Un dialogue fructueux et particulièrement riche s’est tenu le 27 mars entre la direction de la Révolution cubaine et un groupe de jeunes particulièrement remarquables, actifs dans différents domaines de la société. Cette rencontre, organisée à l’approche du 4 avril, a permis d’entendre les voix d’étudiants, d’ouvriers, de scientifiques et de militaires,alors que le président Diaz-Canel partageait avec eux certaines réflexions sur ce qui peut être accompli au niveau communautaire dans le contexte actuel.
« Il était important pour nous d’organiser cette rencontre, surtout pour connaître vos aspirations, vos réflexions, et la compréhension que vous avez du moment que nous vivons », a expliqué le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, lors d’une réunion qui s’est tenue au Salon de Protocole du Laguito et qui a également compté sur la présence d’un groupe de jeunes combattants ayant participé aux événements du 3 janvier à Caracas, lors de l’invasion par les États-Unis.
« Pour nous, vous faites partie du présent et de l’avenir », a affirmé le chef de l’État lors de cet échange auquel participaient également le Premier ministre de la République de Cuba, Manuel Marrero Cruz ; le secrétaire à l’Organisation du Comité central du Parti communiste de Cuba, Roberto Morales Ojeda ; le ministre des Forces armées révolutionnaires (FAR), le général de corps d’armée Alvaro Lopez Miera, ainsi que le général de corps d’armée et ministre de l’Intérieur, Lazaro Alberto Alvarez Casas, tous membres du Bureau politique.
« Il est essentiel que vous soyez pleinement présents, que vous participiez à tout ce que nous faisons, afin d’assurer la continuité. Les temps changeront, et nous surmonterons également cette période. Pour vous, ce seront des expériences qui renforceront vos convictions et contribueront à votre croissance en tant que révolutionnaires et jeunes Cubains », a affirmé le président devant ses interlocuteurs, lors d’un dialogue auquel participait également, aux côtés de la présidence, la Première secrétaire du Comité national de l’Union des jeunes communistes (UJC), Meyvis Estévez Echeverria.
Au cours de l’après-midi, le président cubain a évoqué la situation mondiale, complexe et dangereuse ; les antécédents et l’impact du blocus impérial actuel contre l’Île, dont le siège s’est considérablement intensifié, ainsi que des moments qui suscitent la fierté, comme la gestion exemplaire de l’épidémie de COVID-19 par Cuba.
Le chef de l’État a également souligné l’importance de l’unité du peuple et de sa confiance dans la Révolution, rappelant une conviction largement partagée par tous : « la responsabilité d’un empire qui ne supporte pas l’exemple de ce pays, qui ne supporte pas que 67 ans de blocus n’aient pas réussi à nous faire plier ».
Diaz-Canel Bermudez a rappelé : « d’autres peuples dans le monde reconnaissent la grandeur du peuple cubain, si bien que nous demeurons une source d’espoir, et c’est pourquoi Cuba n’est ni seule ni isolée ; c’est pourquoi des personnes comme celles qui ont participé au Convoi Notre Aérique viennent jusqu’ici. »
Ce moment a également permis au Chef de l’État de partager avec les jeunes des idées sur le rôle des nouvelles générations à une période où la communauté est devenue un espace essentiel pour la vie du pays, en raison des contraintes actuelles qui ont transformé les horaires et les habitudes de travail et d’étude.
Le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba a notamment mis en avantune idée centrale : la jeunesse et la défense. Il a également abordé d’autres priorités telles que la bataille énergétique ; la production et l’économie, car, a-t-il dit : « produire, c’est résister, et créer, c’est vaincre » ; la bataille communicationnelle ; la mobilisation populaire ; la formation idéologique ; la solidarité et l’engagement social ; la créativité culturelle, ainsi que la bataille des symboles.
Le président a pris le temps d’illustrer chaque thème par des exemples concrets sur la manière de transformer ces objectifs en réalité. En conclusion de son intervention, il a souligné : « Si Fidel et sa génération n’ont pas laissé mourir les idées de l’Apôtre à l’occasion de son centenaire, nous ne laisserons pas mourir les idées du Commandant en chef lors de son centenaire ». Et d’ajouter que la meilleure manière d’y parvenir « est de participer ».
Les voix de la jeunesse
José Marti a été une référence incontournable : Beatriz Eugenia Jerez, étudiante à l’Institut supérieur des relations internationales (ISRI), a évoqué l’héritage de l’Apôtre ; elle a rappelé ces jeunes qui, très tôt, ont combattu avant le 1er janvier 1959 et affirmé clairement que la jeunesse soutient la direction de la Révolution : « La souveraineté et l’indépendance de Cuba dépendent de nous, et nous ne faillirons pas ».
Ivan Ernesto Barreto Lopez, de l’Institut cubain d’amitié avec les peuples (ICAP), a rappelé que Cuba, et notamment sa jeunesse, sont la cible d’une guerre cognitive et d’une guerre culturelle. « C’est un combat, a-t-il déclaré, que nous menons dans un contexte extrêmement hostile ». Il a souligné que « cette salle est pleine de dizaines d’histoires qui méritent d’être racontées ».
Un moment particulièrement marquant s’est produit lorsque le capitaine Miguel Alejandro Jurjo Lafargue, combattant présent lors des événements du 3 janvier au Venezuela, a exprimé sa gratitude de pouvoir « participer à cet échange ». Il a parlé d’honneur et affirmé que les jeunes protagonistes des événements de Caracas sauront défendre Cuba avec courage. « Révolutionnaire jusqu’à la mort », a-t-il lancé aux jeunes présents.
