ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Le président cubain a souligné l'urgence de revitaliser et de renforcer le travail de l'organisation. Photo: Ismael Batista

(Traduction de la version sténographiée de la Présidence de la République)

 

Chers membres des CDR,

Délégations sœurs du Venezuela et du Mexique,

Tout d'abord, nos premières paroles seront pour féliciter tous les membres des CDR de Cuba à l'occasion du 63e anniversaire de cette organisation fondée par Fidel lors d'une nuit historique (Applaudissements).

Une accolade spéciale au Héros de la République de Cuba qui apporte tant de prestige et de contribution à la plus grande organisation de masse du pays, et à la direction nouvellement élue qui devra assumer les tâches de la prochaine période (Applaudissements)

 

Chers membres des CDR,

Nous sommes en période d'économie, je vais donc essayer d'économiser le temps de chacun et je ne m'attarderai pas sur les conclusions de ce Congrès, enthousiaste et combatif, des CDR.

Hier, lors d'une émission spéciale La table ronde, le vice-Premier ministre et ministre de l'Économie et de la Planification, Alejandro Gil, et le ministre de l'Énergie et des Mines, Vicente de la O Levy, sont intervenus pour expliquer la situation réelle du pays en matière de disponibilité de carburants et d'économie en général.

Comme ils l'ont dit clairement, la rumeur, le ragot, la fausse nouvelle selon laquelle nous sommes à zéro est fausse. Avec la plus grande transparence, et dans le respect traditionnel de la vérité qui a caractérisé la Révolution en tant que principe, le peuple a été informé de tout ce que la direction du Parti et le gouvernement font pour faire face aux problèmes dont nous souffrons tous, et pas seulement nous, les Cubains, d'ailleurs, du fait des multiples crises, découlant ou accentuées par différents facteurs, tout d'abord, par l’ordre économique international injuste, irrationnel, criminel et anachronique, auquel se sont ajoutés plus récemment les deux ans et demi de pandémie et le conflit entre la Russie et l'Ukraine, qui n'est pas le seul non plus dans le panorama international explosif.

La faible disponibilité de devises étrangères, due essentiellement à l'intensification du blocus criminel et à l'impossibilité pour les pays amis fournisseurs de combustibles d’honorer leurs engagements, également en raison de sanctions et de mesures coercitives qui leur sont appliquées, a entraîné un déficit dans la production d'électricité et dans la performance de l’économie, ce qui a provoqué des coupures d'électricité et des situations tendues pour l’économie et les services sociaux pour la population, rendant plus difficile la vie quotidienne des Cubains qui vivent sur cette Île rebelle.

Immédiatement, depuis la semaine dernière – non seulement lundi, mais bien avant lundi de cette semaine – et dans les jours qui viennent de s’écouler, une série de mesures ont été prises pour atténuer les répercutions et surmonter résolument la situation. Mesures qui ont été communiquées aux dirigeants des provinces, qui ont effectué leurs propres ajustements et, en outre, ont proposé de manière très créative d'autres actions, sur la base de l'expérience de situations similaires que nous avons vécues.

Je tiens à préciser que rien de tout cela ne remet en cause la stratégie qui était mise en œuvre pour assurer la stabilité du système électrique national le plus rapidement possible et, comme vous le savez, les engagements ont été respectés, puisque l'été a été marqué par un minimum de coupures d'électricité.

Les réparations et la maintenance programmées de nos centrales thermoélectriques, ainsi que des centrales de production distribuée du pays, vont se poursuivre, mais cette fois, le problème est que nous avons disposé de peu de combustible pour pouvoir compenser les déficits qui se produisent lorsqu'il y a une panne ou lorsque nous mettons en service l'une des centrales thermoélectriques. Et ceci est également lié au fait que ce problème de pénurie de combustible entraîne non seulement des difficultés dans le système électrique national, mais également dans la distribution des aliments, dans le fonctionnement des principales activités économiques, dans les services tels que le transport et l'approvisionnement en eau.

Mais tout cela a été analysé, nous y faisons face de manière créative, avec détermination, sans peur, avec courage et optimisme, et aussi, pourquoi ne pas le dire, avec le « culot cubain », car ici personne ne se rend !(Applaudissements).   

Nous tenons ce Congrès après la participation de Cuba à deux événements internationaux importants qui ont été des victoires politiques et diplomatiques pour la Révolution cubaine.

