
C'est ce qu'a expliqué Naima Trujillo Barreto, ministre de l'Éducation, lors d’un point de presse ce jeudi, au cours duquel elle a détaillé les principales conditions de cette nouvelle année scolaire.
Le système éducatif accueillera environ 1 400 000 enfants et adolescents à tous les niveaux. Il devra également assurer le suivi des élèves ayant abandonné leurs études l'année précédente et ayant bénéficié de dispositifs d'aide alternatifs.
Au cours de la période précédente, entre 17 000 et 23 000 élèves ont dû rester éloignés de leur établissement scolaire. Pour cette année scolaire, un plan d'intervention a été mis en place pour environ 17 000 élèves, tandis qu'entre 400 et 500 enfants bénéficieront d'un accompagnement exceptionnel.
La ministre a précisé que l'objectif est d'atteindre, pour cette nouvelle année scolaire, un taux de présence en classe supérieur à celui de l'année précédente, même si la situation ne sera pas aussi stable qu'avant les difficultés qui se sont aggravées en février dernier.
DAVANTAGE DE PRÉSENTIEL, MAIS DANS UNE ÉCOLE DIFFÉRENTE
L’apprentissage en présentiel est une priorité pour les élèves de l’enseignement général, a expliqué Trujillo Barreto. Ces élèves n’ont pas encore la même autonomie que ceux du supérieur ; le contact direct avec leurs enseignants et leurs camarades est donc essentiel.
La ministre de l’Éducation a toutefois ajouté que la situation actuelle exige une organisation différente. Des pauses, des séances de soutien intensives et des fermetures ponctuelles seront prévues au cours de chacune des trois périodes de l’année scolaire.

L'organisation variera également. Certains établissements pourront maintenir des doubles sessions quotidiennes, tandis que d'autres ne le feront que certains jours de la semaine. Dans d'autres cas, il sera nécessaire de modifier les horaires d'arrivée ou la fréquence de présence des étudiants dans les centres.
La ministre a précisé que la définition de ces options tiendra compte du transport, de l'hébergement, de la restauration, de la disponibilité des enseignants et des caractéristiques de chaque communauté.
Elle a ajouté qu'entre le 1er et le 7 septembre, le calendrier scolaire prévoit des journées de réflexion sur le projet éducatif, avec la participation des familles et des organisations d’elèves. L'objectif est que chaque établissement élabore et présente une proposition adaptée à sa situation particulière, a-t-elle indiqué.
Plus loin, la ministre a rappelé qu’« aucune institution n’a à ressembler à une autre, car les communautés ne sont pas toutes identiques. Ce qui sera commun, ce sont les aspirations éducatives de chaque niveau », tandis que les voies pour y parvenir peuvent varier.
À PROPOS DE LA RÉORGANISATION DU RÉSEAU SCOLAIRE
Le transport sera un facteur déterminant du fonctionnement de chaque établissement scolaire, étant donné que de nombreux élèves et enseignants doivent parcourir de longues distances pour s'y rendre. Par conséquent, les décisions relatives au réseau scolaire ne seront pas appliquées de manière uniforme, a déclaré la ministre de l'Éducation.
La réorganisation du réseau se poursuivra, mais les décisions susceptibles d'engendrer des difficultés majeures en matière de transport ou de restauration seront reportées. L'objectif est d'optimiser l'utilisation des ressources existantes sans créer de nouveaux obstacles à l'accès à l'éducation.
Le transport sera un facteur déterminant du fonctionnement de chaque établissement, compte tenu des longs trajets que doivent effectuer élèves et enseignants pour se rendre à leur école. Le système de bourses scolaires sera également revu. Les élèves résidant loin des établissements secondaires et pré-universitaires pourront y séjourner pendant certaines périodes, même si leurs retours à domicile seront moins fréquents.
Certains enseignants ont également prévu de rester avec leurs élèves pendant plusieurs jours, voire une semaine ou quinze jours, selon les conditions locales.
L'alimentation est une autre préoccupation majeure. Les approvisionnements de base sont garantis dans les internats et les semi-internats qui rouvriront leurs portes, mais la couverture varie selon les régions. Certains établissements disposent de réserves pour quinze jours, d'autres pour vingt, et d'autres encore sont en cours de livraison.
Pour garantir ces réponses, une relation plus stable a été recherchée avec les entreprises publiques et privées. Comme l'a expliqué la ministre, celles qui soutenaient auparavant certains processus au cas par cas prennent désormais des engagements formalisés par des accords contractuels.
Les conditions alimentaires détermineront également l'emploi du temps de chaque école. Dans certaines localités, la double session pourra être maintenue ; dans d'autres, il faudra la réduire ou la modifier. La distribution des collations scolaires ne sera pas nécessairement identique dans toutes les provinces.








