Chaque fois que nous discutons avec vous, nous en ressortons plus forts ; lorsque nous voyons une nouvelle génération de jeunes Palestiniens émerger, qui a germé, dans laquelle se consolident les valeurs de la cause palestinienne, cela renforce nos convictions.
C'est ce qu'a déclaré le Premier secrétaire du Comité central du Parti et président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, lors d'une nouvelle rencontre avec une représentation de jeunes de la nation arabe sœur qui étudient à Cuba.
Le 9 octobre, après avoir assisté à leurs côtés et plus de 100 000 Cubains, à la Tribune anti-impérialiste, à un rassemblement visant à dénoncer le génocide contre ce peuple, Diaz-Canel a déclaré aux jeunes : « vos histoires de vie, vos vicissitudes, vos souffrances, font très mal », mais a-t-il ajouté : « cette douleur est aussi un engagement dans la lutte, et je pense que tôt ou tard, nous nous retrouverons dans une rencontre comme celle-ci dans une Palestine libre. »
Il a dénoncé le fait que, deux ans après le début de cette nouvelle agression, on ne peut oublier qu'il s'agissait d'une idée du gouvernement étasunien, une idée de l'impérialisme dont le bras armé est le gouvernement israélien.
« Les deux ont la responsabilité de répondre immédiatement au monde pour ce génocide, pour ces crimes qu'ils ont commis, car ils n'ont pas laissé vivre en paix un peuple qui n'aspirait qu'à son autodétermination, à sa souveraineté, à son indépendance et à vivre sur sa propre terre, dont il a été spolié, expulsé, chassé de force », a-t-il souligné.
Il a souligné que l'impérialisme veut maintenant se donner bonne conscience face aux atrocités commises dans la bande de Gaza.
« Le plan pour la Palestine est un plan de l'empire ». Cuba ne soutiendra aucune autre proposition que celle « d'un État palestinien souverain et indépendant, dans les frontières d'avant 1967, avec un gouvernement formé selon la volonté palestinienne, avec le droit pour ses réfugiés de retourner dans leur pays et avec Jérusalem-Est comme capitale.
« Et nous allons nous battre à vos côtés pour cet avenir. Nous démontrerons qu'un monde meilleur est possible et que pour construire ce monde meilleur, il doit exister un État palestinien ».
HISTOIRES DE DOULEUR, MAIS AUSSI DE VIE
Au cours de cet échange, auquel a également participé Roberto Morales Ojeda, membre du Bureau politique et secrétaire à l'Organisation du Comité central du Parti, plusieurs jeunes ont raconté leur vie, leur douleur, mais aussi leurs espoirs et leur certitude que la Palestine retrouvera sa liberté.
Yazan Zahar étudie à Cuba depuis sept ans et se spécialise aujourd'hui en orthopédie. Sa famille vit en Cisjordanie.
Chacune de nos familles a sa propre histoire, mais en tant que Palestiniens, nous nous qualifions de révolutionnaires. Nous sommes des personnes qui ont sacrifié leurs terres, leurs vies, leurs maisons, leurs enfants, leurs parents, pour une cause juste, qui est notre Palestine, a rappelé Yazan, en même temps qu’il s’est souvenu de son enfance, lorsqu'en fin de semaine il allait avec ses amis, lancer des pierres contre les portes des colonies israéliennes qui leur avaient pris ses terres.
« Nous avons été des enfants capables d'affronter la mort sans crainte pour notre cause. Mais aujourd'hui, nous sommes des jeunes qui luttons pour un avenir digne, pour la souveraineté, un avenir dans lequel nos enfants seront protégés, car comme l'a écrit Marti, ils sont l'espoir du monde ».
Yazan a également parlé de son amour pour cette Île. « Cuba a toujours été aux côtés des causes justes, en particulier celle de la Palestine. Cuba met toujours en pratique son engagement envers les peuples opprimés du monde ».
C'est ce qu'elle a fait depuis le début de la Révolution, et nous conversons aujourd'hui avec vous, le seul président à avoir mené plusieurs marches en faveur de la Palestine devant une ambassade des États-Unis.
Harrith Amir, étudiant en sixième année de médecine, a déclaré que la guerre semble désormais toucher à sa fin. Cependant, les cicatrices qu'elle a laissées sur notre peuple ne pourront pas être effacées. La guerre a peut-être cessé, mais la lutte pour la liberté, la souveraineté et les droits légitimes ne s'arrêtera pas. Pendant tout ce temps, a-t-il souligné, Cuba n'est pas restée parmi les silencieux, elle ne nous a pas laissé tomber.
Mohamed Albhasi a rappelé que la guerre n'a pas commencé le 7 octobre 2023, mais qu’elle remonte à 1948, et même bien avant. Et les Palestiniens qui sont morts dans cette lutte ne sont pas des chiffres, mais des rêves, de l'espoir, a-t-il déclaré.
