ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Le ministre des Relations extérieures a affirmé que la politique actuellement menée par le gouvernement des États-Unis à l’égard de l’Île constitue un acte de génocide au regard des conventions internationales. Photo: Juvenal Balán

7 septembre 2026, 22 h 09 min 22 s
• « Les longs mois vécus en ne disposant que de deux ou trois heures d’électricité par jour, voire moins, les aliments qui se détériorent, la chaleur qui empêche de dormir, les parents éventant leurs bébés, les enfants faisant leurs devoirs dans la pénombre, les jeunes sans connexion ni loisirs, les personnes âgées sans télévision ou, parfois même, sans radio : toute la vie familiale profondément meurtrie. »

Telles ont été les paroles de Bruno Rodriguez Parrilla, membre du Bureau politique et ministre des Relations extérieures, pour décrire le blocus auquel l’Île est soumise depuis plus de six décennies et qui s’est encore durci au cours des derniers mois.

Il s’agit d’un châtiment collectif, car « le blocus ne punit pas un gouvernement, il frappe la vie quotidienne d’un peuple dans tous les domaines », a déclaré le ministre, le 7 décembre, devant la presse nationale et étrangère, lors de la présentation du rapport sur les dommages causés par le blocus économique, commercial et financier du gouvernement des États-Unis contre Cuba entre mars 2025 et février 2026.
 
À propos de la situation complexe que traverse le pays, il a précisé : « Si l’on pouvait importer du fioul et du diesel pour les groupes électrogènes de la production distribuée, on pourrait réduire les coupures de courant au minimum, mais le blocus des combustibles l’interdit. »

À cet égard, il a rappelé que le décret émis par le président des États-Unis, le 29 janvier, a instauré le blocus des combustibles, qui empêche l’entrée de ces approvisionnements, intimide et harcèle les compagnies propriétaires des pétroliers, menace les compagnies maritimes et leur interdit de transporter, y compris les pièces détachées et les composants destinés aux centrales thermiques ou aux systèmes photovoltaïques.

Cela a conduit le pays à faire évoluer rapidement sa structure énergétique au profit de l’énergie solaire. « Désormais, les compagnies maritimes sont également menacées dans le but qu’elles n’acheminent pas de panneaux solaires ni de batteries pour les nouveaux parcs photovoltaïques que nous avons appris à installer en seulement 45 jours », a-t-il souligné.

Il a insisté sur le fait que l’encerclement se fait également sentir dans l’approvisionnement en eau, dont les sources fonctionnent grâce à des ensembles de moteurs électriques, de même que les stations de pompage, les stations de reprise du pompage et les propulseurs installés sur les canalisations. « Néanmoins, nous travaillons à mobiliser des groupes électrogènes capables de fonctionner et à garantir une alimentation énergétique photovoltaïque pour l’approvisionnement en eau. »

PLUS QUE DES CHIFFRES

À propos des impacts sur le système de santé, il a souligné que le blocus punit les nouveau-nés, qui, pour survivre, dépendent du fonctionnement stable d’un équipement médical tel qu’une couveuse. Et lors d’une coupure de courant, lorsque le groupe électrogène de l’hôpital cesse de fonctionner, les médecins doivent les sauver en appliquant des techniques manuelles, par exemple pour assurer la ventilation assistée.

Il a également évoqué les situations dans lesquelles, en raison de problèmes d’électricité, « il a fallu terminer certaines opérations chirurgicales à la lumière de lampes rechargeables ou, dans certains cas, à la lumière des téléphones portables du personnel médical ». Toutefois, « nous avons accompli un effort considérable » afin de protéger les systèmes photovoltaïques des hôpitaux.

« Le blocus punit ceux qui ont un malade à leur domicile et rencontrent des difficultés pour le transporter à l’hôpital, ainsi que ceux qui doivent subir une hémodialyse et souffrent des limitations du service d’ambulances dues au manque de carburant.

