ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Lors de la visite de La Lisa, le président cubain s'est entretenu avec des travailleurs de l'Entreprise d'équipements et d'applications Narciso Lopez Rosello. Photo: Estudios Revolución

« Beaucoup de communication avec les gens, c’est cela la voie. » Dans cette brève expression, la directrice générale de l'Entreprise de verrerie de La Lisa, Barbara Caridad Reinaldo Montalvo, a expliqué de quelle manière il est possible de faire avancer un centre de travail.
Une affirmation, basée sur l'expérience quotidienne et sur des résultats palpables, que nous a confiée la directrice, quelques instants avant l’arrivée du président de la République de Cuba, Miguel Diaz-Canel Bermudez, accompagné de Roberto Morales Ojeda, membre du Bureau politique et secrétaire à l'Organisation du Comité central, ainsi que des autorités du Parti et du gouvernement dans la capitale, lors d’une visite qui entame le troisième cycle, cette année, des visites que les dirigeants du pays effectuent dans toutes les provinces.
Barbara Caridad, en expliquant en détail comment l'entreprise est passée de l'échec au succès, a déclaré avec fierté qu'il s'agissait d'une entreprise née « de l'idée de notre Guérillero héroïque Ernesto Che Guevara », et que son principal mérite était de pouvoir compter sur un collectif de travailleurs dévoués qui ont fait le miracle de ne pas arrêter la production.
2023 a été, a-t-elle dit, « une année difficile pour notre entreprise », parce que l’année 2022 avait été marquée par des pertes, et c'est précisément 2023 qui a permis de renverser cette situation défavorable. Ce n’est qu’au second semestre de l'année dernière que la production a commencé à croître discrètement.
« Nous abordons 2024 avec force, avec une projection sur l’avenir, en réfléchissant à nos propres distorsions et nos propres réserves, en cherchant à nous autofinancer », a déclaré la directrice générale, qui a également dit aux journalistes : « en janvier et février, nous avons commencé à atteindre les objectifs de productions fixés et le plan de vente ».
Et de préciser que le plan de production pour l'année s'élève à 630 000 unités et qu'à ce jour, par rapport aux mois de janvier et février de l'année précédente, l'entreprise a déjà fabriqué 25 000 articles de plus.
Le tout sera destiné à différentes organismes, au secteur du Commerce intérieur et à certains moments où l’Entreprise de verre vendra directement à la population une vaste gamme d'articles utiles.
Dans un esprit qui vise toujours à apporter un mieux à la société, le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste s'est intéressé aux salaires, aux possibilités d'exportation, aux matières premières qui pourraient être nécessaires pour produire d'autres produits, puis il a visité l'usine, et assisté à la fabrication d’objets en verre par les ouvriers.
La visite s'est achevée par une conversation avec une ouvrière passionnée et courageuse, Rosa Espinosa. Le président lui a fait remarquer que l'usine allait de l'avant, qu'elle se relevait et qu'elle était en plein progrès, ce à quoi elle a répondu sans hésiter :
« En faire plus, nous devons réussir à en faire davantage ! Cette usine ne peut pas s’écrouler parce qu’elle a été inaugurée par le Che, et c'est notre vie, celle des travailleurs. Elle doit continuer : avec moins, nous devons en faire plus. »
– Et pour la vie dans la communauté aussi..., a ajouté le président.
– C’est exact, a souligné Rosa : « Nous allons y arriver parce que notre collectif est très chevronné. »

