
En s’appuyant sur le principe de José Marti qu’il est essentiel de prévoir, car c'est là que réside l'art de sauver, l'Exercice populaire d'actions en situation de catastrophes, Meteoro 2023, a débuté le 20 mai dans le pays, dirigé par le général d'armée Raul Castro Ruz, leader de la Révolution cubaine, et le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président du Conseil de défense nationale, Miguel Diaz-Canel Bermudez.
Depuis le siège de l'État-major national de la Défense civile, son chef, le général de division Ramon Pardo Guerra, a ratifié, lors d'une vidéoconférence avec les présidents des conseils provinciaux de la défense et d'autres structures participantes, que l'exercice, qui a duré jusqu'au 21 juin, est une activité essentielle visant à préparer les organes de direction et de commandement, ainsi que la population.
Pardo Guerra a indiqué que l'exercice 2022 a démontré qu' « il est toujours extrêmement important de développer une gestion efficiente de la réduction des risques de catastrophes liées aux dangers naturels, technologiques et sanitaires, en mettant l'accent sur la prévention, ce qui permet d'augmenter les capacités d'intervention et de récupération, et de minimiser ainsi les pertes humaines et économiques ».
Dans ce contexte, a-t-il ajouté, les travaux ont été renforcés afin de consolider les systèmes d'alerte précoce et d'accroître l'efficacité de la surveillance, de l'analyse et de la prévision des risques, ainsi que de l'orientation de la population.
Selon le chef de l'état-major national de la Défense civile, Meteoro 2023, dans sa 37e édition, offre la possibilité d'évaluer les vulnérabilités, l’augmentation du niveau d'exposition de la population, des ressources économiques et naturelles face aux risques et d'améliorer la qualité des plans d'intervention en cas de catastrophe.
Et c'est précisément dans la spécification de ces plans, sur la base des limitations des ressources matérielles que connaît le pays, qu'il est nécessaire de prévoir, a souligné Diaz-Canel, un ensemble d'actions de perfectionnement qui permettront de disposer de davantage d'alternatives pour faire face à n'importe quel phénomène, avec de faibles niveaux de réserves.
À cet égard, il a insisté sur la définition de sites d'évacuation qui n'interrompent pas les activités principales, et a attiré l'attention sur deux tâches qui, dans la préparation des villes et des communautés, sont presque toujours négligées : l'élagage des arbres et le nettoyage des bouches d’égout.
Ces activités doivent faire l'objet d'un suivi systématique afin d'éviter toute complication à l'avenir, a-t-il déclaré à l'assistance, qui comprenait également les membres du Bureau politique Esteban Lazo Hernandez, président de l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire, Manuel Marrero Cruz, Premier ministre, et Roberto Morales Ojeda, Secrétaire à l'organisation du Comité central du Parti ; Salvador Valdés Mesa, vice-président de la République ; le général de corps d'armée Ramon Espinosa Martin, Premier vice-ministre des Forces armées révolutionnaires, et le général de brigade José Amado Ricardo Guerra, secrétaire du Conseil des ministres, ainsi que par le vice-Premier ministre, le commandant de la Révolution Ramiro Valdés Menéndez, et d'autres fonctionnaires.

RENFORCER LA PRÉPARATION DES ORGANES DE DIRECTION ET DU PEUPLE
Argenis Perales Pérez, chef du Département des opérations de l'état-major national de la Défense civile, a mentionné, parmi les activités fondamentales, la nécessité de respecter des plans de réduction des risques de catastrophes, la généralisation des bonnes expériences après la lutte contre la pandémie et d'autres événements, ainsi que d'assurer la communication afin que la population soit correctement informée.
À propos du programme du 21 mai, il a souligné la mise en œuvre d'actions pratiques visant à réduire les vulnérabilités et à nous mettre en meilleure position pour affronter la saison cyclonique, qui s'étend du 1er juin au 30 novembre.