Lors du récent Sommet du G77 et la Chine, nous l'avons entendu clairement dans les voix de nombreux dirigeants du Sud du monde : l'ordre mondial actuel n'est pas viable et il est urgent de le changer. Sous le poids de dettes impayables et de promesses d'aide au développement jamais tenues, nos peuples sont les plus démunis, les plus vulnérables, les éternels condamnés à la spoliation, à l'oubli et au sous-développement. Et ce n'est pas précisément de notre faute, bien que l'on ait écrit une histoire différente qui prétendait nous le faire croire pour que nous ayons honte de nous-mêmes, car nous sommes toujours dans le dernier wagon de la grande locomotive du développement.

Comme le disait le grand poète et essayiste Roberto Fernandez Retamar : « il y a des pays sous-développés parce qu'il y a des pays "sous-développants". Les pays ne naissent pas sous-développés, mais ils sont sous-développés par d'autres pays, des métropoles. Cette dualité sous-développants/sous-développés me semble beaucoup plus appropriée que développés/sous-développés. » Ou, pour le dire autrement, nos nations ne sont pas pauvres, elles ont été appauvries par des siècles de colonialisme, de néocolonialisme et d'exploitation capitaliste.

Du Sommet du G77, au succès duquel tous les Cubains ont contribué d'une manière ou d'une autre, il reste peu de chose à dire, car il s'est agi d'un événement d'intérêt mondial dont Cuba, en tant qu'hôte, a pu rendre publics les moindres détails.

Ce n'est un secret pour personne que les ennemis de la Révolution cubaine ont tenté de faire échouer le Sommet et de nier toute importance au thème de discussion proposé, comme si pour le Sud, il était indifférent ou inutile de débattre de science, de technologie et d'innovation en tant que voie à suivre pour relever les défis d'aujourd'hui.

La vérité a éclaté dans cette salle avec les déclarations de presque tous les dirigeants du Groupe, c'est-à-dire de la grande majorité des dirigeants du monde. Les participants ont été unanimes à reconnaître l'importance du sujet pour faire face aux problèmes communs de la pauvreté et du développement.

Malgré les difficultés et les pénuries, dont nous avons parlé ouvertement aux délégations venues du monde entier, il a été possible d'organiser un Sommet mémorable, austère, et de préparer une intervention solide à présenter aux Nations unies en tant que synthèse de la position du Groupe des 77 et la Chine sur les problèmes les plus urgents du moment pour les 134 pays intégrés dans le mécanisme.

Mais les ennemis de la Révolution n'ont pas voulu non plus que la voix honnête et rebelle de Cuba parle au nom de tant de pays et ont menacé de boycotter notre présence aux Nations unies, où cette fois, plusieurs sommets et événements se sont déroulés en l'espace de quelques jours.

Ils ont menacé autant qu’ils le pouvaient et ont tout essayé. Mais nous y sommes allés, parce que nous sommes les enfants d'une Révolution qui n'a jamais reculé devant des scénarios inconfortables, qui ne s'est jamais laissée ni menacer ni intimider par l'empire. Nous sommes la Révolution de Fidel et de Raul ! Celle qui dira toujours : « Non, messieurs les impérialistes, nous n'avons absolument pas peur de vous » (Applaudissements).

Et vous l'avez déjà vu dans les reportages : nous avons apporté la voix du Sud, ainsi que la voix de Cuba. Nous avons dénoncé leurs problèmes et les nôtres, qui se ressemblent beaucoup. Nous avons eu de nombreuses réunions bilatérales avec des dirigeants et d'autres personnalités étasuniennes, et nous avons terminé notre séjour à New York par une rencontre de solidarité avec Cuba et le Venezuela dans un lieu débordant d'un public très jeune qui a acclamé les plus beaux slogans et applaudi avec le plus grand enthousiasme toute mention du socialisme.

Oui, camarades, nous avons rencontré à New York un grand nombre de personnes qui croient au socialisme et qu’un autre monde meilleur est possible. Et la plupart d'entre eux sont des jeunes, critiques à l'égard du monde inégal, injuste, excluant, qui prétend également exclure Cuba, mais en vain.

