
Fidel est un pays. Il vit dans la mémoire collective de ses gens, ce qui est la meilleure manière de ne jamais mourir. Telle est l'essence d'un homme-nation qui a conquis le cœur de son peuple à jamais.
Il l'a affirmé à l'aube du triomphe révolutionnaire de 1959 en s'exclamant : « Je serai toujours aux côtés du peuple » et, comme principe de vie, il fera de cette phrase sa plus grande vérité. Depuis lors, il n'y a pas eu un ouragan à Cuba, un problème social ou une menace d'ingérence qui n’ait affecté les Cubains sans que le Commandant en chef ne soit auprès des siens.
Sa vocation de leader naturel l'a toujours conduit à être proche des gens, à leur parler, à écouter ce qu’ils avaient à lui dire, à voir de ses propres yeux des réalités belles ou complexes, sans autre armure que l'affection que le peuple lui portait dans les champs et les villes, dans les centrales sucrières et les écoles, dans les usines et les hôpitaux, dans les coopératives, les centres sportifs, scientifiques et environnementaux et en tant d'autres lieux où son attachante présence devenait une impulsion, un engagement et une satisfaction populaire.
Ce n'est pas en vain que ce lien spécial créé entre le leader et son peuple, selon le concept aux profondes racines martiniennes : avec tous et pour le bien de tous, a exalté l'histoire de la résistance et de la rébellion d'une Île en lutte permanente, face à d'innombrables tentatives de nous asphyxier économiquement.
C'est pourquoi sa voix, énergique et vibrante, captivante et convaincante, captait l'attention des foules durant de longs discours qui ont enregistré l'épopée écrite d'un pays en Révolution, sous la direction de ce Géant, vêtu de vert olive, qui n'a jamais rien demandé qu'il n'était pas capable de faire, et qui a gagné, par son exemple, la confiance de plusieurs générations de Cubains.
Mais le Commandant était (et est) bien plus que cela pour son peuple. Sa véritable légende d'homme de vérité, qui a placé au centre des conquêtes de la nation notre plein droit à vivre sans maîtres et à construire un avenir de justice sociale, lui a également valu le respect et l'admiration de millions de personnes, qui ne l'ont pas laissé mourir en ce triste mois de novembre 2016, lorsque la validité de son œuvre a commencé à se multiplier à travers ce cri sincère : « Je suis Fidel ! »
Aussi, son héritage nous parvient-il en permanence depuis l’immortalité, comme un phare, un guide, une vertu, un décorum et la certitude inébranlable de ce que nous devons défendre, car Fidel n'a pas besoin d'édifices, de monuments ou de rues pour que l’on se souvienne de lui : il suffit de dire son nom pour savoir qu'il est présent et vivant dans son peuple.











