
Santiago de Cuba. – Au pied de la montagne de Micara, où se dresse majestueusement le Mausolée du Deuxième Front de l'Est Frank Pais Garcia, les cendres de deux hommes de générations différentes, mais dont la vie s'est mêlée de manière exemplaire aux efforts de construire un avenir de prospérité pour notre peuple, ont été déposées ce 24 juillet dans le même monolithe : le général du corps d'armée Julio Casas Regueiro, et le major général Luis Alberto Rodriguez Lopez-Calleja.
Tôt le matin, avant même que le brouillard qui enveloppe cette chaîne de montagnes à chaque lever du jour ne se dissipe, les cendres du général Luis Alberto, décédé l'an dernier, sont arrivées sur le site historique pour rejoindre dans l'éternité celles du général Julio Casas, qui y reposait depuis 2011.
Une garde d'honneur, dirigée par le général d'armée Raul Castro Ruz, leader de la Révolution cubaine, Miguel Diaz-Canel Bermudez, Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République et les membres du Bureau politique Manuel Marrero Cruz, Roberto Morales Ojeda, et les généraux Alvaro Lopez Miera, Lazaro Alvarez Casas et José Amado Ricardo Guerra, ainsi que la générale de brigade Ania Lastres Morera, présidente exécutive du Groupe d'administration des entreprises, a été le prélude à la cérémonie d'inhumation des restes de deux hommes d'une loyauté absolue envers la Patrie, unis par une relation intime, fondée sur des principes et des convictions révolutionnaires.
Au milieu d'un silence impressionnant, le véhicule qui transportait les urnes funéraires s’est mis en marche. À son arrivée sur l'esplanade du mausolée, la présidence, accompagnée de la famille et des amis, a entamé la marche d'honneur.
Raul et Diaz-Canel, derrière les officiers de l'Unité de cérémonie des Forces armées révolutionnaires qui portaient les urnes, ont traversé le mausolée jusqu'à la flamme éternelle. Là, devant les restes des combattants de ce front de la guérilla, ils ont déposé des fleurs et ont marché jusqu’au lieu où reposent désormais Julio Casas et Luis Alberto, tout près de la niche que le général d'armée a prévue depuis longtemps pour dernière demeure, près de son éternelle fiancée, compagne de vie et de luttes, l'inoubliable Vilma.
Les notes de l'hymne national se sont fait entendre, non loin des acalifes rouges, près des pierres qui gardent tant d'histoire, et devant la sculpture qui rend hommage à la phrase mémorable dite par Fidel à son frère Raul à Cinco Palmas : « Maintenant, oui, nous avons gagné la guerre », symbole de la conviction absolue de la victoire,
Puis les urnes, auprès desquelles avaient été déposées six couronnes de fleurs au nom du général d'armée, du président de la République, de l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire, du ministère des Forces armées révolutionnaires, de l'Association des combattants de la Révolution cubaine et de leurs familles, ont été déposées par leurs fils respectifs. Trois salves de tirs ont ébranlé la colline, suivies d'un silence, et ont fait place au discours d’adieu, prononcé par Premier ministre, Manuel Marrero Cruz.
Dans ses paroles, le chef du gouvernement a souligné les états de service exceptionnels des généraux Julio Casas et Luis Alberto, qui se sont distingués par leur loyauté permanente envers le général d'armée, ainsi que par la force politique, l'intelligence, la perspicacité, l'audace et la créativité avec lesquelles ils ont assumé chaque tâche. Il a également reconnu le privilège d'avoir été formé comme cadre à leurs côtés.
« De tels exemples », a-t-il dit, « nous devons les reproduire, car ce sont des paradigmes de la manière dont différentes générations peuvent avancer et coexister, unies dans l'objectif commun de préserver notre Révolution et ses conquêtes sociales ».
En ces temps complexes que traverse notre Patrie, a ajouté le Premier ministre, « nous devons garder à l'esprit la pensée économique de Julio et Luis Alberto, et apprendre une fois pour toutes à travailler comme ils le firent, discrètement, sans complaisance, sans protagonisme inutile, avec systématicité et honnêteté, en partant du concept de Révolution de Fidel et du Oui, c’est possible de Raul ».
Pour sceller l'hommage, le général d'armée, Diaz-Canel et toutes les personnes présentes ont déposé une fleur devant le monolithe qui abrite désormais deux hommes à la loyauté et au dévouement éprouvés.
Peu après, avec le même amour qu’il a toujours démontré, Raul a déposé une fleur devant l’urne de Vilma, un hommage auquel se sont joints les autres participants, en signe de respect et d'affection pour l'héroïne de la Sierra et des plaines.