Le Sommet de La Havane et notre présence à New York n'ont pas manqué d'être remis en question, compte tenu du contexte cubain, de l'intensification du blocus, des difficultés et des pénuries quotidiennes. Cuba ne peut pas s'isoler ni accepter l'isolement que tentent de lui imposer ceux qui n'ont pas réussi à la soumettre, car cet isolement serait le triomphe du blocus, de la guerre économique, de la guerre médiatique et de tout ce qu'ils ont tenté pendant six décennies pour effacer l'exemple de Cuba de la surface de la Terre, et cela, nous, les Cubains, ne le permettrons pas ! (Applaudissements)

La rencontre à New York avec des politiciens, des universitaires, des scientifiques, des artistes, des journalistes, des militants sociaux, parmi tant d'autres qui sont venus nous rendre visite à la mission cubaine, malgré le harcèlement vulgaire et honteux d'un petit groupe de Cubains au service des ennemis de leur patrie, nous a confirmé l'importance de porter la vérité cubaine au monde, de montrer le vrai visage de Cuba et d'exiger qu'on nous laisse, en paix et sans blocus, construire nos propres rêves.

 

Chers compatriotes,

Depuis le 9e Congrès des CDR à ce jour, le pays a traversé des circonstances particulières sur le plan économique et social. Au renforcement impitoyable du blocus des États-Unis, se sont ajoutés les effets de la pandémie qui a surpris le monde et nous a obligés à résister et à grandir, ainsi que la survenue de phénomènes naturels dévastateurs et d'accidents qui nous ont endeuillés en prenant la vie de dizaines de nos compatriotes.

En réponse à l'appel lancé lors du 8e Congrès du Parti par notre général d'armée Raul Castro Ruz, leader de la Révolution cubaine, sur la nécessité de revitaliser les organisations de masse dans toutes les sphères de la société et de mettre à jour leur fonctionnement, conformément à leur mission et au contexte actuel, la stratégie visant à renforcer le travail des Comités de défense de la Révolution a été approuvée en décembre 2021.

Révolutionnairement, vous avez décidé de ce qui est nécessaire : revitaliser le travail des CDR, en prenant comme prémisse les tâches traditionnelles et aussi les problèmes actuels contre lesquels nous devons lutter. Les tâches sont nombreuses : la bataille contre la criminalité, la bataille contre la toxicomanie ou la bataille pour créer une conscience toujours plus solide ; la bataille pour une meilleure organisation de la société, l'application des lois et de l'ordre ; la bataille pour la décence, pour une vie en harmonie dans nos communautés ; les efforts pour garantir la tranquillité, le progrès et le bonheur de l'ensemble de la population dans chacun de nos pâtés de maison.

Parmi les autres tâches importantes menées par les CDR figurent la collecte de matières premières, le travail volontaire dans les travaux agricoles et les actions de proximité dans les quartiers pour prévenir la propagation des maladies, notamment dans le cadre de la campagne contre le moustique Aedes aegypti.

Le programme de don de sang est significatif, car il représente un acte d'altruisme spécial de la part du peuple et une contribution importante au Système de santé publique.

De même, la surveillance révolutionnaire et les tâches nouvelles ou renouvelées : la lutte sur les réseaux sociaux numériques, le travail social, l'attention aux situations de vulnérabilité, l'assistance aux personnes âgées, le travail avec les jeunes, la transformation sociale des communautés, l'autosuffisance ou l'autoconsommation, c'est-à-dire la souveraineté alimentaire et l'éducation nutritionnelle dans la communauté ; le renforcement des systèmes de production locaux et des stratégies de développement local ; la lutte contre la discrimination dans toutes ses manifestations, ainsi que contre la violence de genre et, notamment, la violence à l’encontre de nos femmes, les grossesses précoces, les loisirs pour les jeunes, la prise en charge des retraités, la garantie de la tranquillité citoyenne et le soutien aux programmes sociaux et aux projets environnementaux.

Dans le cadre de ce processus de revitalisation et de renforcement, l'âge d'adhésion à l'organisation est passé de 14 à 16 ans. De même, les structures des CDR et des zones ont été adaptées aux priorités de travail, ne sont restés que quatre postes de responsabilité ; les militants ont été sélectionnés pour la lutte sur les réseaux sociaux numériques et pour le travail social, et ceux qui se sont distingués dans les tâches de CDR dans leurs communautés ont été reconnus.

Il est particulièrement important que le processus organique du 10e Congrès donne suite aux accords du 9e Congrès et aux objectifs et aux actions contenus dans la Stratégie de revitalisation et de renforcement de l'organisation, car ceux-ci comprennent les priorités de travail, la mission sociale et préventive, la surveillance populaire révolutionnaire et le travail avec les enfants, les adolescents et les jeunes.

