
À l'occasion de la commémoration du 131e anniversaire de la fondation du journal Patria, le 2e Colloque international portant le nom de cette publication emblématique, créée et dirigée par le Héros national cubain José Marti, a été inauguré le 13 mars à la salle Che Guevara de la Casa de las Américas.
Organisée par l'Union des journalistes cubains (upec), la rencontre a réuni 58 spécialistes en communication politique et influenceurs de gauche, venus de 14 pays, ainsi que 120 invités cubains, dont des professionnels de la presse qui centrent leur attention sur les questions de désinformation, de discours haineux et de blocus numérique.
L'événement était présidé par Roberto Morales Ojeda, membre du Bureau politique et Secrétaire à l'organisation du Comité central du Parti communiste de Cuba, et Rogelio Polanco Fuentes, membre du secrétariat du Comité central du Parti et chef du département idéologique.
Lors de l'inauguration, le président de la Casa de las Américas, Abel Prieto Jiménez, a souligné la nécessaire bataille communicationnelle et culturelle que doivent mener les peuples et les mouvements de gauche, à une époque où la communication politique est d'une extrême complexité.
Le président national de l'upec, Ricardo Ronquillo Bello, a affirmé que les actions concrètes qui peuvent être articulées ne seront pas seulement utiles pour défendre Cuba contre le siège médiatique imposé par le gouvernement étasunien, mais aussi pour tous les autres peuples et mouvements de gauche qui sont également confrontés au monopole de l'information exercé par les médias transnationaux.
La première vice-présidente de l'upec, Rosa Miriam Elizalde, a souligné l'importance de rendre visible la carte de communication réussie qui existe en Amérique latine, avec des exemples clairs comme celui du gouvernement de Lopez Obrador au Mexique, de Cristina Fernandez de Kirchner en Argentine, ou de Lula au Brésil, dont les victoires électorales reposent sur des équipes et des pratiques de communication bien articulées.
Parmi les autres intervenants, le militant étasunien Manolo de los Santos a insisté sur la nécessité de ne pas centraliser la communication politique, car il ne s'agit pas d'une bataille frontale, mais plutôt d'une guerre de tous ; Sacha Llorenti, ancien secrétaire exécutif de l'alba-tcp, a recommandé de ne pas négliger les défis imposés dans ce domaine par l'intelligence artificielle, et le journaliste espagnol Pascual Serrano a expliqué les éléments qui ont favorisé l'avancée de l'extrême droite dans les questions de communication.
Quant au sociologue et journaliste argentin Daniel Rosso, il a affirmé que l'affect est « la grande passion joyeuse qui guide toutes nos politiques », auquel il faut ajouter « toutes les questions opérationnelles comme la communication ».
Il a rappelé les propos de Cristina Fernandez de Kirchner : « la Patrie, c'est l'autre » et « non l'individu replié sur lui-même », en d'autres termes, « l'autre vers lequel nous nous dirigeons, et c'est dans cet autre que se situent les réseaux sociaux ».








