
L'arrivée de Melissa sur le sol cubain est imminente. Jusqu'à la dernière minute, nous espérons qu'un événement « miraculeux » se produira afin que les dégâts soient les moins importants possible ; cependant, s'accrocher à un « peut-être » n'est pas une stratégie, et il n'y a pas de place pour la naïveté.
Il s'agit d'un ouragan très dangereux, avec des vents extrêmement destructeurs et des précipitations intenses ; cependant, nous n'avons pas perdu de temps dans les prévisions, dans la mise en œuvre des plans d'évacuation des personnes en danger, de protection des ressources, de sécurisation des établissements de santé, des équipes de secours, de préparation des ouvrages hydrauliques pour accueillir de grands écoulements.
Cependant, il n'est jamais possible de tout prévoir. Il existe des circonstances qui ne sont pas décrites dans les protocoles, mais qui peuvent être évitées, car lorsque l'ouragan frappe, il n'y a plus grand-chose à faire.
Et la vie, à ce moment précis, ne dépend pas seulement de la vigilance des autres, mais aussi d'un comportement discipliné et conscient, de la capacité à prendre soin de soi et de sa famille de manière responsable. Ce n'est pas le moment de refuser d'être évacué ou d'être secouru en cas de situation à risque, si le danger que la rivière monte, que le toit s'envole ou que la mer envahisse les lieux est réel.
Surveillez les enfants et maintenez-les en sécurité ; la curiosité ne doit par l'emporter sur la prudence, et soyez attentifs aux personnes âgées, qui n'ont plus la même agilité pour réagir aux situations d'urgence. Ayez à portée de main les médicaments indispensables, la nourriture, l'eau potable, le téléphone et tout ce qui permet de rester informé. Et ne perdez jamais la solidarité et la sensibilité qui caractérisent l'esprit cubain de prendre soin les uns des autres.
Il n'y a pas de demi-mesure. Melissa arrivera avec force et l'on s'inquiète beaucoup de ce qu'elle pourrait détruire sur son passage. Cependant, faisons en sorte que ce ne soit pas la vie qui soit vulnérable. Il existe de nombreuses façons de l'éviter, et nous, les Cubains, savons comment le faire.