« Ce sont les parents qui souffrent lorsqu’ils recherchent avec angoisse un médicament indispensable qui peut se trouver dans l’un des plus de 7 000 conteneurs que les menaces du gouvernement des États-Unis contre les compagnies maritimes empêchent d’arriver sur l’Île, ou qui est produit à Cuba mais dont les matières premières ou les intrants nécessaires se trouvent dans d’autres conteneurs. »

Au sujet de l’augmentation de la mortalité infantile entre 2018 et 2025, il a déclaré : « Ce sont des enfants, ce ne sont pas des chiffres. Ce sont des morts qui n’auraient pas dû se produire », mais qui se sont produites parce que l’on a privé « Cuba et son système, solide et efficace, de santé publique de ressources légitimes ».

« La cruauté du châtiment collectif se manifeste dans les milliers de Cubaines et de Cubains qui luttent chaque jour sans transports publics pour se rendre au travail, parce que le parc automobile est pratiquement paralysé faute de carburant », a insisté Rodriguez Parrilla.

Dans ce contexte, il a donné un exemple : « Les enfants, les adolescents et les enseignants parcourent de longues distances à pied pour se rendre à l’école. Mais nous avons acquis et assemblé des véhicules électriques. Malgré tant de dommages, Cuba a réussi l’exploit d’avoir commencé la nouvelle année scolaire. »

En outre, « même dans les conditions extrêmes auxquelles notre économie est confrontée, le financement annuel indispensable est assuré pour l’éducation spécialisée des enfants et des jeunes présentant des handicaps auditifs ou psychomoteurs et intellectuels. Pour une famille, ce financement représente des possibilités. Leur avenir est bien plus qu’un chiffre dans un bilan. »

À propos de la baisse des revenus réels et du renchérissement du coût de la vie des familles cubaines sous l’effet du durcissement extrême du blocus, il a évoqué le décret du 1er mai, qui « provoque d’immenses souffrances et angoisses ».

« Il ne s’agit pas de dommages collatéraux (…) ce sont les victimes d’un dessein agressif, d’un plan froidement calculé », a-t-il souligné. Et il a ajouté qu’il s’agissait du « même sentiment impitoyable et du même esprit destructeur qui sont à l’œuvre derrière le génocide commis à Gaza. À Cuba, c’est silencieux, sans bombes, mais cela tue aussi. »

CUBA NE SE LAISSERA PAS VAINCRE
Le chef de la diplomatie cubaine a indiqué que les 27 et 28 octobre prochains, l’Assemblée générale des Nations unies examinera une nouvelle fois le point inscrit à son ordre du jour intitulé : Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d’Amérique à Cuba.

« Malgré la pression et l’intimidation exercées par le gouvernement des États-Unis, son Département d’État, ses ambassades et ses missions diplomatiques sur les États membres, notre peuple a confiance dans le soutien écrasant de la communauté internationale à la revendication de mettre fin au blocus. »

À propos de ce rapport, il a expliqué qu’il « rassemble des exemples éloquents, des témoignages déchirants et des données irréfutables sur les effets du blocus sur notre économie, les droits humains et la vie quotidienne des personnes. Derrière chaque chiffre se trouve un visage humain. Derrière chaque mesure de blocus se trouve une tragédie, un préjudice ou un drame familial ».

« Face à ce défi cruel, Cuba travaille sans relâche. Elle ne se laissera jamais vaincre », a-t-il affirmé.

De même, il a affirmé que la politique actuellement menée par le gouvernement des États-Unis à l’égard de l’Île constitue un acte de génocide au regard des conventions internationales et cherche à provoquer une catastrophe comparable à celle de l’holocauste subi par le peuple cubain au cours de la dernière décennie du 19e siècle, sous la politique de « reconcentration » du capitaine général Valeriano Weyler.

Weyler et Lester Mallory – auteur de la politique hostile des États-Unis envers Cuba – « se réincarnent chez certains hommes politiques étasuniens et certains responsables du Département d’État », a-t-il déclaré, lesquels « pensent que la solution pour Cuba réside dans la tutelle des États-Unis », tandis que d’autres « prétendent livrer Cuba aux pires forces de Miami qui ont toujours vécu de l’industrie anticubaine ».

