
Le général d’armée Raul Castro Ruz, leader à la tête de la Révolution cubaine, s’est rendu, ce mardi 23 juin, au siège du ministère des Forces armées révolutionnaires, afin de rendre le premier hommage au Commandant de la Révolution Ramiro Valdés Menéndez, le compagnon de l’attaque de la caserne Moncada, du yacht Granma, de la Sierra Maestra et de tout le travail accompli après le triomphe de la Révolution.
Aux côtés de Raul, dans la première garde d’honneur d’un homme qui consacra sa vie à la défense de la Patrie, se trouvaient le Premier Secrétaire du Comité central du Parti communiste et président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, ainsi que les ministres des FAR, le général du corps d’armée Alvaro Lopez Miera, et de l’Intérieur, le général du corps d’armée Lazaro Alberto Alvarez Casas, tous deux membres du Bureau politique.
Un peu plus tôt, avait été placée au centre de la pièce l’urne qui conserve les cendres du révolutionnaire intègre, d’une loyauté absolue envers Fidel et Raul, un amoureux, comme il l’avait lui-même dit, de la Révolution.
D’un côté, les deux étoiles qui l’accréditent comme Héros de la République de Cuba et du Travail ; de l’autre, les nombreuses distinctions et décorations qu’il a mérités tout au long de son parcours exceptionnel de service. Tout près de l’urne, pliée en triangle, avait été déposé le drapeau cubain qu’il avait rapporté de Bolivie, en même temps que les restes de Che, et duquel il ne s’était jamais plus séparé.
Un autre drapeau, surmonté d’un ruban noir en signe de deuil, et cinq offrandes florales au nom du général d’armée, du président Diaz-Canel, de l’association des Combattants de la Révolution cubaine, du peuple cubain et de sa famille, veillaient également sur le Héros qui n’aimait pas parler à la première personne ni être le protagoniste de quelque chose que, disait-il : « nous avons tous accompli de manière très naturelle, dès lors que le devoir nous a appelés. »
Au terme de la garde d’honneur, Raul et Diaz-Canel ont déposé une rose blanche pour sceller l’hommage, suivis par les ministres des FAR et du Minint. Puis est venue l’accolade sincère du général d’armée et du président à la famille du commandant Ramiro, Alicia, sa compagne de vie, ses enfants et toutes les personnes présentes, fiers du rebelle, du guérillero, de l’homme humble qui s’est entièrement consacré à la construction de la nouvelle Cuba, née en 1959.
À propos de Ramiro, qu’il a toujours considéré comme un frère de lutte, car ils ont défendu ensemble les mêmes idées et les mêmes principes, le général d’armée avait déclaré, au moment où il recevait le titre honorifique de Héros du travail : « Il a eu le mérite et l’honneur, que nous autres n’avons pas eu, d’être le second chef de la colonne que le Che dirigea pour arriver jusqu’à Las Villas. »
Fidèle à cette histoire et à sa dernière volonté, ce jeudi 25 juin, le Commandant de la Révolution rencontrera à nouveau le Guérillero héroïque pour se reposer au mausolée du Front de Las Villas, dans le complexe sculptural Ernesto Che Guevara, dans la ville de Santa Clara.
On ne peut pas accéder à l’immortalité sans attirer l’attention, comme le Commandant Ramiro l’aurait préféré. Aujourd’hui, alors que Cuba lui rend hommage, il nous faut parler de son dévouement et de son engagement, ainsi que de ses exploits, auxquels nous devrons revenir sans cesse pour comprendre toutes les qualités d’un révolutionnaire.
Le commandant Ramiro ne voulait pas être protagoniste, mais il le fut et continuera d’être protagoniste de l’œuvre extraordinaire qu’est la Révolution, qui, comme il l’a assuré, « n’est pas née pour mourir, mais pour se poursuivre dans le temps. »








