
rassemblement de condamnation de l'agression militaire contre la République bolivarienne du Venezuela et de soutien à son président légitime Nicolas Maduro Moros
(Traduction de la version sténographique de la présidence de la République)
À bas l'impérialisme ! (Exclamations : « À bas ! »)
À bas l'impérialisme ! (Exclamations : « À bas ! »)
À bas l'impérialisme génocidaire, immoral et fasciste ! (Exclamations : « À bas ! »)
Frères du Venezuela et de toute Notre Amérique,
Citoyens du monde,
Frère Maneiro, ambassadeur de la République bolivarienne du Venezuela à Cuba,
Compatriotes,
Notre commandant en chef Fidel Castro Ruz, alors qu’il analysait le comportement dangereux de l'impérialisme dans son avancée prédatrice sur les nations indépendantes du Moyen-Orient, déclara il y a plus de vingt ans :
« Jamais, toutes les nations du monde n'ont été soumises au pouvoir et aux caprices de ceux qui dirigent une superpuissance dotée d’un pouvoir apparemment illimité, à la philosophie, aux idées politiques et aux notions d'éthique dont personne n’a la moindre idée. Leurs décisions sont pratiquement imprévisibles et sans appel. La force et la capacité de détruire et de tuer semblent être présentes dans chacune de leurs déclarations. »
Ces paroles semblent avoir été prononcées aujourd'hui pour qualifier l'attaque brutale et sournoise des forces militaires étasuniennes contre le Venezuela et l'enlèvement inacceptable, vulgaire et barbare de notre frère, le président Nicolas Maduro, et de sa compagne Cilia Flores (Applaudissements).
Cuba condamne et dénonce ces actions comme un acte de terrorisme d'État, une attaque criminelle contre Notre Amérique, Zone de paix ; une violation de la souveraineté d'une nation qui est un symbole d'indépendance, de dignité et de solidarité et une atteinte inacceptable au Droit international.
Non, messieurs les impérialistes, ce pays n'est ni votre arrière-cour, ni un territoire en litige ! Nous n'acceptons ni ne reconnaissons ni la doctrine Monroe, ni les rois ni les empereurs attardés ! La terre de Bolívar est sacrée, et une attaque contre ses enfants est une attaque contre tous les enfants dignes de Notre Amérique ! (Applaudissements.)
Et comme l'a mentionné Abel, pour le Venezuela, et bien sûr aussi pour Cuba, nous sommes prêts à donner jusqu’à notre propre sang, à donner notre vie, mais à un prix très élevé ! (Applaudissements.)
On ne peut que qualifier de lâche, criminelle et sournoise l'attaque menée en pleine nuit contre un peuple pacifique et noble.
Il s’agit d’un acte de terrorisme d'État, dans la mesure où il s’exerce de manière arbitraire et en abusant de sa suprématie militaire, sur ordre d'un chef étranger, comme une expression sans équivoque du fascisme ou, plutôt, du néofascisme que l'on prétend imposer et instaurer sur l'Humanité tout entière en ces temps troublés.
C'est pourquoi la menace ne s’adresse pas seulement au Venezuela, la menace s’adresse à l'Humanité tout entière. Et elle s'appuie sur la doctrine fallacieuse d’imposer la « paix par la force ».
Cet acte de terrorisme d'État qui vient de se produire au Venezuela est une violation scandaleuse des normes du Droit international : l'agression militaire d'une nation pacifique, qui ne menace en rien les États-Unis, et l'enlèvement d'un président légitime, élu souverainement par son peuple. C’est indigne et c'est pourquoi nous sommes ici, nous, les indignés !
Il ne saurait y avoir ni silence ni acceptation de cet acte de terrorisme d'État, qui n'est comparable qu'aux crimes contre l'Humanité commis par le sionisme israélien dans la bande de Gaza (applaudissements).
Cette nuit, nous avons été témoins d'une confirmation effrayante : le candidat le plus fervent au prix Nobel de la paix est en réalité la plus grande menace pour la paix sur le continent (Applaudissements). Son attaque perfide contre le Venezuela rompt avec la stabilité qui caractérise depuis des années notre région latino-américaine et caribéenne.
Ceux qui se réjouissent de l'acte terroriste et fasciste, comme l'expliquait Gerardo, que viennent de commettre les États-Unis contre une nation souveraine du continent ne peuvent le faire que parce que la haine obscurcit leur jugement. Personne, un tant soit peu informé, ne peut ignorer ou sous-estimer les graves implications de tels actes criminels pour la paix régionale et mondiale.
