ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Dans le quartier Julio Maceo, à San Luis, les nouveaux logements sont sur le point d’être livrés. Photo: Luis Alberto Portuondo

SANTIAGO DE CUBA.– Les vents et les pluies de Melissa ont fait des ravages sur les logements de types III et IV (à toiture légère), qui sont très nombreux dans la deuxième ville la plus peuplée du pays et dans la province de Santiago.

« Après les évaluations et certifications correspondantes, on estime finalement à 106 500 le nombre de maisons endommagées par l'ouragan », a précisé à Granma Danislay Hechavarria Duvalon, coordinatrice des Programmes et objectifs au sein du gouvernement provincial.

Près de trois mois après le cyclone, « ma maison, qui avait perdu son toit, est complètement remise en état ; une brigade a même pris d'autres mesures nécessaires pour la rendre plus confortable. Avant la fin de l'année, je pouvais profiter de mon foyer », a déclaré Humberto Diaz Valdivia.

La maison de ce vétéran de trois missions internationalistes en Afrique, qui réside dans une zone rurale de la municipalité de Palma Soriano, fait partie des 15 500 qui ont été réparées à la date de clôture de ce reportage, « car, à mesure que les ressources sont distribuées, le nombre augmente, principalement en ce qui concerne les réparations des effondrements partiels de toiture, qui s'élevaient à 66 000 », a ajouté Hechavarria Duvalon.

« LE TOIT EST SYNONYME D’ABRI »

La famille d'Ana Victoria Cuevas Savigne compte de nombreux enfants, adolescents et personnes âgées. « Il y a 13 ans, l’ouragan Sandy nous a un peu affectés, mais Melissa, qui a duré plus longtemps, nous a laissés sans abri. Au début de l'année, nous avons reçu les matériaux nécessaires à la reconstruction, cependant je suis consciente que les catastrophes naturelles causent beaucoup de dégâts. »

Cette habitante de Santiago assure que l'aide des voisins a été essentielle : « moins de 24 heures après avoir reçu les tuiles et les clous, tout était terminé. La déléguée de ma circonscription m'a toujours dit qu'il ne s'agissait pas seulement d'un toit, mais aussi de transport, de travail et d'efforts de nombreux facteurs », a-t-elle dit.

Ce qui a été accompli en un temps relativement court est également le résultat du contrôle effectué par le Premier secrétaire du Comité central du Parti et président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, sur cette tâche si délicate. Comme il l'a fait lors de sa visite dans le village d'El Cristo, il a averti systématiquement que « le plus difficile et le plus long restait à faire : remettre en état les logements endommagés ».

À cet égard, avec quelque 6 000 cas en suspens suite à l'ouragan Sandy, l'objectif pour 2026 « est d'avancer autant que possible dans la livraison des toitures pour réparer les effondrements totaux et partiels restants, ainsi que pour adapter des locaux, transformer des conteneurs en logement, ainsi que le reste des bâtiments qui composent le plan de construction », a déclaré la coordinatrice des Programmes et des objectifs.

Pour y parvenir, il est indispensable d'accélérer les processus de livraison de matériaux et de réhabilitation des bâtiments, la micro-localisation, les plans et la construction des nouvelles communautés, ainsi que la nécessaire promotion de la production locale de matériaux de construction, a ajouté la fonctionnaire.

À l'aube du 29 octobre, Marileydis Mendoza Taylor, de la municipalité de Mella, a constaté que l'ouragan n'avait laissé que les murs de sa maison. Ce furent des semaines de grande tristesse, voire de désespoir, mais grâce à l'aide du gouvernement, elle dispose désormais du matériel nécessaire pour réparer sa maison.

De même, Yoandris Alvares Portuondo, qui s'occupe de sa mère et de sa petite fille, a également reçu des fournitures et la possibilité de demander un crédit bancaire qui lui permettra de réaliser d'autres travaux nécessaires. « Pour l'instant, ni la pluie ni le soleil ne nous affectent et la vie reprend son cours ».