ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Photo: Estudios Revolución

(Traduction de la versión sténographique de la Présidence de la République)

Cher général d’armée Raul Castro Ruz, leader de la Révolution cubaine ;

Chère Dalia et chère famille du Commandant en chef Fidel Castro Ruz (Applaudissements) ;

Camarades :

Fidel vit tujours, tout comme les femmes et les hommes de toutes les époques, de tous les horizons et de toutes les ethnies qui ont consacré leur vie à la lutte pour un monde meilleur pour tous.
Nous célébrons aujourd'hui le centenaire d'un guerrier, d'un rebelle, d'un combattant, d'un homme juste originaire de Cuba, d'Afrique, d'Asie, d'Amérique latine et des Caraïbes. Un homme juste pour l'humanité ! (Applaudissements.)
Plus de 1 500 participants venus de 63 pays, dont 500 Cubains, ont fréquenté quotidiennement les différents espaces du Centre des congrès lors du 1er Colloque international commémorant le centenaire de la naissance de Fidel Castro. Pour chaque délégué, des milliers de personnes intéressées à l'étranger n'ont pu assister à l'événement, et de nombreux Cubains n'ont pu s'inscrire en raison de problèmes logistiques.
Les organisateurs ont désormais la responsabilité de diffuser les présentations, riches en contributions et en analyses pertinentes des personnes ayant travaillé directement avec le Commandant en chef ou qui ont consacré des années à étudier l'impact de son leadership sur de nombreux sujets.
Il sera également important de connaître les questions, les préoccupations et les demandes d'information soulevées par les participants nationaux et internationaux, notamment les jeunes.
Le Centre « Fidel Castro Ruz » et le Département idéologique du Comité central du Parti, principaux organisateurs du Colloque, méritent toute notre reconnaissance et nos félicitations malgré les difficultés extrêmes que rencontre le pays. (Applaudissements) Nous remercions également toutes les autres organisations et agences impliquées.
Nous remercions tous les participants et invités pour leurs contributions individuelles et collectives au précieux héritage que l'institution honorant la vie et l'œuvre de notre leader historique préserve avec le plus grand soin.
Au milieu du blocus impérial brutal et immoral qui vise l'extermination de notre peuple, cette célébration fidéliste depuis La Havane restera gravée dans les mémoires comme un nouveau défi relevé grâce à une volonté de fer ; un exploit impossible transformé en une réalité magnifique et tangible par vos efforts et votre solidarité, frères et sœurs, venus prêts à tout, prenant en charge les frais depuis des pays lointains, transportant des valises de dons, et ce sans exiger la moindre condition matérielle. Toute notre gratitude ! (Applaudissements et cris : « Cuba n'est pas seule ! »)
Il est impossible de commémorer seul cet événement d'une telle portée universelle. Fidel n'est pas seulement cubain. Fidel appartient à tous les révolutionnaires du monde qui admirent son œuvre et partagent ses idées. Fidel appartient à l'humanité tout entière ! (Applaudissements.)
Être fidéliste, ce n'est pas professer une foi aveugle. C'est adopter une attitude honorable face à la vie. Être fidéliste, c'est se définir comme un combattant anti-impérialiste permanent contre toutes les injustices du monde.
Et célébrer l'éternité du Commandant en chef, c'est avant tout vaincre une fois de plus ceux qui ont tenté de l'assassiner plus de six cents fois et qui n'ont réussi qu'à glorifier sa figure.
Le Soldat des Idées est de retour d'une manière qui devrait terrifier ses adversaires : des centaines, des milliers, des millions de personnes de tous âges et de toutes confessions, aux quatre coins du monde, perpétuent son héritage, non seulement pour apaiser la nostalgie naturelle de son absence – que nous ressentons aussi et qui fait partie intégrante des émotions fortes que nous partageons –, mais surtout pour s'engager sur de nouvelles voies dans la bataille pour l'avenir, sans capituler, sans trahir, sans se soumettre à la voracité de l'empire décadent qui n'agit qu'en vertu de la loi du pillage et de la cupidité.
Fidel est vivant ! Vive Fidel ! (Exclamations : « Vive Fidel ! ») (Applaudissements.)
