
« En oncologie, il ne suffit pas de soigner avec qualité : il faut soigner avec le cœur. Que cette unité soit un havre d'espoir, un centre de science doté d'une âme et la confirmation quotidienne que, même si le chemin est complexe, personne ne le parcourra seul ».
C'est avec ces mots empreints d'humanisme que s'est exprimé, le 3 juin, le docteur Luis Eduardo Martin Rodriguez, directeur de l'Institut d'oncologie et de radiobiologie, situé dans la municipalité Place de la Révolution, de la capitale.
Son intervention a eu lieu lors de l’inauguration de l’Unité de traitement ambulatoire en oncologie, un espace qui, comme il l’a également souligné, est « conçu pour garantir sécurité, professionnalisme et chaleur humaine dans la prise en charge de nos patients ».
Cet événement s'est déroulé en présence du président de la République de Cuba, Miguel Diaz-Canel Bermudez, ainsi que du membre du Bureau politique et Premier ministre, Manuel Marrero Cruz, précisément le jour du 95e anniversaire du général d'armée Raul Castro Ruz, et s'est ouvert sur un enregistrement audio dans lequel on pouvait l’entendre affirmer que « la vie est un combat permanent ».
« Cet événement revêt une signification particulière puisqu’il coïncide avec le 95e anniversaire du général d’armée Raul Castro Ruz, en cette année du centenaire du commandant en chef Fidel Castro Ruz, et s’inscrit dans le cadre des célébrations du 60e anniversaire de la fondation de notre Institut », a déclaré Luis Eduardo Martin Rodriguez.
« L’unité porte le nom d’une figure emblématique de l’oncologie, l’éminente docteure Maria del Carmen Barroso, qui, dans les années 1980, avait lancé la chimiothérapie ambulatoire à Cuba. »
Le directeur de l’Institut d’oncologie et de radiobiologie n’a pas manqué de souligner le contexte dans lequel naît une unité telle que celle de traitement ambulatoire : « Nous le faisons dans un contexte difficile, marqué par le durcissement du blocus, le siège énergétique et les menaces d’intervention militaire du gouvernement des États-Unis », a-t-il déclaré.
L'inauguration a été l'occasion de rendre hommage à un groupe d'entités qui ont rendu possible la création d'un centre aussi particulier. Le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste a remis une distinction à Seguros Internacionales de Cuba (ESICUBA) ; l’Entreprise de technologies industrielles pour la construction (TICONS) ; la mipyme Materiales de Construcción San Miguel ; le Groupe Inicio ; le Centre d’ingénierie génétique et de biotechnologie (CIGB) ; les Laboratoires pharmaceutiques AICA et l’ambassade du Qatar à Cuba.
Après avoir coupé le ruban inaugural, le chef de l’État et le Premier ministre – accompagnés du ministre de la Santé publique José Angel Portal Miranda, ainsi que d’autres dirigeants de la capitale et de représentants du système de santé – ont parcouru les locaux de l’Unité de traitement ambulatoire en oncologie, où l’ordre, la propreté et le silence régnaient en chaque lieu.
Dans ce bâtiment – comme l’a expliqué le docteur Luis Eduardo Martin Rodriguez à l’équipe de presse de la présidence de la République – nous irons au-delà des traitements de chimiothérapie : il y aura également de l’immunothérapie, des traitements de soutien et d’autres types de soins, « dont les patients ont besoin pendant leur maladie pour assurer le suivi de leurs soins ».
Le directeur a déclaré que l’Unité « améliore sensiblement la qualité et le confort des patients et, parallèlement, améliore de 100 % le confort des travailleurs ».
Au sujet des difficultés liées au blocus imposé par l’empire, et de la manière dont les Cubains y font face et se réinventent, le directeur de l’Institut d’oncologie et de radiobiologie a affirmé que l’unité de traitement est à la hauteur de n’importe quelle unité de traitement oncologique de premier plan dans le monde ; « car elle dispose d’une infrastructure physique réelle, d’une technologie tout à fait acceptable, mais surtout elle compte sur la qualité scientifique des responsables, des professeurs et des médecins qui y travaillent ».
Il a expliqué que, parmi la vingtaine de médecins et d’infirmières spécialisées qui exercent dans le nouveau centre, « beaucoup sont des leaders dans la région, en Amérique et dans le monde ». Et à un autre moment, il a réfléchi à la manière dont les spécialistes doivent savoir se consacrer à « une personne fragile, à une personne psychologiquement affectée, ou à une famille ».
Concernant les travailleurs, le directeur a déclaré : « nous vivons tous la même situation », avec de longues coupures d’électricité et divers problèmes quotidiens ; mais ces spécialistes, a-t-il dit, doivent savoir enfiler une blouse à l’hôpital, qui « n’a rien à voir avec celle qu’ils ont laissée chez eux. Cela, c’est une question de cœur ».
Le médecin a souligné que « si le cœur ne prime pas » sur les difficultés du quotidien, « même si vous avez la meilleure formation scientifique, même si vous avez fait les meilleures études », il ne sera pas possible de réussir à prendre en charge quotidiennement entre 90 et 120 patients, avec leurs différents schémas thérapeutiques.
Fin février de cette année, le président Diaz-Canel Bermudez s’était rendu à l’Institut d’oncologie et de radiobiologie, dans le cadre d’une tournée des centres de santé ayant connu d’importants progrès technologiques. À cette occasion, alors que le dirigeant évoquait la noblesse d’une voie telle que celle de la transformation numérique, Luis Eduardo Martín avait fait part de sa conviction que parfois, lorsque l’on annonce de nouvelles idées, celles-ci peuvent paraître folles, jusqu’à ce qu’elles finissent par se concrétiser.
Ce mercredi, lors de la cérémonie d'inauguration, une aspiration particulièrement noble est devenue réalité ; une aspiration qui, il y a bien longtemps, faisait partie des nombreux rêves qui naissent à Cuba, toujours préoccupée par le bien de ses enfants.