Entre-temps, à ceux qui prétendent fermer toutes les voies de sortie économique du pays, il a déclaré : « Il n’y aura pas de crise humanitaire à Cuba. »

Par ailleurs, a-t-il déclaré, la politique du gouvernement des États-Unis envers la nation caribéenne « n’est pas une attaque contre un gouvernement avec lequel le voisin du Nord a des divergences politiques. Ce n’est en aucune manière un acte de légitime défense de la principale puissance militaire, nucléaire, technologique et économique de la planète Terre. Elle ne protège aucun intérêt national, ni ceux des citoyens ni ceux des entrepreneurs étasuniens, elle ne représente ni ne répond à la volonté, aux sentiments ou aux intérêts des contribuables et des électeurs de ce pays. Elle ne répond pas non plus, en aucune façon, aux sentiments et aux intérêts de l’immense majorité des Cubains vivant à l’étranger, qui souhaitent le meilleur pour leurs familles, pour leur nation, pour leur Patrie. »

« Cuba n’est pas une menace », a-t-il réaffirmé. « Le blocus, si. » Et il a lancé cet appel : « laissez-nous vivre en paix ! ».

LE MENSONGE PERMANENT

Faisant référence aux soi-disant 100 millions de dollars d’aide humanitaire annoncés par le gouvernement des États-Unis, il a affirmé : « Ils mentent constamment. » À cet égard, il a indiqué que « l’envoi d’un module de denrées alimentaires et de produits d’hygiène destinés à 700 familles cubaines a été effectué ».

Il a de nouveau demandé au gouvernement des États-Unis, « en particulier au Département d’État », d’indiquer « quand cette aide humanitaire commencera à se mettre en place, si elle comprendra des médicaments et des aliments, qui constituent une véritable priorité pour notre peuple, et pourquoi son exécution prend-t-elle de longs mois ».

Le ministre des Relations extérieures a réaffirmé que Cuba « accepte toujours toute aide humanitaire offerte depuis n’importe quel coin de la planète » lorsqu’elle est fournie conformément aux pratiques internationales et aux normes de coopération reconnues par les Nations unies.

À propos des conversations entre Cuba et les États-Unis, il a confirmé qu’il y en avait eu avec le Département d’État, de même que des communications se poursuivaient à ce sujet. Toutefois, « ces conversations ne montrent aucune avancée ni aucun progrès en raison de l’absence de volonté du gouvernement des États-Unis ».

Il a par ailleurs réaffirmé que l’Île « sera disposée à poursuivre ces conversations sur la base du droit international, sans conditions préalables, dans une égalité souveraine, sur un strict pied d’égalité, sur la base du respect mutuel, du bénéfice réciproque pour nos peuples, sans ingérence dans nos affaires intérieures ». (…) Il n’y a jamais eu, et il n’y a pas, de négociations, et il n’existe ni accords, ni feuilles de route ».

LES TRANSFORMATIONS ÉCONOMIQUES ET SOCIALES, UNE PRÉROGATIVE SOUVERAINE DE CUBA

Interrogé sur l’existence éventuelle de déclarations officielles du gouvernement des États-Unis concernant les transformations économiques et sociales récemment approuvées par l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire, le ministre des Relations extérieures a assuré : « Il n’y a pas eu de telles déclarations et, à vrai dire, il n’est nullement nécessaire qu’il y en ait, car elles concernent l’exercice des prérogatives souveraines de la République de Cuba, lesquelles résident de manière inaliénable et exclusivement dans le peuple cubain. »

Cependant, la Grande Île des Antilles reçoit « des signaux et des questions émanant de larges secteurs de la société étasunienne, de particuliers, de Cubains résidant dans ce pays, d’entrepreneurs et de compagnies, d’hommes d’affaires, de personnes de bonne volonté », ainsi que de personnalités du Congrès des États-Unis et de responsables politiques de différents États, qui manifestent leur intérêt pour les possibilités ouvertes par ces transformations afin d’élargir les relations commerciales, la coopération et les investissements.