LA PALESTINE POURRA TOUJOURS COMPTER SUR CUBA
Diaz-Canel a rappelé les rencontres de ce type qu'ils avaient déjà eues, mais il a expliqué que cette fois-ci, il était nécessaire de se revoir.
« Nous l'avons fait en raison de notre engagement envers la cause palestinienne, et surtout pour que vous vous sentiez accompagnés, soutenus, afin que, lors de dates aussi importantes, vous sentiez qu'à Cuba, vous avez une maison, un peuple frère, des mères, des pères ».
« Cela fait très mal que des jeunes comme vous, dans la fleur de l'âge, vivent cela, et c'est pourquoi nous devons continuer à lutter pour la Palestine ».
Il a rappelé que les générations nées après le triomphe de la Révolution ont grandi en entendant Fidel parler de la Palestine, la défendre, dénoncer dans toutes les instances internationales le crime qui y était commis. « Nous avons également grandi en admirant la Palestine, et nous avons grandi engagés dans cette cause.
« Vous êtes dans un pays qui vous a accueillis, qui vous a donné la possibilité d'étudier, car Cuba et la Palestine sont deux cultures de résistance. Nous sommes deux peuples de résistance. Nous sommes deux peuples agressés. Nous sommes deux peuples qui n'ont pas renoncé à rester, ni à être indépendants, souverains et libres.
« Vous êtes donc ici comme un foyer de résistance. Vous êtes l'expression des meilleurs idéaux, des meilleurs sentiments du peuple palestinien, vous définissez la culture et les racines palestiniennes, la légitimité de la cause.
« Il n'est donc pas étonnant que nous vous embrassions, que nous vous considérions comme nos enfants. Cuba sera toujours la maison de la Palestine », a-t-il déclaré.
« Si seulement nous étions dans une situation plus confortable pour mieux partager avec vous nos conquêtes, les résultats de nos progrès. Nous aussi, nous sommes soumis à un blocus génocidaire et criminel.
« Des bombes réelles tombent sur la Palestine. À Cuba, ces bombes invisibles du durcissement du blocus et des mesures coercitives tombent chaque jour. Mais même dans les moments difficiles, il y aura toujours du temps à partager avec la Palestine, avec ses jeunes. »
Plus loin, Diaz-Canel a affirmé : « nous, Palestiniens et Cubains avons des échanges comme si nous étions dans une salle de classe et face à un miroir, nous sommes deux cultures de résistance ».
« Nous sommes au milieu d’un processus que j’ai appelé « résistance créative », car nous sommes des peuples qui résistons aux attaques imposées par les blocus, les guerres ou les mesures coercitives de l’empire.
« Nous sommes deux peuples qui affrontons (tout cela) avec une résistance très digne, qui grandissons, qui cherchons – avec notre propre créativité – à surmonter les contingences.
« C’est pourquoi, nous partageons également ce concept de résistance créative : la solidarité, une idéologie internationaliste, la maxime martinienne selon laquelle la Patrie, c'est l'Humanité. Ensemble, nous apportons notre contribution, à partir de notre culture de résistance, de nos convictions, de notre pensée, et nous mettons également notre volonté en œuvre.
« Et si nous transposons cela dans la vie quotidienne, chaque livre que vous étudiez à Cuba est un acte de résistance ; chaque examen que vous réussissez est une victoire et chaque sourire que vous échangez avec un Cubain est un pont de solidarité.
Une autre base des liens entre Cuba et la Palestine est la formation même des jeunes ici.
« Vous vous formez avant tout comme des révolutionnaires, comme des personnes intègres, comme des citoyens qui seront très utiles à votre peuple. »
Ces connaissances, a-t-il commenté, « sont les briques avec lesquelles la Palestine sera reconstruite. Et grâce à ces connaissances, vous apporterez beaucoup à l'avenir. Car la Palestine aura besoin de médecins pour soigner les blessures, les vieilles blessures. Elle aura besoin d'ingénieurs pour reconstruire les villes et les rêves. Elle aura besoin d'enseignants pour apprendre à la nouvelle génération ce que sont la justice sociale et la paix. Et la Palestine aura également besoin d'agronomes, d'agriculteurs, pour cultiver la terre palestinienne, pour produire de la nourriture ».
Ce sont « trois idées qui nous unissent et reflètent véritablement notre unité », a souligné Diaz-Canel aux jeunes, auxquels il a déclaré : « la Palestine pourra toujours compter sur Cuba, vous pourrez toujours compter sur Cuba. Car notre lutte pour la Palestine, notre protestation en sa faveur, est permanente. »