C'est pourquoi il est urgent que la communauté internationale se mobilise, s'organise et se coordonne afin de dénoncer cet acte flagrant de terrorisme d'État, ainsi que l'enlèvement illégal, immoral et criminel d'un Président légitime en vue de favoriser un changement de régime, comme si quelqu'un d'extérieur au peuple vénézuélien détenait ce droit.
L'objectif n'est pas notre frère Maduro, ce ne sont pas les militaires vénézuéliens, ni même le récit mensonger du trafic de drogue que des bandits de la pire espèce, comme Marco Rubio, ont soutenu avec un cynisme absolu pendant des semaines et des mois. L'objet très obscur de l’appétit impérialiste est le pétrole vénézuélien, ce sont les terres et les ressources naturelles du Venezuela.
Seuls les cyniques et les lâches peuvent faire la sourde oreille aux déclarations de Trump et de ses acolytes, qui ont reconnu il y a quelques jours, sans aucune honte, que ce qu’ils recherchent, ce sont les richesses du Venezuela, richesses que la candidate de l'empire leur a ouvertement promises et sans limites, alors que circulent déjà aujourd'hui des informations selon lesquelles ils vont la soutenir pour qu'elle devienne présidente du Venezuela.
L'objectif est également d'éteindre ce bastion de résistance à l'impérialisme et de défense de l'intégration régionale qu'est la Révolution bolivarienne depuis l'arrivée du commandant Chavez à la présidence de cette nation héroïque.
La Révolution bolivarienne s'est révélée être un processus de masse, profondément enracinée dans le peuple qui, nous en sommes convaincus, se mobilisera pour défendre sa souveraineté, sa démocratie et son président, comme il l'a fait en avril 2002 face au coup d'État, également fomenté par l'empire étasunien qui n'a jamais renoncé à s'approprier son pétrole (Applaudissements).
Les États-Unis n'ont aucune autorité, ni morale ni légale, pour expulser de force le président vénézuélien de son pays ! Toutefois, les États-Unis sont responsables devant le monde de l'intégrité physique de Maduro ! (Applaudissements.)
Nous nous joignons à l'appel des autorités vénézuéliennes qui exigent une preuve de vie de Maduro et de Cilia.
Cela fait des mois qu’ils tissent la fausse accusation de narcoterroriste contre le gouvernement vénézuélien, alors qu’ils ont été incapables de produire une seule preuve qui l’atteste. Ils ne l'ont pas fait parce que ces preuves n’existent pas, parce que ces pratiques n’existent pas, parce que tout cela répond à une trame narrative qui cherche à justifier cet acte révoltant de terrorisme d'État qu'ils viennent de commettre.
Depuis leurs propres agences fédérales, des analystes et des chercheurs étasuniens ont émis des avis et fourni des informations qui écartent le faux récit du narcoterrorisme et réfutent ces accusations contre le Venezuela et son Président.
Il est scandaleux que Trump, Rubio et leurs acolytes ne se préoccupent aucunement de la vérité. Ce sont eux qui devraient être condamnés par un tribunal international antifasciste ! (Applaudissements.)
Les fascistes qui sont aujourd'hui au pouvoir aux États-Unis ont très bien appris de leurs référents nazis le principe de propagande goebbelsien selon lequel un mensonge répété mille fois peut devenir une vérité. Mais la vérité s'imposera et les peuples la défendront comme ils ont vaincu et battu le fascisme hitlérien dans le passé.
Ni le peuple vénézuélien, ni le peuple étasunien, ni la communauté internationale ne croient à la série de mensonges qu'ils ont progressivement forgés.
Ce n’est pas le moment des demi-mesures, c’est le moment de se définir et prendre parti face au fascisme et à la barbarie impérialiste ! (Applaudissements.)
Resserrons les rangs, peuples d'Amérique, ne laissons pas passer le géant aux sept lieues !
N'oublions pas l’avertissement de Che Guevara voilà six décennies : « On ne peut pas faire confiance à l'impérialisme, pas même un tout petit peu » (Applaudissements).
Nicolas et Cilia appartiennent au Venezuela, et ils doivent être rendus au peuple vénézuélien qui a élu et réclame son président légitime (Applaudissements).
À bas l'impérialisme ! (Exclamations : « À bas ! »)
À bas l'impérialisme ! (Exclamations : « À bas ! »)
À bas l'impérialisme ! (Exclamations : « À bas ! »)
Le peuple uni ne sera jamais vaincu ! (Exclamations : « Le peuple uni ne sera jamais vaincu ! »)
Cuba et le Venezuela, unis, vaincront ! (Exclamations : « Cuba et le Venezuela, un seul drapeau ! »)
La Patrie ou la mort !
Le socialisme ou la mort !
Venceremos !
(Ovation.)