« Ils soulignent surtout le contraste entre l’ampleur de ces transformations et le resserrement de l’encerclement énergétique et la traque des compagnies maritimes qui transportent des approvisionnements à Cuba. »

À cet égard, ils manifestent un intérêt particulier pour connaître le contenu des plus de 7 000 conteneurs qui restent bloqués par les mesures de pression, et dont la plus grande partie des cargaisons a été commandée par de petites et moyennes entreprises privées cubaines.

Il a expliqué que « l’essentiel de ces cargaisons consiste en des aliments, des médicaments et des dispositifs médicaux ». Il s’agit de « cargaisons commandées et payées au préalable selon les règles universellement reconnues du commerce international », a-t-il précisé.

Il a également déclaré que la politique d’étranglement énergétique était « inappropriée dans une situation de paix », et l’a qualifiée « d’acte de guerre, qui porte atteinte à la liberté du commerce et à la liberté de navigation ».

LES CHIFFRES PRÉSENTÉS N’INCLUENT PAS LES DOMMAGES DU RÉCENT DURCISSEMENT DU BLOCUS

Concernant les chiffres présentés dans le rapport sur les pertes causées par le blocus, il a précisé qu’il s’agissait « d’un calcul rigoureux fondé sur une méthodologie reposant sur des normes internationales », lequel « a déjà été vérifié, il y a plusieurs années, par une commission du Congrès des États-Unis, laquelle l’a jugé conforme aux pratiques comptables internationales et rigoureux sur le plan méthodologique ».

Il a également insisté sur le fait que ce chiffre « n’inclut ni les dommages causés par l’encerclement énergétique ni les dommages résultant des sanctions secondaires », dont les effets, dans le cas du décret du 29 janvier, « se sont fait sentir dès la semaine suivante ».

« Dès que nous le pourrons, nous nous efforcerons de clôturer les statistiques de cette année », a-t-il dit. À cette fin, la méthodologie établie par les organismes cubains chargés des statistiques économiques sera maintenue, ainsi que la méthodologie découlant de la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies qui demande au Secrétaire général de rendre compte de sa mise en œuvre.

« Les dommages enregistrés au cours de ces derniers mois multiplient ceux qui se sont produits durant la période précédente », a-t-il déclaré.

CUBA DÉFENDRA SON INDÉPENDANCE

À propos de l’éventualité d’une action militaire directe, Rodriguez Parrilla a averti que Cuba prend les menaces au sérieux, car elles « ne reposent pas seulement sur de la rhétorique », mais également sur « les témoignages de nombreuses sources sérieuses, d’analystes et d’organismes non gouvernementaux étasuniens qui présentent des éléments démontrant que le gouvernement des États-Unis procède à de véritables préparatifs militaires ».

Il a déclaré : « Lorsque l’on entend dire, par le Président au Secrétaire d’État, et tout récemment encore au Secrétaire à la Guerre, qu’une agression militaire directe contre Cuba figure parmi les options qui sont sur la table du Président des États-Unis, il est évident qu’il faut prendre ces menaces au sérieux. » 

« Notre peuple, notre État les prennent très au sérieux et se préparent à défendre avec détermination, jusqu’au bout, notre indépendance, notre souveraineté et notre intégrité territoriale. »

Si une éventuelle agression devait se concrétiser, ce qui, estime-t-il, « ne répond pas au moindre intérêt national, ni à celui des citoyens ni à celui du peuple étasunien », elle « provoquerait un véritable bain de sang », avec des pertes en vies humaines cubaines mais également parmi les « jeunes Étasuniens qui seraient envoyés dans une guerre qu’ils ne souhaitent pas, qui n’est pas la leur ».

Face à un tel scénario, « nous défendrons avec la même détermination que par le passé notre indépendance, notre souveraineté et notre intégrité territoriale », a-t-il affirmé.