Si l'on passe en revue la liste des questions les plus débattues au cours du processus menant à ce Congrès, les points suivants ressortent : le fonctionnement organique, la politique des cadres, la surveillance populaire révolutionnaire, la nécessité d'intensifier la lutte contre la criminalité, les illégalités, la corruption, les drogues, et le travail avec la famille et les jeunes. Sans aucun doute, cela correspond à ce que doivent être et sont les principales préoccupations de la masse des membres des CDR.

Mais les principales déficiences dans le travail de l'organisation ont également été mises en évidence, en particulier leur impact à long terme sur l'attention portée à la sélection, à la formation et à la stabilité des cadres et de leurs réserves à tous les niveaux, ainsi que le faible fonctionnement des structures de base dans les CDR et dans les zones, ce que l’on ne peut remettre à demain compte tenu de la situation actuelle et de la dynamique sociale contemporaine.

Les CDR ont marqué l'histoire dans des questions essentielles pour notre société.

Pendant la pandémie de COVID-19, l'organisation a joué un rôle très actif dans diverses tâches de soutien, telles que la liaison avec les centres d'isolement et les zones rouges et dans la distribution de nourriture et de médicaments aux personnes en situation vulnérable.

Ils ont également joué un rôle de premier plan dans les différents processus électoraux menés à bien et notamment dans la Consultation populaire sur le projet de Constitution de la République de Cuba et le projet de Code des familles.

Aujourd'hui, la surveillance populaire révolutionnaire reste l'activité essentielle de l'organisation, et il est important de reconnaître qu'au cours des derniers mois, de nouvelles façons de mener à bien la garde des CDR ont été créées, adaptées aux caractéristiques et aux besoins de chaque lieu, avec la formation de détachements au niveau des zones. Cependant, tous les quartiers ne parviennent pas à obtenir des résultats dans la lutte contre les activités délictueuses et les indisciplines sociales.

Une autre action entreprise par l'organisation est liée à la formation de 300 « Détachements : regarder vers la mer », dont les membres travaillent avec les troupes de gardes-frontières pour la surveillance et la protection de nos côtes.

Ces dernières années, parmi les tâches de soutien à l'économie et à la production alimentaire, les CDR ont promu la campagne « Dans le quartier, cultive ton petit bout de terre » et, bien que de bonnes expériences se soient répandues, les familles qui ont les possibilités de rejoindre ce mouvement et qui ne l'ont pas fait sont encore nombreuses.

Quant aux économies d'énergie, malgré leur contribution principalement sous la forme d'auditions publiques et de visites dans les foyers à forte consommation, les actions promues par les Comités de défense de la Révolution ne sont pas suffisantes, notamment dans les conditions actuelles de pénurie, à un moment où il faudrait libérer les initiatives.

Je me suis demandé, en passant en revue le contenu des discussions de ce Congrès, si la question de la communication sociale et du rôle de l'organisation sur les nouvelles plateformes numériques avait déjà été rigoureusement évaluée, comme l'ont soulevé aujourd'hui deux jeunes dirigeants de CDR. Un rôle plus actif, sans aucun doute, pour contrer les campagnes médiatiques déstabilisatrices contre la Révolution, ainsi que pour faire connaître la réalité des communautés cubaines.

Au niveau des relations internationales, malgré les résultats obtenus, notamment avec les organisations sociales de différents partis qui constituent le Front continental des organisations communales, il est nécessaire d'élargir et de renforcer les relations avec des organisations similaires dans d'autres zones géographiques.

La Rencontre du Front continental des organisations communales, qui réunira demain tous les membres de ce mécanisme régional d'intégration communale afin de discuter des principaux problèmes auxquels sont confrontés les pays d'Amérique latine, devrait être l'occasion d'avancer dans cette voie.

De même, compte tenu de la présence de délégations étrangères, la rencontre de solidarité Pour l'unité, la paix et l'intégration des peuples aura lieu ce vendredi 29, à neuf heures du matin, dans la salle du protocole de l'hôtel Palco, une autre occasion de dialogue et d'échange d'expériences.

