
Manuel Marrero Cruz, membre du Bureau politique du Parti et Premier ministre a présenté, le 15 janvier, des informations détaillées au Conseil d’État sur le calendrier de mise en œuvre des actions du gouvernement visant à corriger les distorsions et à relancer l'économie au cours de l'année 2024.
Lors de la première session ordinaire de cet organe, dirigée par son président Esteban Lazo Hernandez, en présence du Premier secrétaire du Comité central du Parti et président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, Marrero Cruz a donné des détails sur les mesures qui ont été présentées aux députés lors de la 2e Période ordinaire des sessions du Conseil d'État.
Il a souligné que, comme la population en a été informée, les dispositions réglementaires régissant les mesures salariales visant à stimuler la permanence dans les secteurs de la santé et de l'éducation ont été publiées au Journal officiel de la République, ainsi que les normes juridiques régissant les mesures tarifaires, les nouveaux prix de détail et de gros des combustibles et la mise à jour des tarifs pour le transport de passagers, entre autres, ont été adoptés.
À cet égard, il a insisté sur les actions de communication menées jusqu'à présent pour informer notre peuple, principalement à travers la transmission de plusieurs tables rondes sur ces questions, ainsi que le suivi et le contrôle de la mise en œuvre des décisions prises.
« Ce sera la principale priorité de la tâche du gouvernement en 2024. L'assurance politique et communicationnelle de leur mise en œuvre, et le soutien des responsables à tous les niveaux, sont essentiels pour fournir le plus d'informations possible à la population, dans le but de clarifier toute préoccupation », a conclu le Premier ministre.
Pour sa part, le président de la République, Miguel Diaz-Canel, a commenté quatre priorités pour cette étape de travail : le renforcement de l'unité nationale, sur la base des éléments soulevés par le général d'armée Raul Castro Ruz, dans son discours à l'occasion du 65e anniversaire du triomphe de la Révolution, à Santiago de Cuba ; le renforcement du travail idéologique, l’assurance politique des mesures adoptées à l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire et la discussion systématique concernant les tendances négatives dans notre société.
Au sujet des mesures adoptées, Diaz-Canel a insisté sur le fait qu'aucune d'entre elles ne sera appliquée tant que les conditions ne seront pas créées dans le pays, mais plutôt, comme cela a été expliqué, ce sera progressif, avec une attention particulière aux personnes en situation de vulnérabilité, en tenant compte du principe de la Révolution selon lequel personne ne sera laissé à l’abandon, et où chacun doit assumer la responsabilité qui lui correspond dans leur contrôle et leur suivi, notamment l'Assemblée nationale, dans le contrôle systématique des résultats obtenus, accompagné d'une solide communication politique.
Esteban Lazo, également membre du Bureau politique du Parti, a souligné l'importance de ce processus, dans lequel l'unité de tous est essentielle pour promouvoir le respect des tâches fixées en vue d'obtenir les meilleurs résultats, notamment dans les quartiers et les communautés, associé au travail décisif des délégués, en échange permanent avec la population, en défense de l'œuvre de la Révolution.
REPORT DE LA PREMIÈRE REDDITION DE COMPTE DES DÉLÉGUÉS DEVANT LEURS ÉLECTEURS
Plus tard, les membres de cet organe ont approuvé de ne pas réaliser, au cours du premier trimestre 2024, la première reddition de comptes des délégués devant leurs électeurs, dans le cadre du 18e mandat des Assemblées municipales du Pouvoir populaire, et de programmer sa tenue plus tard dans l'année, en tenant compte des résultats de l'application de l'Accord 70-X du Conseil d'État.
Carlos Rafael Fuentes Leon, vice-président de la Commission d'attention aux organes locaux du Pouvoir populaire du Parlement cubain, a expliqué que l'accord, adopté le 9 octobre 2023, reportait la tenue de la reddition de comptes au premier trimestre 2024. Pour compenser, le document prévoyait plusieurs actions, principalement la libération des délégués, dont le travail le permet, de leurs fonctions professionnelles pour le reste de l'année 2023, en vue de renforcer leurs liens avec les électeurs et de porter une attention permanente aux problèmes, ainsi que de leur fournir toutes les informations nécessaires.
L'Accord 70-X stipulait également que les organes municipaux du Pouvoir populaire, dans leur dernière session ordinaire de l'année écoulée, évaluerait l'attention accordée aux problèmes présentés, ainsi que la relation des délégués avec leurs électeurs.
« Conformément à ce qui précède, les présidents des Assemblées municipales ont mis en place la coordination nécessaire pour rendre cette action effective. Sur les 12 429 délégués aux assemblées municipales, 9 901 ont été libérés de leurs obligations professionnelles, soit 79,6 %, dont 5 285 à temps plein et 4 616 à temps partiel. 2 392 n'ont pas été libérés, un chiffre qui inclut les dirigeants des assemblées municipales et d'autres délégués dont les responsabilités ne leur ont pas permis d'être libérés », a déclaré Fuentes Leon.
À cet égard, à ce moment de l'ordre du jour de la session, il a été informé que les mesures prises ont permis, entre le 15 octobre et le 31 décembre 2023, aux délégués libérés de leurs responsabilités professionnelles dans tout le pays d'avoir un échange direct avec plus de 2 500 000 électeurs, et que, par ce biais et d'autres moyens, 86 755 problèmes posés par la population ont été reçus, dont 74,9 % ont pu être résolus. En outre, 69 734 actions de contrôle ont été menées auprès des entités locales prestataires de services au cours de cette période.
Les délégués ont également participé à des tâches prioritaires pour le pays et pour leurs territoires respectifs, si bien que les objectifs proposés à ce stade ont été atteints de manière satisfaisante.
Enfin, les membres du Conseil d'État ont adopté le Plan des thèmes à traiter pour les réunions de cet organe en 2024, conformément à ses attributions constitutionnelles et légales, notamment concernant les questions les plus importantes, ayant un impact direct sur la population.
« Pour l'élaboration du Plan concernant les questions, il a été tenu compte des propositions faites par les membres du Conseil d'État, les présidents des commissions permanentes de travail de l'Assemblée nationale, les gouvernements provinciaux, les assemblées municipales du Pouvoir populaire, les fonctionnaires et d'autres spécialistes consultés. Plus de 80 propositions ont été reçues, dont 55 ont été prises en compte d'une manière ou d'une autre, y compris celles qui concernent l'analyse des politiques publiques, des programmes gouvernementaux, du contrôle de l'application des lois et des décrets-lois, le contrôle du respect du Budget de l'État, entre autres », a déclaré Homero Acosta Alvarez, secrétaire de l’Assemblée nationale.
La session a également passé en revue les accords adoptés par cet organe lors de ses réunions précédentes.