Et Diaz-Canel de répondre : « La Patrie, nous la défendrons tous ensemble. Ici, nous allons nous battre. »
Anabel Serrano Diaz, du Centre d’ingénierie génétique et de biotechnologie (CIGB), a souligné combien l’engagement de ses collègues était grand, mettant en avant le fait que de nombreux travailleurs se rendent par leurs propres moyens dans ce centre prestigieux afin de poursuivre leurs recherches.
Le premier lieutenant Dairon Peña Alvarez, de l’Hôpital militaire central « Docteur Carlos Juan Finlay », a déclaré : « Nous sommes fermement engagés dans la défense de la Révolution cubaine et de la Patrie. ».
Ana Walkis Sanchez Moreira, médecin à l’Hôpital clinique-chirurgical « Miguel Enriquez », a insisté sur l’humanité qui caractérise les travailleurs du secteur de la santé et a réaffirmé la position des jeunes : « Nous sommes présents dans tous les services, toujours avec le sourire », convaincue que « nous ne faillirons jamais, car le service au peuple ne peut jamais manquer ».
Adriana Amores, étudiante à l’ISRI, a évoqué un monde sous tension et volatil, ainsi qu’un adversaire qui déforme la réalité. Elle a contesté l’idée selon laquelle la jeunesse serait aujourd’hui paralysée, expliquant que l’un des projets de son établissement consiste notamment à visiter des centres pour personnes âgées, afin d’échanger avec ce groupe particulièrement sensible de la société cubaine.
Elle a tenu à transmettre le message selon lequel « à Cuba, il existe une jeunesse présente, qui croit en la Révolution ». Elle a parlé de la nécessité de défendre la mémoire et a assuré à la direction du pays : « Comptez sur nous ».
Heyla Rodriguez Brunet, actuellement engagée dans le Service militaire volontaire féminin, a confié que, si les circonstances l’exigeaient, « elle redeviendrait soldat et referait le service ».
« Tout se passe bien ? », a demandé le Président, auquel elle a répondu par l’affirmative, tout en soulignant qu’il s’agit d’un environnement nouveau. Après avoir évoqué son « expérience inoubliable », la jeune chanteuse Annie Garcés a tenu à souligner qu’elle était assise aux côtés de « héros modernes de notre Patrie ».
« Comptez sur nous ! », a-t-elle déclaré à la direction du pays : « nous chantons, nous écrivons des vers et de la poésie, mais s’il faut prendre l’AKM, je suis prête également si c’est nécessaire ».
La présidente de la Fédération étudiante universitaire (FEU), Litza Elena Gonzalez, a félicité l’ensemble des jeunes, en particulier les plus méritants, pour leurs efforts constants ; elle a insisté sur la nécessité de défendre ce qui a été construit au prix de grands sacrifices ; elle a donné des détails le Bastion étudiant universitaire et souligné que « malgré le contexte de semi-présentiel, cela n’a pas empêché les étudiants universitaires de rester aux côtés de la Révolution ».
D’autres voix se sont jointes, toutes marquées par l’humilité et l’engagement. Dans cet esprit, Yorkis Joel Sanchez Gonzalez, travailleur de la centrale thermoélectrique Antonio Guiteras, s’est exprimé avec la même détermination qu’il met dans son travail : il a évoqué la nécessité de « défendre la Patrie depuis notre petit espace ».
Un hommage pleinement mérité
La journée de vendredi s’est achevée par une cérémonie de remise de distinctions et décorations de l’UJC à de jeunes personnalités et à des institutions remarquables, en présence du président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez ; du président de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire et du Conseil d’État, Esteban Lazo Hernandez ; du Premier ministre Manuel Marrero Cruz ; du secrétaire à l’Organisation du Comité central du Parti communiste, Roberto Morales Ojeda ; du ministre des Forces armées révolutionnaires, le général de corps d’armée Alvaro Lopez Miera et du ministre de l’Intérieur, le général de corps d’armée Lazaro Alberto Alvarez Casas, tous membres du Bureau politique.
La première secrétaire du Comité national de l’UJC, Meyvis Estévez Echeverria, ainsi que des jeunes ayant participé aux actions du 3 janvier au Venezuela étaient également présents, entre autres responsables.
« Vous représentez une génération qui incarne les meilleures valeurs », a déclaré lors de la cérémonie le second secrétaire du Comité national de l’UJC, Yaliel Cobo Calvo, qui a mis en avant trois qualités caractéristiques des nouvelles générations : courage, détermination et confiance dans la victoire.
Le Drapeau de l’honneur – la plus haute distinction décernée par le Bureau national de l’UJC à des collectifs de jeunes ayant obtenu des résultats remarquables – a été remis ce 27 mars à dix institutions exemplaires dans l’accomplissement de leur mission sociale. Le Chef de l’État a remis cette distinction au Tribunal provincial de La Havane ; à la centrale thermoélectrique « Antonio Guiteras » de Matanzas ; au parquet provincial de la République de Cuba dans la province de Matanzas ; à la direction générale d’ETECSA à La Havane ; à l’hôpital « Hermanos Ameijeiras » de La Havane ; à la base centrale d’approvisionnement des FAR ; au commandement du contre-espionnage militaire ; au Centre de recherches médico-chirurgicales (CIMEQ) de La Havane ; à l’Académie de la Police nationale révolutionnaire (PNR) « Mártires de Tarara » et à la Direction de cryptographie du ministère de l’Intérieur (Minint).
Au cours de la journée, douze jeunes ont reçu des mains du président Diaz-Canel l’Ordre « Julio Antonio Mella » – la plus haute distinction accordée par l’UJC en reconnaissance de mérites extraordinaires dans les études, le travail créatif ou la défense de la Patrie. Lors de cet hommage, 21 jeunes ont également reçu la médaille Abel Santamaria, tandis que 13 autres ont été décorés de la médaille José Antonio Echeverria.