Membres des CDR,

Nous avons passé en revue quelques-unes des nombreuses contributions des CDR à la société. Il n'y a pas d'autre conclusion : les Comités de défense de la Révolution sont indispensables et inséparables de la Révolution, et ils le resteront tant que la Révolution existera, c'est-à-dire pour toujours (Applaudissements). C'est pourquoi il est indispensable de revitaliser et de renforcer le travail de l'organisation en lien étroit avec le rôle qu'elle doit jouer dans les conditions que traversent actuellement le pays.

Je vous ai parlé au début des informations données par le ministre de l'Énergie et le ministre des Mines et de l'Économie et de la Planification lors de l’émission La table ronde, de l'importance de connaître de première main les questions qu'ils ont clarifiées hier soir. Le fait est que nous avons énormément besoin du quartier pour promouvoir de plus en plus une mentalité d'économie, sans renoncer à jouir d'un certain niveau de vie, c'est-à-dire qu'il ne s'agit pas de cesser de profiter de tous les avantages de la modernité, mais de le faire avec un degré de conscience qui nous permette de le maintenir, de le soutenir, car dépenser au-delà de nos conditions et de nos possibilités, non seulement ce n'est plus possible, mais ce n'est pas raisonnable ! Cela compromet des progrès que nous pourrions réaliser simplement en agissant plus rationnellement dans l'utilisation de l'énergie et des porteurs énergétiques. « En économisant plus, nous obtiendrons plus ! » Les sociétés les plus développées l’ont compris très tôt, après avoir été confrontées à des périodes difficiles de pénurie.

Le gouvernement travaille sans relâche afin que le pays fonctionne et aille de l’avant, malgré le blocus et toutes les actions arbitraires que cette politique criminelle nous impose, mais il y a des tâches qui n'ont de résultats positifs que lorsqu'elles sont assumées collectivement par le plus grand nombre. L'économie en fait partie, la mentalité économe, la recherche de l’intérêt de toute la société avec le moins de dépenses possible. Tout cela ne coûte rien et produit beaucoup.

Comme l'a dit à plusieurs reprises le général d'armée : « L'économie de ressources de toutes sortes reste l'une des principales sources de revenus du pays, car il existe encore des dépenses irrationnelles et d'immenses réserves d'efficience que nous devons exploiter avec beaucoup de bon sens et de sensibilité politique. »

Nous sommes confrontés à un ensemble de tâches très difficiles, et le plus grand défi sera de les assumer avec bon sens et sensibilité politique, comme le soulignait Raul. Nous n'avons pas besoin d'inventer ou d'investir davantage de ressources dont nous ne disposons pas, nous devons tirer le meilleur parti de ce dont nous disposons !

Pour chaque ampoule inutilement allumée que nous éteindrons, nous en allumerons une dans notre façon de penser, dans notre façon d'agir. Peut-être est-ce l'occasion que nous n'avons pas su nous donner d’en finir avec la réunionnite, le bureaucratisme et les schémas mentaux qui ne nous permettent pas d'avancer plus vite.

C'est l'heure de la province, de la municipalité, du quartier, du CDR ! Au niveau local, nous devons faire avancer au maximum les solutions en matière d'alimentation, de transport, de prise en charge des personnes vulnérables, de communication sociale et institutionnelle, de lutte contre les illégalités et contre tous les problèmes sociaux des communautés.

Ce Congrès ne peut ignorer la situation du pays, qui est économiquement complexe et pourrait devenir plus difficile si nous n'agissons pas tous avec le sentiment de pays. Ce sentiment de pays nous conduira à agir en tant qu’unité que nous sommes, à faire ressortir ce qu'il y a de meilleur et de plus généreux en nous. Si le quartier agit, le délinquant recule, le corrompu a honte, la famille se renforce, la personne vulnérable trouve un abri, les jeunes trouvent des espaces pour leurs projets, bref, les possibilités sont infinies dans nos communautés.

C’est l’heure est du contrôle populaire, de défendre la Révolution et de défendre le droit, inscrit dans la Constitution, de construire et de développer le socialisme que nous avons choisi comme seul système garantissant le plus haut degré possible de justice sociale.

Et c'est dans cette disposition, en première ligne, à l'avant-garde, que se trouve le Comité ! Comme son fondateur et leader éternel, le commandant en chef Fidel Castro Ruz.

Vive les CDR (Exclamations : « Vive ! »)

Vive Cuba libre ! (Exclamations : « Vive ! »)

Patria o muerte !

 

Venceremos ! (Exclamations : « Venceremos ! »)

(Ovation)