Aujourd'hui, nous célébrons une vie consacrée à la lutte pour toutes les causes justes, avec passion et engagement, depuis son plus jeune âge. Nous avons exploré en profondeur l'idéologie d'un infatigable explorateur de l'histoire et de la condition humaine, qui puisait avec une acuité exceptionnelle dans la pensée universelle la plus juste et la plus utile, et qui s'est distingué par une éthique qui, tel un bouclier moral inébranlable contre lequel se brisaient les pires attaques de ses ennemis, l'a inscrit dans l'histoire comme le paradigme du révolutionnaire authentique, au sommet de l'humanité.
Je sais que vous serez d'accord avec moi : nous aurons encore de nombreux anniversaires pour célébrer ses idées ! (Applaudissements.)
À travers les témoignages des médecins et des enseignants, les arguments des scientifiques et des chefs religieux, les éloges des artistes et des intellectuels, les expressions des sportifs et des combattants, les révélations des diplomates et des parlementaires, et les affirmations des jeunes, permettez-moi de vous dire que nous avons senti la présence de Fidel très vivante dans chaque recoin de ce colloque. Nous l'avons vu se multiplier en chacun de vous.
D'une manière particulière, Fidel a connu une renaissance au Forum des jeunes. Comme je le leur ai dit après avoir écouté leurs discours, la plupart d'entre eux ont fait preuve d'une maturité impressionnante, sans doute en partie due à la complexité même des sociétés capitalistes aliénantes dans lesquelles ils ont dû vivre, mais surtout grâce à leurs réponses bien argumentées concernant les causes des problèmes et la manière dont ils assument et expriment leur militantisme, le défendant fièrement, malgré les risques et les menaces auxquels ils doivent faire face pour assister à la célébration du centenaire de Fidel à Cuba en ces temps où les pratiques maccarthystes de la guerre froide refont surface.
Je leur ai dit en toute franchise que sans eux, le colloque n'aurait pas eu beaucoup de sens. Qui mieux que les jeunes pour comprendre l'héritage humaniste et révolutionnaire de Fidel ?
Il le leur avait déjà dit : des luttes encore plus grandes et des actes d'héroïsme encore plus grands seraient exigés des nouvelles générations. L'avenir est plein de défis, l'avenir est plein de luttes qui requièrent conscience, courage et esprit révolutionnaire (Applaudissements).
En leur parlant, je pensais à Fidel, toujours proche des jeunes, à qui il confiait constamment les missions les plus importantes. De par sa propre expérience, il savait que la jeunesse est la période de la vie la plus passionnément révolutionnaire.
Je pensais à Fidel étudiant en Droit, qui s'était également inscrit en sciences sociales, animé par des convictions politiques, et qui reconnaissait être devenu révolutionnaire à l'université.
Je pensais au très jeune Fidel qui avait rejoint l'expédition de Cayo Confites, simple soldat contre la dictature de Trujillo, qui ensanglait la République dominicaine voisine. Je pensais à ce leader étudiant qui rencontra le dirigeant colombien Jorge Eliécer Gaitan et fut témoin du chaos du Bogotazo ; à ce militant du Parti orthodoxe qui conféra au journalisme sa dignité, le transformant en dénonciation publique, et qui choisit finalement la voie de la lutte armée lorsque le coup d'État de Batista ferma toutes les portes constitutionnelles.
C'est pourquoi je n'ai pas hésité à les honorer et à les nommer la Génération du Centenaire de Fidel (Applaudissements).
Et ils ne sont pas seuls. Aujourd'hui, nous rendons également hommage aux camarades qui ont consacré leur vie entière à la défense de Cuba. Les jeunes générations peuvent reconnaître en eux leur expérience et admirer leur dévouement à ce combat. Le mouvement international pour Cuba et les causes justes compte les noms et les visages d'hommes et de femmes infatigables sur tous les continents.
Il est urgent d'articuler et d'unir toutes les forces et de nous armer d'idées progressistes, émancipatrices et socialistes, sans crainte des mots, car c'est précisément ce que veulent les ennemis du peuple pour nous paralyser au moment même où la mobilisation est synonyme de salut.
La résurgence du fascisme dans le monde impose une guerre idéologique au Sud global qui, dans ses dimensions culturelles et médiatiques, s'obstine à renforcer le capitalisme comme destin hégémonique, subordonné à la logique impérialiste, et tente d'effacer la mémoire historique, de nous recoloniser culturellement et de détruire nos identités.
