
Dans la déclaration finale de la Rencontre internationale de solidarité avec Cuba « Pour un monde sans blocus : solidarité active pour le centenaire de Fidel », les délégués de plus de 36 pays des cinq continents se sont engagés à se mobiliser « de manière permanente à travers des campagnes de masse devant les ambassades des États-Unis, l’envoi de lettres aux parlements et des mobilisations dans les principales villes du monde ».
Ils ont également décidé de créer un réseau pour contrer la manipulation médiatique et renforcer la solidarité avec Cuba, ainsi que de continuer à promouvoir le Convoi Notre Amérique comme mécanisme efficace de solidarité politique et matérielle.
« Aucune puissance ne fera plier la volonté de ceux qui portent Fidel dans leur cœur. L’empire construit des murs ; nous, nous tissons des réseaux, des étreintes et de la mémoire. Chaque lettre, chaque brigade, chaque drapeau sur une place est un morceau de patrie pour Cuba. Fidel vit dans notre unité, dans notre tendresse combative et dans la certitude qu’un monde meilleur est possible », est-il dit dans le document final.
La rencontre a été l’occasion de présenter l’appel à participer au 1er Colloque international « Fidel : héritage et avenir », qui se tiendra du 10 au 13 août prochain. « Accompagner Cuba à l’heure où elle a le plus besoin de nous, c’est rendre hommage à l’œuvre et à l’héritage de Fidel », ont-ils affirmé. « Unissons-nous et ajoutons des volontés dans cette tranchée d’idées ».
Durant la rencontre, organisée dans un contexte mondial de crise multidimensionnelle, à caractère économique, financier, politique, sécuritaire et environnemental, aggravée par une escalade belliciste de l’impérialisme yankee, où « le gouvernement des États-Unis, dans sa volonté de préserver son hégémonie en déclin, viole de manière flagrante et systématique le droit international ainsi que les buts et principes de la Charte des Nations unies ; attise les conflits, promeut des agressions militaires et des guerres pour le pillage des ressources naturelles d’États souverains, et lance des campagnes de mensonges et de désinformation pour légitimer ses prétentions », les plus de 700 participants ont fermement dénoncé et condamné « l’escalade agressive du gouvernement étasunien actuel, qui constitue la principale menace pour la paix et la sécurité internationales ».
Ils ont en outre condamné le blocus énergétique et la menace de guerre contre Cuba, le durcissement du blocus économique, commercial et financier, ainsi que l’infâme inclusion de l’Île sur la liste des États prétendument soutiens du terrorisme.
Ils ont rejeté le décret exécutif émis le 1er mai par la Maison-Blanche, lequel impose de nouvelles mesures coercitives unilatérales, illégales et abusives contre Cuba dans des secteurs clés tels que l’énergie, les mines et la défense, avec pour seul objectif de punir collectivement le peuple cubain.
Dans ce sens, ils ont exigé la fin des campagnes de désinformation, de la subversion politique et de toute ingérence dans les affaires internes de Cuba.
Par ailleurs, les délégués ont constaté que « la résistance du peuple cubain se renforce à l’occasion du centenaire du Commandant en chef Fidel Castro, et que ses idées anti-impérialistes, humanistes et latino-américanistes conservent toute leur actualité pour faire face aux défis colossaux du monde contemporain ».
Ils ont ensuite réaffirmé que l’Amérique latine et les Caraïbes doivent rester une zone de paix. Ils ont rejeté la nouvelle menace d’agression militaire contre Cuba et se sont joints à la campagne internationale pour la libération immédiate du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores.
Ils ont également exigé la fin du génocide contre le peuple palestinien, dénoncé l’attaque menée par les troupes israéliennes contre la seconde flottille humanitaire Global Sumud, et demandé la libération immédiate des militants enlevés par les sionistes.
Enfin, lors de cette rencontre, plusieurs personnalités et organisations ont reçu, des mains du Premier secrétaire du Parti communiste de Cuba et président cubain Miguel Diaz-Canel, le Prix syndical de solidarité « Cœur ouvert » : Andreas Otto Nolte, conseiller aux Relations internationales d’IG Metall (Allemagne) ; le Syndicat national des travailleurs et/ou agents publics des technologies de l’information et des communications de Colombie ; le professeur Hebert Garrido Blanco, analyste universitaire en administration et titulaire d’un master en formation de formateurs socio-professionnels, au sein du Plénum intersyndical des travailleurs – Convention nationale des travailleurs (PIT-CNT) d’Uruguay ; Sebastian Viscuso, représentant à Cuba de la CGT (France) ; Gloria La Riva, coordinatrice du projet HATUEY (États-Unis) ; le Réseau continental latino-américain et caribéen de solidarité avec Cuba ; et la Société des amis de Cuba (FOCUS) d’Afrique du Sud.








