véritable rôle qui leur incombe.
Oui, on peut faire plus de choses, mais on ne peut pas continuer à s’obstiner à faire plus de la même chose, a-t-il dit. C'est la leçon, a-t-il souligné, que nous devons tous retenir : « Voir ce que je peux faire d'autre, ce que je peux transformer, ce que je peux rechercher comme solution alternative », car il ne s'agit pas de chercher des excuses, mais de chercher des solutions.
La séance de travail comprenait également un rapport sur l’exécution de la politique de perfectionnement du Système national d'audit. Le rapport a été présenté par Gladys Bejerano Portela, contrôleuse générale de la République.
De même, le ministre de la Justice, Oscar Silvera Martinez, a fait le point sur la mise en œuvre du Plan d'inscription des biens de l'État au registre de la propriété à la fin de 2022, une question qui progresse et qui est d'une importance capitale pour le renforcement de l'ordre et de la discipline dans le pays.
Des ministères tels que ceux de l'Industrie et des Forces armées révolutionnaires, ainsi que la province de Santiago de Cuba, affichent les meilleurs résultats dans ce processus. En revanche, les principaux cas de non-conformité ont été relevés dans les entreprises du ministère de l'Agriculture et de l'Institut national des ressources hydrauliques, ainsi que dans les entités locales subordonnées des provinces de Matanzas, Ciego de Avila, Villa Clara et Mayabeque.
Selon Silvera Martinez, bien qu'il reste encore du chemin à parcourir, il y a une amélioration dans le fonctionnement et la rigueur des organismes et des territoires afin de contribuer à l'organisation du patrimoine immobilier de l'État de la nation. Il s'agit d'un processus qui nécessite une mise à jour constante.

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