148 ans après que la manigua (forêt tropicale) a été le théâtre de l’une des actions les plus dignes de notre Histoire, les dirigeants de la Révolution ont évoqué ce 15 mars l’importance de la Protestation de Baragua, et ont réaffirmé que l’esprit de résistance d’Antonio Maceo reste la boussole incontournable de la nation.
Le Premier secrétaire du Comité central du Parti et président de la République, Miguel Díaz-Canel Bermudez, a souligné à quel point le nom de Baragua évoque immédiatement la figure du Titan de bronze, face à la tentative d’une paix sans indépendance.
Le chef de l'État a rappelé sur le réseau social X la phrase mythique « Aucune entente n’est possible », comme un appel historique permanent à se dresser avec fermeté pour défendre la souveraineté. « Nous serons toujours redevables de cet héritage de dignité », a déclaré le chef de l'État.
De son côté, Esteban Lazo Hernandez, membre du Bureau politique et président de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire, a qualifié cet événement d’emblème de la fermeté du peuple cubain. Faisant référence à la pensée de Marti, Lazo a rappelé que pour l’Apôtre, la révolte de Maceo était « l’un des moments les plus glorieux de notre Histoire ». Il a souligné son actualité en tant que pilier de l’intransigeance révolutionnaire.
Manuel Marrero Cruz, également membre du Bureau politique et Premier ministre, a souligné que la position de Maceo avait élevé les drapeaux de la Patrie à leur point le plus haut, un sommet qui, selon lui, reste intact 148 ans plus tard, guidé par la pensée de Fidel Castro. Face à toute tentative de reddition, Marrero a réaffirmé l’engagement de la Cuba souveraine à ne jamais fléchir.
De même, Roberto Morales Ojeda, membre du Bureau politique et secrétaire à l’Organisation du Comité central, a rappelé la permanence de ce jalon émancipateur, en affirmant que toute tentative de porter atteinte à la souveraineté nationale se heurtera au même mur de principes de Baragua.
Morales Ojeda a mis en contraste l’énergie de Maceo face aux « zanjoneros » (partisans du Pacte de Zanjon) d’hier et d’aujourd’hui, et a rappelé la conviction de Fidel selon laquelle l’avenir de l’Île sera « un éternel Baragua ».
À travers ces démonstrations de loyauté historique, Cuba a commémoré cet anniversaire de cet événement épique, en tant que force vivante qui mobilise la volonté d’un peuple déterminé à être libre, indépendant et fidèle à ses racines.








