
À Biran, terre fertile d'hommes bâtisseurs d'avenir, Cuba a célébré ce 13 août, comme dans chaque recoin du pays, le 99e anniversaire du Commandant en chef, un hommage qui a marqué le début d'une fête tout aussi importante : le programme commémoratif du centenaire de Fidel, qui est, comme dirait le poète, « ce que l'arbre appelle racine ».
La célébration sur le site historique, à l'abri d'un caroubier feuillu et des cèdres qui, il y a près d'un siècle, ont abrité la naissance d'un symbole, a été présidée par un autre fils extraordinaire de cette terre d’Holguin, le plus fidèle de tous les Cubains, son frère de sang et d'idées, le général d'armée Raul Castro Ruz, leader de la Révolution cubaine.
Aux côtés de Raul, sur ce site qui fut un point de départ dans l'histoire de la Patrie, se trouvaient également le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste et président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, ainsi que d'autres membres du Bureau politique, des dirigeants du Parti, de l'État et du gouvernement, de l'Union des jeunes communistes, des organisations de masse, des Forces armées révolutionnaires et du ministère de l'Intérieur, ainsi qu'une délégation de jeunes des provinces de Santiago de Cuba, de Guantanamo et d’Holguin.
Invitée spéciale de cette commémoration, la brigade de solidarité de jeunes de plusieurs pays du monde était également présente, réaffirmant ainsi que Cuba n'est pas seule.
Porté par la conviction que Fidel est un pays et, qu’au-delà de son évocation, il faut le ramener dans le présent et poursuivre son héritage par des actes, Roberto Morales Ojeda, membre du Bureau politique et secrétaire à l'Organisation du Comité central du Parti, a retracé la vie fructueuse du Commandant, qui a commencé à s'écrire dans le batey [ensemble de maisons et d’habitations sur une plantation de canne à sucre] de Biran. Une vie qui a changé à jamais le cours de l'histoire.
Dans son intervention, il a affirmé que le sens éprouvé de la justice et la cubanité du Commandant en chef avait germé précisément à Biran, « où il est né pour devenir une lumière dans les temps sombres, pour être la voix de ceux qui n'en avaient pas et l'espoir de ceux qui, face à l'adversité, ne pouvaient qu'aspirer à un monde meilleur. Sa naissance a marqué le début d'une vie consacrée à la lutte inlassable pour la liberté et l'émancipation de Cuba ».
Il a évoqué le brillant homme d'État, l'ami sincère, sa stature universelle, les sentiments de solidarité qu'il a suscités dans notre peuple, sa défense de la paix et de toutes les causes justes, l'esprit de résistance et de victoire qu'il nous a inculqué, et sa conviction profonde que la sauvegarde de l'unité était la seule voie vers la victoire.
Le moment marquant de son intervention a été l'appel à participer au programme commémoratif du centenaire de la naissance de Fidel, approuvé lors du 10e Plénum du Comité central du Parti, qui s'est tenu en juillet dernier.
Il s'agit, selon Morales Ojeda, d'une célébration de respect et d'engagement, avec la participation de tout le peuple et marquée par le rôle prépondérant des jeunes, laquelle vise, dans son essence la plus profonde, à promouvoir l'étude de son œuvre, la recherche sur sa pensée et à promouvoir ses convictions et ses idéaux. Il s'agit de « traduire en actes concrets son enseignement selon lequel oui, c'est possible ».
Selon Morales, cet hommage se manifestera dans chaque action opportune et solidaire que nous entreprendrons, dans chaque avancée de la science, dans chaque œuvre culturelle décolonisatrice, chaque exploit sportif ou contribution à la production. Fidel sera présent dans notre capacité à « incarner, avec un esprit critique et créatif, son esprit transformateur ».
L'honorer, a-t-il affirmé, « c'est aussi faire les choses correctement, bannir la paresse, faire face à ses propres erreurs, toujours aux côtés du peuple et des humbles pour qui cette Révolution a été faite ».
Et là, sur la terre qui a vu naître cet enfant vigoureux, devenu plus tard un paradigme pour tous les temps, l'hommage s'est poursuivi avec une belle œuvre de la compagnie de théâtre pour enfants La Colmenita, qui s’est penchée sur l'essence même du leader, humain et sublime, vivant et présent.
À travers le langage de la musique et de la poésie, les enfants ont évoqué la vie de Fidel, germe de la Révolution et du triomphe, rêve de victoire accompli.
À travers des extraits du livre Todo el tiempo de los cedros (Tout le temps des cèdres), de l'écrivaine Katiuska Blanco, les jeunes artistes ont dessiné avec des mots plusieurs naissances : celle de l'amour entre Angel et Lina [parents de Fidel et Raul], et celle de leurs enfants extraordinaires appelés à conquérir la liberté définitive de Cuba.
L'œuvre met en évidence l'esprit sévère et sensible de Don Angel, la tempête que fut Lina, son tempérament, et l'enfance de Fidel parmi des gens humbles, ceux dont un autre Cubain, également de stature universelle [José Marti], avait juré un siècle plus tôt de partager le sort.
Fidel, ont dit les enfants, c'est la grandeur incarnée, l'intelligence inépuisable, la conquête de tous les impossibles, l'optimisme face à l'adversité, l'accompagnement, le courage et la résistance d'un peuple, l'élan pour toujours faire le bien.
La mise en scène était également la confirmation des paroles du Che, auxquelles le général de l'armée avaient souscrit avec fermeté : « Si nous sommes ici aujourd'hui et si la Révolution cubaine est ici, c'est, tout simplement, parce que Fidel est entré le premier dans la Moncada ; parce qu'il est descendu le premier du Granma ; parce qu'il a été le premier dans la Sierra ; parce qu'il est allé à Playa Giron sur un tank (...) parce qu'il a, comme personne d'autre à Cuba, la qualité d'avoir toutes les autorités morales nécessaires pour demander n'importe quel sacrifice au nom de la Révolution. »
Après de longs applaudissements et une exclamation qui rassembla toutes les voix en un « Je suis Fidel ! », le général d'armée et le président Diaz-Canel se sont rendus sur la scène pour remercier les enfants « pour un spectacle si révolutionnaire, si beau et si sympathique ». « Je vous embrasse tous », leur a déclaré Raul.
Ce 13 août, un pays, qui est la maison de tous, a fêté son anniversaire, et ses enfants ont chanté pour Fidel, conscients que le meilleur hommage est de défendre Cuba, à laquelle il a consacré toute son énergie ; c'est de l'aimer bien et de faire chacun sa part du devoir ; de soutenir et de poursuivre la Révolution ; c'est ne jamais baisser les bras.
Le meilleur hommage à Fidel, c’est de vaincre.