Parallèlement, et avec les mêmes objectifs, une guerre médiatique est menée avec ses campagnes de désinformation, son empoisonnement des valeurs humaines les plus essentielles comme si elles étaient obsolètes, afin de justifier des guerres et des agressions aussi incompatibles avec le Droit international que le génocide à Gaza, l'agression contre l'Iran ou le blocus énergétique de Cuba (Applaudissements).
Camarades :
Il y a exactement dix ans et un jour, le 12 août 2016, Fidel publiait l'une de ses célèbres « Réflexions », à la veille de ce qui aurait été son dernier anniversaire parmi nous.
Dans ce texte, qui acquiert aujourd'hui une actualité renouvelée – et j'invite les plus curieux d'entre vous à le lire –, transparaît avec force et sensibilité la mémoire de cet homme qui, à l'aube de ses 90 ans, évoque son enfance, son père, immigré espagnol, et son Biran natal, la ferme familiale où il apprit à aimer la nature et à s'imprégner des premiers élans de l'éthique cubaine, puisant dans l'histoire de la nation, déjà riche d'authentiques épopées héroïques.
On y retrouve aussi le Fidel à la curiosité insatiable, très attentif aux progrès scientifiques et constamment préoccupé par le destin de l'humanité. Mais aussi, et toujours, un veilleur infatigable, un critique juste et sévère de notre puissant voisin, qu'il n'a jamais cessé de défier publiquement, même à contre-courant, dénonçant ses laquais et ses traîtres.
Alors que le régime fasciste des États-Unis intensifie son génocide contre notre peuple, entravant son bien-être et sa qualité de vie par tous les moyens possibles, Fidel demeure la clé qui nous prouve qu'il existe bel et bien une issue, quelles que soient les difficultés et l'oppression.
De Fidel, nous avons appris que nous devons toujours défendre trois principes inaliénables : l'indépendance du pays, la Révolution et les valeurs et les acquis que représente le socialisme (Applaudissements).
Forts de ce principe, nous nous engageons dans un processus ambitieux de transformations économiques et sociales, en donnant la priorité au bien-être du peuple et à la justice sociale qu'il a si ardemment défendue.
Camarades,
Comme je l'ai signalé à l'ouverture du colloque : la présence de tant de personnes ici à Cuba, pays assiégé, soumis à un blocus, harcelé et accablé de toutes sortes d’accusations fantaisistes par l'empire qui cherche à empêcher son exemple d'inspirer les rebelles du monde entier, est le plus beau monument que nous puissions ériger à la mémoire de Fidel Castro Ruz en ce premier centenaire de sa naissance (Applaudissements).
Personnalités solidaires du monde entier : vous êtes la force complémentaire de l'héroïque résistance du peuple cubain, forgée par ce que le général d'armée Raul Castro Ruz a défini comme l'enseignement intemporel de Fidel : « …que l'homme est capable de surmonter les conditions les plus difficiles si sa volonté de vaincre ne faiblit pas, s'il évalue correctement chaque situation et s'il ne renonce pas à ses principes justes et nobles » (Applaudissements).
Merci d'être présents et de vous joindre à nous pour cette célébration inoubliable !
Fidel vit à travers chaque professionnel de santé cubain qui sauve une vie, le plus souvent sans même disposer des médicaments essentiels ; dans les éducateurs qui n’abandonnent pas les salles de classe, ni dans la ville ni dans les montagnes ; dans les millions de travailleurs qui, malgré les douloureuses pnenuries de ressources essentielles que nous impose le blocus, se rendent chaque jour sur leur lieu de travail ; dans chaque combattant prêt à donner sa vie pour la patrie et le socialisme (Applaudissements).
Lorsque les historiens du futur se pencheront sur le passé, à la recherche de Fidel Castro Ruz, le Commandant en chef, ils ne verront plus seulement un homme. Ils verront son peuple et des millions d'autres qui, inspirés par sa vie exemplaire, ont marqué l'histoire en affrontant, sans jamais se rendre, l'empire le plus puissant et le plus criminel, et en remportant la victoire ! (Applaudissements.)
Vive Fidel à jamais ! (Exclamations : « Vive ! »)
Vive Cuba libre, souveraine et indépendante ! (Exclamations : « Vive ! »)
Vive le socialisme ! (Exclamations : « Vive ! »)
Vive Fidel ! (Exclamations : « Vive ! »)
La patrie ou la mort !
Nous vaincrons ! (Exclamations : « Nous vaincrons ! » et « Je suis Fidel ! »)
(Ovation.)

La cérémonie de clôture du 1er Colloque international « Fidel : héritage et avenir » s'est déroulée au Théâtre Karl Marx de La Havane, avec un gala politique et culturel commémorant le centenaire de la naissance du Commandant en chef. Photo: Dunia Alvarez