LA FEMME QUI GRANDISSAIT TOUT EN  PARLANT

Un autre point à l'ordre du jour de la visite était le projet de développement local du Pôle de production de Jaramillo, où la coordinatrice de ce projet, Amalia Salazar Ruz, a donné des détails sur sa mise en œuvre.
Elle a parlé avec assurance, comme quelqu'un qui en sait suffisamment et même plus, et au fur et à mesure qu'elle fournissait des données, elle grandissait, grandissait, et suscitait, sans s’en rendre compte, l'admiration de tous.
Le projet, a-t-elle dit, s'étend sur 49,31 hectares, dont 7,68 sont consacrés au développement de l'aquaculture : « Lorsque nous avons démarré, tout n'était pas comme ça, comme c’est aujourd'hui. » Elle a ensuite parlé des dix producteurs qui se sont unis au projet et qui, avec leurs familles, ont saisi la possibilité de gérer des terres en tant qu'usufruitiers, et qui se sont frayé un chemin vers la réussite.
« Nous avons commencé à percer et nous avons eu beaucoup de difficultés », a confié Amalia. Tout a changé pour le mieux, s’est-elle souvenue, puis elle revenue sur la question de l'union des forces, en parlant des dix producteurs qui forment une seule coopérative « pour que le travail dans l’union se passe mieux ».
« Sur nos terres, il existe quatre projets de développement local », a-t-elle dit, et elle a même parlé d'un terrain récupéré, qui était auparavant une décharge.
Avec un remarquable sens de l'appartenance, elle a expliqué à tous que le projet est « économique, social et environnemental »: sur ces terres, ils se consacrent à « la production, la transformation et la commercialisation de diverses cultures et espèces animales ».
À propos des enchaînements productifs nécessaires, Amalia Salazar a rappelé que le gouvernement municipal a alloué un budget pour développer les infrastructures, car « en tant qu'agriculteurs, nous n'avions pas les possibilités économiques de nous développer ».
Plusieurs actions d'envergure sont nées de ce soutien : des étangs ont été récupérés, six maisons ont été construites pour la déshydratation solaire, deux autres pour la culture des légumes, et des cultures telles que celle des bananes ont été lancées. Ils ont également pu acheter de la matière organique. Quant aux chemins, ils ont été améliorés pour faciliter l'accès de ces producteurs à la communauté. Par ailleurs, d'autres travaux ont été entrepris, notamment la reforestation, afin que le sol ne continue pas à se détériorer.
« Le développement du projet, même s'il a moins d’un an, a eu un grand impact social », a déclaré Amalia, qui a expliqué qu'il a généré de nouveaux emplois et a permis de créer un cercle d'intérêt agro-écologique, en vue de développer chez les jeunes «  l’amour de la terre ».
L’un des objectifs du projet vise la consommation sociale : les producteurs approvisionnent l'école primaire locale, un foyer pour enfants sans soutien familial, les femmes enceintes et à les personnes qui ont recours au Système d'aide à la famille (SAF).
« Nous participons tous les samedis à la foire organisée pour la population, ici dans la municipalité, en vendant à des prix convenus avec le Conseil d'administration municipal, car l'un des objectifs de ce projet est de réduire l'inflation. Nous avons également des liens avec des formes de gestion étatique et non étatique. »
Amalia a parlé de bien d'autres sujets, répondant une à une à toutes les questions du chef de l'État. Elle était imperturbable, simple et ferme, et peut-être ne le sait-elle pas, mais en parlant d'un petit lieu de Cuba où auparavant il n'y avait rien et où maintenant il y a tant de choses, elle grandissait deuis son immense simplicité et montrait son véritable esprit : celui d'une formidable Cubaine.
Un autre point à l'ordre du jour de la visite de la municipalité de La Lisa était l'Entreprise d’équipements et d’application Narciso Lopez Rosello , dont l'objet social est, selon ses directeurs, « d'assembler, de modifier et de commercialiser des équipements de transport lourds et légers pour divers usages, ainsi que leurs pièces, pièces de rechange, agrégats, composants et accessoires et aussi de fournir des services de remotorisation, de reconditionnement et de changement d'applications ».
Dans cette entreprise, qui se caractérise par la « satisfaction des besoins de consommation du marché national d’équipements, de pièces et de composants automobiles », le président a partagé des réflexions visant à rechercher les meilleures alternatives pour le bien-être du pays. Toutes les idées entendues avaient trait aux moyens d'atténuer les situations tendues en matière de transport et de répondre aux exigences d'une économie qui a besoin de croissance.
Au fil du raisonnement, une idée exprimée par Diaz-Canel Bermudez en ces temps que nous vivons, et à plus d'une occasion, s'est imposée comme une certitude qui sauve : « Même si nous sommes soumis au blocus, il est possible de bien faire les choses. »