Durant la journée, des représentants des Instituts de météorologie et des ressources hydrauliques, du Centre national de recherche sismologique, ainsi que du ministère de la Santé publique, ont mis en garde contre les dangers de catastrophes à Cuba et, en conséquence, ils ont insisté sur la préparation des systèmes de surveillance et d’action de ces organismes.
Le directeur de l'Institut de météorologie, Celso Pazos Alberdi, a déclaré qu'en 2023, on prévoit une saison cyclonique normale à peu active, avec la possibilité de formation de 11 cyclones tropicaux, dont cinq pourraient atteindre la catégorie d'ouragan.
Par rapport à Cuba en particulier, il a indiqué qu'il y 35 % de probabilité qu'elle soit touchée par au moins un cyclone tropical de catégorie ouragan. Il a également mentionné d'autres événements hydrométéorologiques susceptibles de frapper l’Île, tels que de violentes tempêtes locales, de fortes pluies et des inondations soudaines, raison pour laquelle il est essentiel de maintenir une communication constante avec le peuple.
Le directeur scientifique de l'Institut de météorologie, Antonio Vladimir Guevara Velazco, a fait le point sur l'état actuel et les perspectives de la sécheresse météorologique. Le comportement des précipitations accumulées au mois d’avril a contribué à une diminution de 42 % des zones touchées dans le pays à la fin du trimestre février-avril, par rapport au trimestre janvier-mars 2023.
Toutefois, a-t-il ajouté, à la fin de la période de faible pluviométrie (novembre 2022-avril 2023), 68 % du territoire national est touché par la sécheresse météorologique.
Sur la base de cette situation et des valeurs de précipitations prévues pour la période des pluies (mai-octobre 2023), il a recommandé de continuer à être attentif au comportement des précipitations, notamment dans les communes les plus touchées.
Conformément à ces informations, le directeur de l'Hydrologie et de l'Hydrogéologie de l'Institut national des ressources hydrauliques, Argelio Fernandez, a signalé que, à la clôture du 10 mai, 92 réservoirs présentaient un remplissage inférieur à 25 % de leur capacité, et 20 étaient en volume mort en raison d'un déficit de ruissellement. Quant aux bassins souterrains, 76 présentaient un état normal, 22 avaient un comportement défavorable et trois se trouvaient dans la catégorie critique.
Face à ce scénario, Diaz-Canel a déclaré qu'il était urgent de renforcer les stratégies de lutte contre la sécheresse dans chaque territoire, en mettant l'accent sur la production d'aliments résistants à ces conditions climatiques.
O'Leary Gonzalez Matos, directeur du Centre national de recherche sismologique, a également parlé du comportement de la sismicité et de la nécessité de renforcer la préparation de la population face à ces catastrophes, qui sont beaucoup plus difficiles à prévoir.
Compte tenu des statistiques enregistrées, a-t-il dit, l'occurrence d'un fort tremblement de terre dans le sud de la région sud-est de Cuba reste latente dans les années à venir, c'est pourquoi il est urgent de réduire les vulnérabilités, en particulier dans les bâtiments.
Il faut interdire l'utilisation de systèmes de construction vulnérables dans les zones à risque sismique, a-t-il souligné, construire les maisons avec des matériaux locaux conformes aux paramètres établis, et évaluer l'utilisation de technologies modernes, qui non seulement atténuent l'impact des tremblements de terre sur les structures, mais aident également à réduire le coût des processus d'investissement.
L’analyse de la situation épidémiologique a clôturé la réunion. La vice-ministre de la Santé publique, la docteure Carilda Peña Garcia, a souligné, entre autres, l'augmentation des infections respiratoires aiguës et a fait le point sur le comportement de la COVID-19 dans le pays.
Après sa présentation, le président du Conseil de Défense national a insisté sur le respect strict de toutes les mesures établies, car même si Cuba maintient le contrôle de la maladie, nous ne pouvons pas nous permettre ne serait-ce qu'une seule négligence.