QUELQUES CHIFFRES DES DOMMAGES CAUSÉS PAR LE BLOCUS
(MARS 2025 – FÉVRIER 2026)
Généraux :
Préjudices causés à Cuba entre mars 2025 et février 2026 : 8 083,3 millions de dollars, soit 7 % de plus que durant la période précédente.
Dommages cumulés causés par le blocus, aux prix courants : 178 700,5 millions de dollars.
Dommages cumulés en tenant compte de l’augmentation du prix de l’or par rapport au dollar : 3 890 milliards de dollars.
Hausse qu’aurait enregistrée le PIB cubain en 2025, aux prix courants, en l’absence du blocus : 10,8 %.
Encerclement énergétique
Dommage économique enregistré : 802 352 780 dollars.
Déficit de combustibles disponibles par rapport aux prévisions, à la fin de mai 2026 : 2,67 millions de tonnes.
Puissance disponible qui n’a pas pu produire d’électricité faute de carburant : 1 400 MW.
Électricité qui n’a pas été produite par les moteurs diesel : 338,3 GWh.
Électricité qui n’a pas été produite avec les moteurs au fioul : 644,5 GWh.
Production thermique en 2025 : 7 789 GWh, soit 1 046,6 GWh de moins qu’en 2024.
Unités de production thermique hors du cycle de maintenance capitale : 11 sur 15.
Santé
Dommages économiques : 367 303 500 dollars US.
Équipements médicaux affectés par la précarité : plus de 95 %.
Patients en attente d’une intervention chirurgicale : 100 000, dont 12 000 enfants.
Patients dépendant de traitements d’hémodialyse dont la prise en charge est devenue plus difficile : 2 888.
Personnes qui meurent quotidiennement du cancer : plus de 70.
Taux de survie au cancer chez les enfants et les jeunes : 65 %, contre 85 % auparavant.
Éducation
Préjudices signalés par le ministère de l’Éducation : 73 799 500 dollars.
Dommages signalés par le ministère de l’Enseignement supérieur : 24 207 000 dollars.
Proportion d’élèves qui doivent se déplacer pour accéder à leur établissement scolaire : près de 30 %.
Depuis cinq années scolaires, seuls 2 des 16 audiomètres existant dans les provinces sont en fonctionnement, ce qui affecte la stimulation auditive de 297 élèves pris en charge dans les écoles spécialisées et de 803 élèves pris en charge dans les structures ordinaires.
Handicap visuel : on constate une dégradation des machines Braille (Perkins). Parmi celles-ci, 21 sont considérées comme irréparables dans le pays. Au total, 63 de ces machines sont nécessaires. Ce déficit affecte 126 élèves aveugles.
Enfants sourds et malentendants : le blocus empêche l’acquisition de prothèses auditives rétro-auriculaires et d’implants cochléaires, indispensables à ces élèves. Sur 65 élèves, 22 ont reçu des implants, mais les restrictions récentes ont considérablement réduit les possibilités de nouvelles interventions chirurgicales.
Alimentation et agriculture
Préjudices signalés par les groupes d’entreprises du secteur agricole : 848 088 919 dollars US.
Durée moyenne quotidienne d’irrigation pendant la campagne agricole de saison froide : 2 heures, contre les 16 heures nécessaires.
Denrées alimentaires acheminées et stockées par les agences des Nations unies pour les communautés vulnérables : 20 000 tonnes, dont la distribution a été ralentie par le déficit de carburant.
Sanctions secondaires et loi Helms-Burton
Cargaisons humanitaires de denrées alimentaires affectées par les interruptions des services maritimes vers Cuba : plus de 2 900 tonnes métriques.
Cargaisons critiques affectées : 7, pour une valeur de 630 000 dollars.
Actions en justice introduites en vertu du Titre III de la loi Helms-Burton jusqu’en mars 2026 : 46, dont 24 sont toujours en cours.
Entités bancaires internationales ayant suspendu ou refusé des opérations avec Cuba : 34.
Amende infligée par l’OFAC à Key Holding, LLC : 608 825 dollars.
Amende infligée par l’OFAC à Interactive Brokers, LLC : 11 832 136 dollars.
Autres secteurs
Sport : 36 271 620 dollars.
Culture : 435 523 400 dollars.
Pertes de BioCubaFarma liées au blocus : 134 378 690 dollars.
Tourisme : 2 093 914 700 dollars.
Télécommunications : 135 427 300 dollars.
Transports : 202 010 740 dollars.